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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 11:49

LE TIGRE DE JAVA,  OFFICIELLEMENT DISPARU DEPUIS 1994, VIT TOUJOURS DANS LES MONTAGNES DE L'ÎLE

Près de 4 fois plus petite et presque 3 fois plus peuplée que Sumatra, Java est une préfiguration de l'Inde, où il ne restera probablement plus, d'ici 2020, que quelques dizaines de tigres sauvages dans les ravines du centre du pays.

 

Source : Jakarta Post, 2 Juin 2012.

The Javanese tiger (Panthera tigris sondaica) may have been declared to extinct by the World Wildlife Fund (WWF) in 1994, but recently clues discovered by a researcher are believed to be evidence of the tiger’s existence, especially in the forests of Central Java’s Muria mountain range.

Covering an area of nearly 70,000 hectares, the mountain range encompasses the three neighboring regencies of Jepara, Kudus and Pati.


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“I believe the animals are still alive in the mountain range,” Javanese tiger researcher Didik Raharyono, 42, told The Jakarta Post, recently.

A biologist at Gadjah Mada University in Yogyakarta, Didik said that his belief was based on his 14 years of research and efforts to look for evidence of the Javanese tiger in the area.

The latest evidence, he said, was a 5x6 centimeter piece of skin he believed to have come from a Javanese tiger.

He said he had obtained the piece from Muali, a staffer at the Pati Natural Resources Conservation Agency (BKSDA).

Muali, who is also the head of the Clereng Natural Preserve Resort, said he got the skin from a trader of antique goods at a traditional market in Kudus. The trader bought the skin from a hunter who was said to have killed the animal in the Muria mountain range’s Rahtawu subdistrict in 2008.

Yet, he said, further examination was needed to make sure the skin was really that of a Javanese tiger and not of a Sumatran tiger, which had had similar stripes.

“That is why I handed over the skin to Didik for further testing,” said Muali, adding that locals had often reported that they sighted Javanese tigers in the mountain range area.

Didik, who was 90 percent sure that the sample had come from a Javanese tiger, said that in 2000, a Javanese tiger was found dead in Colo, Kudus, after eating a goat carcass that had been poisoned by an employee of the local tourism agency.

Didik also said he found traces of the carnivore in the mountain range in 1998.

Didik said that based on testimony by locals, there might be a change in the physical appearance of the Javanese tiger found in Muria mountain range.

Scientific notes describe Javanese tigers as bigger than Sumatran tigers (Panthera tigris sumatrae), but locals who claimed to have spotted the animal in the Muria area said that it was small but had big feet.

“This could be the result of long-distance walks, because of the hilly habitat,” Didik said.

He said the Javanese tigers had originally lived in lowland habitats, but that the conversion of these areas had pushed the tigers into mountainous areas.

Based on his research, Didik said that the Muria mountain range was not the only site where traces of Javanese tigers were found. He said he previously found evidence that the animals also live in the Meru Betiri and Gunung Raung National Parks in East Java.

Different evidence was also reported by activists at the Muria Research Center, an environmental NGO.

“We found the feces of a Javanese tiger while hiking in the Muria range from July to August 2011, when we were heading to the Termulus Peak to be precise,” activist Imam Khanafi said.

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commentaires

erb 03/01/2013 13:46

Merci pour votre réponse et plus encore pour l'ensemble de votre travail.
Mais j'ai quelque peine à approuver votre point de vu.
On a assisté ces dernières années à la disparition de dizaines de populations isolées de rhinocéros , de centaines de populations isolées de grands félins , pour ne rien dire d'animaux moins
emblématiques.
Il est vrai que ces disparitions étaient très souvent trop rapides pour devoir à l'appauvrissement génétique.
Si l'on met en face de ces disparitions le nombre de cas où une micro population est repartie ( ex célèbre du tigre de sibérie , probablement le guépard et de rares autres ), on doit arriver à un
facteur 100, 1000 ou plus.
En fait je ne trouve pas de référence qui tienne pour négligeable en ce qui concerne l'avenir reproductif d'une population les 2 facteurs qui sont le faible effectif de ce groupe et la
consanguinité.
Pour la pratique sur les mouches :
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=inbreeding%2C%20inbreeding%20depression%20and%20extinction&source=web&cd=2&cad=rja&ved=0CEAQFjAB&url=http%3A%2F%2From.exeter.ac.uk%2Fdocuments%2FBios%2Ftt212%2FConsGen08.pdf&ei=HnvlUKrzOsrBhAeZjoCIBg&usg=AFQjCNFaQinuRV-vZmYL_gfADfidMOEl1w&bvm=bv.1355534169,d.d2k

En quelques générations les effets de la consanguinité sont évidents , pour des populations pourtant bien plus grandes que celles des isolats qui nous intéressent.

Pour la théorie sur les félidés : voir référence 6 page 419 et suivante de :http://lionalert.org/page/view/page/inbreeding-depression-in-lions
On peut changer les coeficients comme on veut , la différence entre un très petit groupe de reproducteurs et un petit ( disons entre 5 et 20 ) est plus grande qu'entre un petit et un moyen ( 20 et
80 );
Et il faut bien se contenter de ce genre de spéculation , puisque faire ce genre d'étude sur des populations quasiment fantomes est une vue de l'esprit.

En conclusion je n'arrive pas à partager votre optimisme mais j'espère vraiment me tromper , au moins pour ce cas précis.

En vous remerciant encore,

Cordialement,

Alain Sennepin 04/01/2013 10:27



Les causes des disparitions sont souvent multifactorielles, la nature du pool génétique intervenant de façon très variable. De très petites populations de félins (chats sauvages d'Asie du Sud
Est) ne voient pas leur survie mise en cause par leur isolat. Je suis très méfiant vis à vis des modes scientifiques, qui procèdent évidemment de la pensée magique nominaliste de tentatives
d'appropriations (qui ne sont que de simples projections) de phénomènes inappropriables. Les ouvrages, y compris les plus récents, se résument à un catalogue de conventions commodes, qui
illustrent notre ignorance abyssale du sauvage Les études prospectives sur les félins ont à peu près toutes été mises en défaut, et pour cause. Aucun diagnostic réaliste  n'a été fait à ce
jour sur ces animaux. Concernant les tigres (mais pas seulement eux) on en est véritablement très très loin. Ces animaux vont beaucoup nous surprendre au cours des décennies et des siècles à
venir. Pour au moins deux raisons : ce sont des créatures merveilleusement complexes (mais pas plus qu'une infinité d'autres), et surtout, nous sommes toujours très facilement surpris, trop
confiant dans notre regard défectueux.



erb 02/01/2013 20:04

Ce serait fantastique.
Si celà se confirme , il faut espérer que les autorités compétentes javanaises sauront prendre les mesures et profiter de cette chance extraordinaire.
Mais même dans le meilleur des cas la variabilité génétique est déjà trop réduite pour être optimiste.

Alain Sennepin 03/01/2013 06:37



La variabilité génétique, inconnue au reste dans le cas présent, est un paramètre parmi d'autres, important mais pas décisif, dont le rôle est souvent mis en avant à l'excès dans les publications
occidentales, et qui exprime plus un état d'esprit culturel qu'un réalisme scientifique au vu des capacités effectives de survie de populations isolées pendant des siècles.



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  • : Les tigres et autres grands félins sauvages ont vécu en Europe pendant la période historique.Leur retour prochain est une nécessité politique et civilisationnelle.
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