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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 06:39

Pour la première fois, l'Inde et le Népal vont effectuer, à partir de la deuxième semaine de novembre prochain, un recensement conjoint et coordonné de la population de tigres himalayens vivant de part et d'autre de la frontière. 

Les zones concernées seront plus particulièrement des secteurs tels que les ensembles de continuité territoriale indo - népalais constitués par :

1. Le Chitwan National Park la Parsa Wildlife Reserve (Népal), et la Balmiki tiger reserve, dans l'Etat indien du Bihar.

2. Le Bardiya National Park népalais et le Katarniaghat wildlife sanctuary indien.

3. Le Shuklaphant National Park népalais et la Dudhwa tiger reserve indienne.

En 2010, la population de tigres népalais était estimée officiellement à 125 individus. Mais le recensement de 2013 mit en lumière l'existence d'une population plus nombreuse (200 animaux, en ne prenant en compte que les individus adultes).  The Times of India, PTI, hier.

http://timesofindia.indiatimes.com/home/environment/flora-fauna/nepal-india-to-conduct-first-joint-tiger-count/articleshow/60913736.cms

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:36

On n’invente pas plus un mythe que l’on n’invente le processus de germination d’une graine, mais on peut y découvrir des significations et des explications jusque-là insoupçonnées. Jean Herbert

Dans la mythologie irlandaise, Ogme est le Dieu lieur. Il attache autrui par la puissance de son Verbe. Il possède une massue dont une extrêmité tue, et l'autre ressuscite.  

 

En Avril 1560, Thérèsa de Ahuamada (puis "d'Avila") est littéralement transpercée par "le dard de feu" d'un ange. C'est la TRANSVERBERATION. Selon la principale intéressée, "dans les profondeurs de mon être, j'ai senti un coup soudain. De ce trait je fus blessée, et bien que la douleur soit mortelle, et la douleur sans égale, c'est une mort qui donne la vie... Telle était la grâce dont le Seigneur me comblait." Un grâce qui se répéta de nombreuses fois (J.J. Antier. Thérèse d'Avila, de la crainte à l'amour, Perrin 2003).

Invité par le jeune cachalot Eliot à partager à danser avec lui, François Sarano ressent "un bonheur énorme, inouï, qui prend au plus profond, un bonheur sans calcul, intense et pur, originel."

"MOBY DICK" est le harpon que Mocha Dick a insufflé à Herman Melville. Il possède les mêmes vertus que la massue d'Ogme et le "dard" de l'Ange, la même complexité et puissance magique que celui commandé au forgeron Perth par Achab (véritable bombe atomique conçue avant d'aborder le "Japan Ground" ou le capitaine pense trouver son adversaire) , et de plus, il peut continuer à vivre et agir des centaines d'années après la disparition de son commanditaire et de son réalisateur, avec une vigueur et une efficience démultipliée.

Contrairement à Bully Sprague au large de Timor dans la première moitié du XIXème siècle, Peleg Nye en 1863 au large de l'archipel du Cap Vert, David Barker à la fin des années 1860 dans le golfe de Guinée, et James Bartley dans les années 1880 à l'Est des îles Falklands

Melville est un "Jonas" qui n'a pas été absorbé par le corps d'un cachalot, mais par l'esprit de celui - ci. Et la métamorphose qui en résulta fut la plus complète de toutes.

LA "BALEINE DE MELVILLE" : LE MONT GREYLOCK.

"Le Rêve n'est ni un passé remémoré ni un présent rétroactif, mais une expression de l'éternité avérée dans l'espace, un cadre invisible du cosmos garantissant la pérennité de ses subdivisions ontologiques. Quant aux êtres du Rêve, ils ne peuvent être assimilés à de classiques héros mythiques puisque leur élan ordonnateur, en partie solidifié dans tel ou tel trait du paysage, s'est néanmoins poursuivi sans interruption après qu'ils eurent abandonné la surface de la Terre." Philippe Descola. Par - delà natue et culture. NRF. Gallimard 2005.

Lors de la première guerre du Pacifique , le lieutenant de Mocha Dick le plus important et le plus efficace ne fut pas  ShyJack, Spotted Tom, Fighting Joe ou Ugly Jim. Ce fut le Mont Greylock, qui fut aussi le plus insoupçonné de tous. Le grand cachalot blanc sut alors penser comme une montagne, et parler à celle - ci.

"New - England Tom". Nous avons déjà indiqué qu'après son triomphe d'Octobre 1842 au Nord du Japon puis son retour progressif dans le Pacifique du Sud - Est, Mocha Dick avait étendu le conflit à l'Atlantique à partir de la deuxième moitié des années 1840 (voir le détail dans "Les vieux soldats ne meurent jamais", mis en ligne le 22 février 2017). En 1850, alors que Melville se lance dans l'écriture de "Moby Dick", le Général de l'armée des cachalots parvient peut - être au large de la Nouvelle Angleterre d'où il entre en communication avec la montagne.

Ses lieutenants  couvrent son arrivée et son action par de spectaculaires opérations de diversion plus au Sud (côtes brésiliennes et Atlantique central) : mise à mal d'au moins 2 navires baleiniers : le Pocahontas et le Parker Cook, qui doivent rejoindre une terre ferme pour réparation (Rio de Janeiro pour le premier, les Açores pour le second, qui fut à un cheveu de couler corps et bien).  

A partir du début de l'année 1850, lors de la rédaction de son roman dans sa résidence d'Arrowhead ("la pointe de flèche"), Melville, de sa fenêtre, pouvait admirer le Greylock, dont le sommet (le plus élevé du Massachusetts) évoque la bosse d'un cachalot ("Baleine verte, corps et âme" mis en ligne le 27 mars 2016). Soumis à une déforestation intense au cours du XIXème siècle, il apparaissait alors à l'écrivain comme une entité aussi minérale que végétale. Il a, depuis lors, repris sa fourrure d'un vert sombre, une taiga boréale. 

Alors que lui et son ami Nathaniel Hawthorne gravissaient la montagne, une tempête soudaine les obligea à se réfugier dans une grotte dans le flanc du Géant. Là, pendant des heures, il devisèrent sur "Moby Dick", auquel Melville travaillait avec l'intensité la plus extrême.

Le Songe d'une nuit d'été. Melville achève son manuscrit en juillet 1851. Et passe une nuit avec Sarah Morewood ("Cent ans de solitude" mis en ligne avant - hier 28 septembre 2017) "sur la bosse du cachalot". Chesney (M.M) Thesis. March 1972. Herman Melville's mighty, misty monster : a device of literary art https://esirc.emporia.edu/bitstream/handle/123456789/2620/Chesney%201972.pdf?sequence=1

Un mois plus tard (20 août 1851), le baleinier Ann Alexander est coulé par un cachalot kamikaze au large des Galapagos. Melville commente ainsi l'évènement :  "Ye Gods! What a commentator is this Ann Alexander whale. What he has to say is short & pithy & very much to the point. I wonder if my evil art has raised this monster."

L'année suivante (1852), l'écrivain dédicace son ouvrage "Pierre ou les ambiguités" à "The most Excellent Purple Majesty of Greylock". Dans ce livre, Pierre rêve à la défaite du géant tellurique Encelade, terrassé par la lance de Pallas Athena, alors qu'il montait à l'assaut "sur la paradisiaque montagne des Titans". La Déesse bénéficiait du soutien de la divinité primordiale Océan. La même année (soit une décennie après la victoire de Mocha Dick dans les eaux japonaises), des cachalots combattants frappent à nouveau dans l'archipel nippon : le navire baleinier anglais "Cruisader" est coulé, et l'américain "Benjamin Rush" perd son capitaine (tué avec ses hommes dans une baleinière), et ce qui reste de l'équipage, découragé, décide de rentrer à Warren (Massachusetts)...  

 

TA BOSSE ME RECONFORTE, TES PAROLES ME TOUCHENT. François Sarano insiste particulièrement sur l'extrême intelligence des cachalots, individuelle et collective. Et Hervé Glotin montre que leur langage a aussi une fonction d'influence tactile.

http://www.bbc.com/earth/story/20161206-the-people-who-dive-with-whales-that-could-eat-them-alive

La bosse du cachalot est aussi un fourreau qui abrite un cerveau périphérique ("Moby Dick", ch.80) relié au système nerveux central par une corde neurale de 20cm de diamètre. La vision de la bosse blanche de NZ Tom inspirait la terreur chez les baleiniers (Melville traduit le phénomène par le "Monadnock" de Moby Dick - "Le retour de Don Miguel", mis en ligne avant - hier). Mais celle - ci est aussi, parfois, comme une main secourable aux baleiniers en détresse.

En 1848, dans le Rio de la Plata, un cachalot combattant détruisit des baleinières et endommagea le navire baleinier Nimrod (qui dut abandonner le terrain à son vainqueur et rentrer à Buenos Aires où tout l'équipage déserta sous l'oeil compréhensif de son capitaine, James R. Huntting). Mais le guerrier laissa certains de ses adversaires en déroute s'accrocher à sa bosse pour éviter la noyade (Davies "Nimrod of the sea 1874). Le roi des animaux montra ce qu'il était et leur laissa la Vie...

 

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LES QUATRE CACHALOTS DE L'APOCALYPSE 

Parmi les 4 cachalots combattants mentionnés par Melville, deux ont une existence historiquement attestée, celle des deux autres est douteuse ("Le retour de Don Miguel", mis en ligne hier, 29 septembre 2017).

Timor Tom et New Zealand Tom sont des prédécesseurs de Mocha Dick, et des précurseurs guerriers dans les décennies précédant la première guerre du Pacifique.. Il n'y a peu de doute qu'ils fussent, en outre, ses mentors (directs ou non) sans parler d'un possible lien filial (François Sarano souligne que les mâles se reproduisent en dehors de leur clan originel, et peuvent même probablement passer d'un océan à l'autre). Qui plus est, l'un comme l'autre sont des héros inscrits dans une chaîne mythologique qui remonte plusieurs siècles avant eux (NZ Tom a même un ancêtre "chef de l'armée des cétacés"). L'un et l'autre furent vraisemblablement confondus par les baleiniers avec un, si ce n'est plusieurs successeurs, qui reçurent le sobriquet de leur ancêtre respectif.

Don Miguel et Morquan sont des prolongements (ou déclinaisons) de Mocha Dick orchestrés par Melville. Le premier reflète le cachalot blanc tel qu'il fut des années 1800 aux années 1820. Morquan illustre une période plus tardive de celui - ci (les années 1840), et illumine la profusion des populations du "Japan Ground". Il est à la fois Général, Armée, Communauté.  Et Moby dick, décrit tout particulièrement dans le chapitre 41 du roman, exprime à plusieurs reprises ce caractère de groupe organisé et coordonné dans son action.

L'ARMEE DE MOBY DICK : DES ÊTRES DU RÊVE

En apparence, Moby Dick n'a pas d'armée, Moby Dick EST l'armée (comme la Suisse...). En réalité, ses troupes sont les plus puissantes imaginables. Ce sont des "êtres du Rêve" selon la définition qu'en donne Philippe Descola.  Un être du Rêve ne peut être assimilé à un classique héros mythique, puisque son élan ordonnateur s'est poursuivi sans interruption après qu'il eut abandonné la surface de la Terre, [car]  le Rêve n'est ni un passé remémoré ni un présent rétroactif, mais une expression de l'éternité avérée dans l'espace, un cadre invisible du cosmos.

Le grand cachalot est assisté à la fois par les Astres, omniprésents dans le Roman comme les Dieux dans l'Iliade (Stubb dénonce son assassinat par la Lune, le Soleil et les étoiles, ch. 135), et les Esprits des cachalots morts* "au front firmament, qui porte la marque du génie" (ch. 79), et dont le cerveau REEL va du front à la bosse (ch.80).Vient même s' adjoindre à eux "le Grand Squid Vivant", héritier d'une glorieuse lignée déchue ("Le grand Squid avant Moby Dick" mis en ligne le 23 septembre 2017), qui assiste désormais celui qui est son prédateur, mais plus encore le Préservateur Universel.

* Melville, par la bouche d'Ishmael, décrit les efforts et les récompenses qu'un microbe comme lui éprouve à chercher à embrasser une réalité aussi vaste : "donnez moi une plume de condor! Donnez moi le cratère du Vésuve comme encrier! Amis, retenez mes bras.  Car simplement en relatant mes pensées sur ce Léviathan, elles me fatiguent, et me font défaillir par l'amplitude du sujet, qui devrait comprendre la totalité des sciences, et toutes les générations de cachalots, d'hommes et de mastodontes passées, présentes et futures, avec les panoramas successifs de la puissance sur Terre et dans tout l'Univers, sans oublier sa banlieue. Telle est la vertu agrandissante d'un sujet vaste et généreux! Nous nous dilatons à sa taille. Pour faire un livre puissant, il faut un sujet puissant ... Ici le chaos gris de Saturne m'enveloppe, et j'ai des coups d'oeil vagues à faire frissonner dans ces éternités polaires...Qui peut se vanter d'une généalogie comme celle de Léviathan ?... cétacé qui, ayant existé avant toute chronologie, doit nécessairement exister après la disparition de l'homme. " (ch.104).

Esprits cosmiques et marins agissent en coordination les uns avec les autres.

Peintures de Rockwell Kent.

 

Prendre la massue du bon côté. Comme l'a montré l'historien Richard Slotkin dans "Regeneration through violence", les Etats - Unis d'Amérique ont systématiquement utilisé "Moby Dick", jusqu'à présent, par son côté destructeur, faisant de Achab le héros américain par excellence, et de son acarnement illimité un viatique comportemental. Le journaliste Chris Hedge ( "We are all aboard the Pequod"), évoque la poursuite acharnée sur la Terre entière, jusqu'à nos jours, de tous les complices de la baleine blanche, réels et supposés, résultant dans la mort de "millions de dauphins innocents".

L'Amérique va t-elle s'autodétruire? Le choc des grands espaces nord - américains a bouleversé d'emblée la psychologie des dissidents de l'Europe saturée. Confrontés à un monde immaitrisable, ils le sont eux mêmes devenus, au sein de leurs communautés comme à l'encontre des autres. Ils naviguent depuis lors entre guerres civiles (de Salem à la guerre de Sécession) et guerres de conquête, toutes ayant une dimension exterminatrice. La violence, "accoucheuse de l'Histoire" a fondé la civilisation américaine. dont elle constitue le moteur. A ce titre elle tient sa proie en otage, comme le ferait un mari ou un fils narcissique d'une épouse ou mère terrifiée qui, en des temps difficiles, appela celui - ci à son secours... Cette "régénération par la violence" est en train de détruire la nation, engagée, comme le Pequod, dans un suicide programmé, déguisé en meurtre.

La Parabole des Aveugles. Brueghel l'Ancien. 1568. 

Le temps est venu d'appeler au secours "le Harpon de Mocha Dick", pour terrasser l'immense dragon hypnotique qu'une mère incestueuse puis esclave a nourri de son sein, et ainsi refermer le livre de la Guerre.

"Le matin du 3ème jour eut une aube belle et fraîche... Si c'était un monde tout nouveau, un kiosque pour les Anges... il n'aurait pas pu naître un plus beau jour sur ce Monde" (ch. 135 "La chasse, 3ème jour").

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 18:43

Ce soir sur ARTE, dans le cadre de l'émission "28 minutes", François Sarano a été reçu quelques minutes pendant lesquelles il a rapidement présenté son livre "Le retour de Moby Dick", et insisté sur l'intelligence multidimensionnelle des cachalots. Pendant qu'il s'exprimait, était inscrit sur le bandeau en bas d'écran : "Moby Dick intelligent ; si Melville l'avait su..."  

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 15:06

Sur l'île Wrangel (mer Arctique, nord de la Sibérie orientale), une baleine boréale échouée a provoqué l'arrivée de 230 ours polaires aimantés par la provende. Siberian Times, ce jour. 

http://siberiantimes.com/other/others/features/lunch-arrives-on-wrangel-island-and-230-polar-bears-show-up-for-the-feast/

 

Plus au Sud (Australie occidentale), 14 crocodiles marins prennent leur repas. News.com, 30 septembre. Charis Chang.

http://www.news.com.au/technology/science/animals/incredible-photos-show-14-crocodiles-feeding-on-dead-whale-carcass/news-story/2ec7e9da26527af64e7108b5e6dddfb4

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 04:55

HUMOUR ET PROFONDEUR

Aujourd'hui, jour de la St Michel. 470ème anniversaire de la naissance de Miguel Cervantès.

A propos des cachalots combattants "à renommée océanique" mentionnés par Melville dans "Moby Dick", nous avons déjà consacré une attention particulière à New Zealand Tom ("Les vieux soldats ne meurent jamais", mis en ligne le 22 février dernier), Timor Tom ("Une arche, un sillage", mis en ligne le 2 avril dernier, Morquan ("Une révolution bleue", mis en ligne le 13 février dernier). Nous nous penchons aujourd'hui sur le quatrième et dernier, le chilien Don Miguel.

Contrairement aux 2 Tom (de la mer de Tasman et du triangle de Corail) dont l'existence est historiquement attestée, celles de Morquan et de Don Miguel sont pour le moins douteuses. Il s'agit manifestement de chimères spatiotemporelles, conçues par l'auteur dans une volonté d'insuffler une puissance magique à son récit. Nous y reviendrons demain ("Une massue archangélique", en ligne le 30 septembre 2017).

Histoire picaresque d'un poisson d'Avril. Chilien, Don Miguel est un masque du Mocha Dick, le cachalot blanc géant tel qu'il fut décrit lors des années 1810 et 1820. Ce dernier est connu à travers le récit fictif de Jeremiah Reynolds, publié par le Knickerbocker en 1839. Comme Don Miguel, c'est un grand destructeur de baleinières, et un vaillant capitaine qui s'était fixé comme mission de le tuer finit par en venir à bout. En réalité, Reynolds a bouclé son manuscrit dès 1832, à partir du témoignage  que lui a fait un certain Samuel Lewis en mars 1830. Celui - ci, obsédé par le grand cachalot qu'il a combattu des décennies auparavant, propose à Reynolds de partir à sa poursuite. Mais le 1er avril, Lewis est tué dans une querelle de taverne à la fois grotesque et sordide (voir ce qu'en dit Christian Garcin dans  " Les vies multiples de Jeremiah Reynolds, Stock 2016). Don Miguel n'est pas blanc, mais "marqué comme une vieille tortue de signes hiéroglyphiques sur le dos". Cette carapace évoque celle de Mocha Dick, couvert de bernacles cimentées par des algues, ce qui lui donne un aspect raboteux et le fait ressembler à un gigantesque rocher. 

Don Miguel de la Mocha. Melville est un homme plein d'esprit et d'humour. "Moby Dick" est souvent amusant, parfois hilarant (parmi beaucoup d'autres, les scènes de description de la bétise et de la méchanceté des armateurs quakers sont littéralement désopilantes). Il s'inscrit ostensiblement dans le sillage de Rabelais, Cervantès, Shakespeare, Swift et Voltaire. Le dénominatif de "Don Miguel" est  un indice réel derrière l'apparente espièglerie  (le "Vieux Potentat" et "Vaillant Gentleman" des côtes du Chili et du Pérou mérite bien un titre de noblesse espagnole), ainsi qu' un vibrant hommage à l'animal géant, son contemporain, et à Cervantès, géant à la vie aventureuse et mort un jour avant Shakespeare, sur les épaules duquel le nain Melville est juché.  

Les identités multiples de Don Miguel.  Le grand cachalot du sud - est du Pacifique est un être du Rêve (tel que le conçoivent les aborigènes d'Australasie - "Une arche, un sillage" mis en ligne le 2 avril 2017 -).

Il est "comme une vieille tortue", et à ce titre "puits de sagesse".

Ce "Timor Tom" de Matt Kish évoque puissamment Don Miguel cachalot - tortue, dans sa dimension reptilienne et minérale...

Il est aussi comme les "géants - salamandres" qui affrontent la Vérité dans sa quintessence.

Don Miguel par Kathleen Piercefield. Un cachalot - salamandre.

Il connaît les secrets de l'Univers, comme le "Sphinx", cachalot décapité avec la tête duquel  Achab dialogue, et qui, selon ce dernier, en a vu assez pour faire éclater les planètes. Ses hiéroglyphes dorsaux font d'ailleurs de lui une pyramide, tombe et matrice, chrysalide géante à l'abri de laquelle l'âme peut opérer se métamorphose. En cela, il est en lien direct avec la baleine de Jonas, et aussi le mont Greylock, si important dans l'histoire personnelle et l'oeuvre de Melville ("Baleine verte, corps et âme", mis en ligne le 27 mars 2016, et, pour le détail, "Une massue archangélique", mis en ligne demain 30 septembre 2017). Sa carapace le relie au Monadnock, montagne bien connue de Melville, qui compare la bosse de Moby Dick au sommet de celui - ci.

 Elle évoque aussi "le chaos gris de Saturne", à l'époque de la baleine originelle (ch 104).   

 

Son double : un médiateur sémiotique. Dans "Moby Dick", il est fait mention d'un autre cachalot couvert de hiéroglyphes, et comparé à une pyramide (ch. 68). Mélanie Maria Lorke (dans "Liminal Semiotics", 2013) explique qu'en tant qu'objet de déchiffrage, et donc de lecture, il est en rapport avec le livre lui même. Et comme "ces droites, comme dans une véritable gravure, ne fournissent que l'arrière - plan de véritables dessins", il y a mise en lumière des différents niveaux de lecture inhérents à un texte riche et complexe... Alors que le cachalot blanc est, comme la page blanche, apparemment incompréhensible ("une muraille" pour Achab), le cachalot - livre se présente une énigme qui stimule la quête. Peut - être doit - on voir aussi là, de la part de Melville, un discret clin d'oeil au Micromegas de Voltaire...

 

Connaissance des courants. Comme le tigre n'osant franchir une bande de papier blanc, nous somme intimidés par ces fictions conventionnelles que sont "le temps et "l'espace". Mais d'autres font preuve de plus de lucidité et d'intelligence. Comme Don Miguel, du chaos gris de Saturne à la guerre du Pacifique des années 1800,  voyage dans un éternel présent, Moby Dick traverse les trois mondes en un instant :

"S'élevant avec la plus grande rapidité des plus grandes profondeurs, le cachalot lança ainsi toute sa masse dans le pur élément aérien, et accumulant une montagne d'écume éblouissante, montra son emplacement à une distance de onze kilomètres et plus... la baleine blanche se lançait à l'assaut du ciel comme un saumon." (ch. 134 : "La chasse. Deuxième jour").

An original paint by Rockwell Kent

 

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 04:51

Vivre, c'est souffrir. Et survivre, c'est trouver un sens à cette souffrance. Friedrich Nietzsche.

Ce qui est fait par Amour toujours se fait  par - delà le bien et le mal. Daniel Rops. Mort, où est ta victoire?

De même que c'est le héros sur qui repose la sécurité du lieu, sa qualité d'habitation même, le poète parvient à ce qu'on le reconnaisse, à ce qu'on se souvienne de lui - en devenant pays natal. Ce sont les poètes qui ouvrent le Grand Refuge, la Grande Demeure. Ernst Junger. La cabane dans la vigne.

New York Times obituary notice, 29 September 1891, which misspelled Melville's then-unpopular masterpiece as « Mobie Dick »

Il y a 126 ans aujourd'hui, mourait Herman Melville*. A cette époque, son oeuvre littéraire était oubliée à un point tel qu'il était plus connu comme inspecteur des douanes que comme écrivain. Dans le texte ci - dessus, publié le lendemain de son décès dans une rubrique nécrologique, le titre de son roman sur le cachalot blanc publié 40 ans plus tôt, n'est même pas orthographié correctement ... Et dans d'autres, il est prénommé Henry, Hiram... 

Le 3 avril 1892, soit quelques mois après son décès, un article consacré à certains cachalots combattants fut publié par deux organes de presse, sous deux titres différents : "The career of Mocha Dick" par le Detroit Free Press, "A quintet of leviathans well known to all whalers" par le Chicago Tribune. Melville n'est pas cité, pas plus que Moby Dick. Les célèbres guerriers cétacéens qui y sont mentionnés sont Mocha Dick, Shy Jack, Fighting Joe, Spotted Tom et Ugly Jimmy. Il n'est à aucun moment fait référence à ceux cités par Melville dans son roman : Timor Tom, New Zealand Tom, Morquan et Don Miguel. En outre, la "carrière de Mocha Dick"  y est située entre 1840 et 1859. Il y a donc deux MOCHA DICK pour les américains au XIXème siècle.

1. Un grand cachalot blanc  du Sud - Est du Pacifique, dont la "carrière" se situe entre la fin des années 1800 et celle des années 1820.

2. Un autre cachalot du même nom qui combat entre Atlantique et Pacifique Nord pendant les années 1840 et 1850.

Or, seul Melville a montré qu'il s'agissait d'un seul et même animal (toujours vivant à la parution de "Moby Dick", en octobre 1951). En juillet 1902 (près de 11 ans après la mort de l'écrivain), un cachalot blanc aussi grand qu'un rorqual commun, est tué par un marin wampanoag, Amos Smalley, au canon lance - harpon, au Sud des Açores... 

Encrier en ivoire de morse

De fait, la publication de son roman avait marqué l'Apothéose du Poète et le début de sa fin. Viendra ensuite l'oubli et l'entrée en dormition de son oeuvre.

Vignes d'ébène. 1852 : parution de "Pierre, ou les ambiguités" (qui subit une désaffection du lectorat encore plus importante que celle de "Moby Dick"). Une histoire de désespoir amoureux entre trois êtres déchirés, qui finissent par en mourir.  Voici les dernières lignes du roman : « Et des doigts d'Isabelle s'échappa une fiole vide — tel un sablier épuisé — qui se brisa sur le sol. Elle-même s'affaissa tout d'une masse, tombant sur le cœur de Pierre ; sa longue chevelure se répandit sur lui et lui fit une treille de ses vignes d'ébène. »Sur le plan stylistique, les émotions et actions sont exagérées et la langue est particulièrement dense et opaque, même pour Melville. Il fut suggéré, même dans sa famille, que Melville avait perdu la raison. Cette opinion était celle de nombreux critiques, même au moment du regain d'intérêt des années 20, et certains en conclurent que le livre était une erreur. Néanmoins, l'œuvre contient par moments l'écriture la plus concentrée et accomplie de Melville, et c'est sa plus directe évocation de la vie littéraire et du processus de création littéraire. Pour avoir une idée de ce que fut le travail littéraire de Melville entre 1850 et 1852, il faut imaginer Flaubert rédigeant à la suite Salaambô et Madame Bovary... 

Déchirure. 1853 : Capture du "Great Forbidden Fish" (Hayato Sakurai) : le Japon est contraint d'ouvrir ses ports aux baleiniers américains ;  apothéose financier du Golden Age de l'industrie baleinière américaine (gains de 11 millions de dollars) ; les exemplaires de "Moby Dick" disparaissent tous lors de l'incendie des entrepôts de l'éditeur américain, et aucun ne sera réimprimé du vivant de son auteur.

Messager de la nuit des temps. 1859 : Au large des côtes du Brésil, un très vieux cachalot cacochyme et valétudinaire, aussi grand qu'un rorqual bleu (il mesure plus de 33,5m), est délivré de ses souffrances par un baleinier suédois ; les revenus des baleiniers s'effondrent : c'est la fin du "Golden Age". 

Désespoir. 1863 (16 octobre). La poétesse Sarah Morewood meurt de tuberculose "still married to John Rowland Morewood, and still on close terms with her neighbor Herman Melville. During the early years of the American Civil War she was so active and generous in her support of local regiments that two military camps were named after her. At her death the Pittsfield Sun, where some of her poems were published in the 1850s and early 1860s, praised her as “a lady of superior literary accomplishments." Elle fut la Muse de l'écrivain, et plus encore. La journaliste Laura Schultz  note que "Throughout his trials and tribulations, Melville was both inspired and sustained by the magnetic effervescence of Sarah Morewood". Dans son ouvrage "Melville in love" publié l'an dernier, Michael Shelden va jusqu'à considérer " that Moby-Dick, which was largely written in the months following the novelist’s move to the Berkshires, was inspired in part by Melville’s passion for Sarah, an obsession that drove him to manic extremes in a manner similar to Ahab’s pursuit of the whale."

La belle fille des étoiles, météore de la guerre. 1864. La vallée de la Shenandoah (terme amérindien qui signifie "La belle fille des étoiles"), coeur écologique et poumon économique de la Virginie du Nord, est mise à feu et à sang par les troupes nordistes, jusqu'à sa complète destruction par les troupes du général Sheridan, lors de la bataille de Cedar Creek, le 19 octobre. Le même jour, le navire anglais "Sea King" racheté par les confédérés, devient le croiseur CSS Shenandoah et entame sa mission de destruction des navires nordistes.

Du 30 octobre 1864 au 28 juin 1865, il détruit 38 navires ennemis, la plupart d'entre eux étant des baleiniers. Lors de la semaine du 22 au 28 juin, il en fait partir en fumée 24, dont 11 en 7 heures le dernier jour (alors que la Guerre est officiellement terminée depuis 2 mois et 19 jours) au nord du détroit de Béring.

Il abaisse les couleurs devant la marine anglaise le 7 novembre 1865. En 1866, Melville évoquera le drame de la vallée dans un poème "The Portent" ("Le sinistre Présage"). Il mentionne aussi "le météore de la Guerre". Ce texte est inclus dans son recueil sur la Guerre civile : "Battle Pieces and aspects of the war". Ce titre lui a été inspiré par la poésie de Sarah. " As Stanton Garner was the first to suggest, Melville may have adapted a phrase from one of Sarah’s poems (“Eager for the battle’s fate/And the aspect of the war.”) for the title of his book of Civil War poems, Battle-Pieces and Aspects of the War(1866)".

  

 

Glaciation. Melville s'indure dans la solitude. Il est comme "le matelot, contemplant le paysage marin de l'Antarctique, où parfois, par quelque infernal tour de passe - passe des puissances du gel et de l'air, il voit, grelottant et à demi - naufragé, au lieu d'arcs - en - ciel consolateurs de sa misère et prometteurs d'espérance, ce qui semble un immense cimetière se riant de lui avec ses monuments de glace élancés et ses croix fracassées" (Moby Dick, ch. 42 "La blancheur de la baleine") ; comme le capitaine Albaran du roman de Francisco Coloane "Le sillage de la baleine" : "Je suis comme ces vieux cachalotsqui pourrissent seuls au milieu des glaces" ; comme Achab lui - même, inaccessible, étranger à ce monde. "Il y vivait, comme le dernier des grizzlies vécut dans le Missouri une fois civilisé. Le printemps et l'été fini, ce sauvage sylvestre s'enfermant dans le creux d'un arbre, y passait l'hiver à se lécher les pattes ; ainsi, pendant l'inclémence hurlante de sa vieillesse, l'âme d'Achab, claquemurée dans le tronc creux de son corps, s'y nourrissait de ses pattes tristes de sa mélancolie:" (Moby Dick, ch. 34 "La table de la cabine").

Son arrière arrière arrière petite fille, Elizabeth Doss, vient de lui rendre hommage à travers une pièce de théâtre: "Poor Herman".

http://www.berkshireeagle.com/stories/poor-herman-the-good-the-bad-and-the-in-between,520688

Réification. "MOBY DICK" refait surface aux Etats - Unis au début des années 1920. En 1923, D.H. Lawrence découvre "one of the strangest and most wonderful books in the world", and "the greatest book of the sea ever written".

Mais pour le grand public, ce n'est qu'un prétexte pour illustrer l'air du temps. Scarface ("le balafré") n'est plus Timor Tom ou Moby Dick (comme dans les années 1850), ou Mocha Dick (comme dans les années 1890), mais Al Capone. L'adaptation du roman au cinéma, plus que libre, permet avant tout la mise en valeur de la vedette masculine de l'époque, John Barrymore. Il s'agit d' un film d'amour, qui évoque un homme bon (Achab) trahi par son frère qui aime la même femme que lui, et qui finit par reconquérir sa belle après avoir tué un cachalot à peau sombre des plus banals dont on se demande ce qu'il est venu faire dans cette galère. Il existe deux versions : une muette "The Sea Beast" en 1926, et une parlante "Moby Dick" en 1930 (dont la version française est intitulée "Jim le Harponneur"...

 Ce n'est qu'en 1956 que John Huston réalisera un film plus fidèle au roman. Il invitera d'ailleurs Amos Smalley à la première de son film.

http://omnibus.chebucto.org/moby.html

Huston (facétieux?) tiendra le rôle de Noé dans un film sur la Bible qu'il réalisera 10 ans plus tard...

Un bon paysan. Entre temps, de l'autre côté de l'Atlantique, Giono reconstruisait la mémoire ("Jean Giono, dispensateur d'empathie", mis en ligne le 13 septembre dernier).

Stupeur et tremblements.  En 1962, Francisco Coloane, inspiré par sa propre expérience professionnelle tout autant que ses lectures (comme Melville avant lui) décrit, dans le cadre de son histoire qu'il situe dans l'Antarctique en 1920, un spectacle macabre saisissant. "... des centaines, peut - être des milliers d'immenses squelettes blancs jonchaient le lit de l'archipel... Les grands crânes évoquaient des chars romains fracassés après une course catastrophique. Bien que disloquées, les vertèbres donnaient encore une idée de la forme et de la longueur des animaux. Et les côtes éparpillées suggéraient des carcasses de bateaux naufragés. Le spectacle de ce fantomatique ossuaire était saisissant. Les eaux antarctiques sont transparentes et la moindre houle faisait bouger ces squelettes qui semblaient frémir d'un sursaut de vie ; d'une blancheur luisante, leurs reflets se mêlaient au bleu de l'onde et tout le troupeau, en une ondulation macabre, essayaient de remonter à la surface. Privés de chair depuis Dieu sait combien d'années, les ossements de ces monstres offraient une étrange image de pureté".

Réémergence. Depuis lors, notre regard sur les grands cétacés a profondément changé, et les os blancs vont peut être se couvrir de chair. Moby Dick est désormais le cachalot, mais peut être même l'animal le plus célèbre au Monde. Son retour est même annoncé (François Sarano. "Le retour de Moby Dick", eds.  Actes Sud, paru hier 27 septembre). Et le roman dont il est le Héros va bientôt révéler son formidable pouvoir curatif (sur ce blog, après - demain  samedi 30 septembre : "Une massue archangélique").

Quand les eaux profondes deviennent lisibles en surface, l'observateur peut s'en trouver désorienté. "... il vit au fond une tache vivante blanche, pas plus grande qu'une belette, s'élevant avec une célérité merveilleuse" ("Moby Dick" ch. 133 "La chasse. Premier jour").

* Herman Melville a perdu deux fils au cours de son existence. L'aîné, Malcolm, s'est officiellement suicidé le 12 septembre 1867, à l'âge de 18 ans. Stanwix, né le 22 octobre 1851, et qui, à partir de 1869, désirant parcourir les mers comme son père, voyagea en Chine puis en Amérique latine, mourut de tuberculose le 22 février 1886, à 34 ans.

http://www.nybooks.com/daily/2017/10/30/the-short-sad-story-of-stanwix-melville/

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 09:00

Ceci fait suite à "Redéploiement" mis en ligne le 3 septembre.

Les bases réalistes pour le transfert, en décembre prochain, de 3 tigres de Ranthambore à Mukundra viennent d'être soigneusement évaluées sur le terrain. Mukundra est la troisième réserve à tigres du Rajasthan (après Ranthambore et Sariska). The Times of India, TNN, ce jour.

http://timesofindia.indiatimes.com/city/jaipur/relocation-of-tiger-wildlife-panel-visits-mukundra-reserve/articleshow/60848353.cms

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 05:28

Le vieux Banyan du jardin botanique de Kolkata (anciennement "Calcutta", Inde orientale) a aujourd'hui 255 ans. Son tronc principal est mort en 1925 (un monument en sa mémoire a été bâti à sa place). Ses "lianes - racines" (elles sont aujourd'hui plus de 4000) lui ont fait poursuivre  son chemin. En 1985, il occupait 3 acres. Il s'étend sur 5 acres (plus de 20 000 m2) aujourd'hui. Voir le détail dans "The Times of India", ce jour. Article de Jhimly Mukherjee Pandey.

http://timesofindia.indiatimes.com/home/environment/flora-fauna/255-yr-old-great-banyan-hasnt-stopped-growing/articleshow/60822354.cms

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 05:10

Ceci fait suite à "Drame de la pauvreté" mis en ligne le 18 septembre.

Dans la péninsule de Taymir (district de Krasnoiarsk), un ours a tué un garçon de 6 ans dans le village de Kheta (1747 km au nord de Krasnoyarsk). Sa soeur jumelle a pu s'enfuir et donner l'alerte. Des riverains ont abattu l'animal quelques heures après l'incident.

"The Siberian Times", hier.

http://siberiantimes.com/other/others/news/horror-as-brown-bear-walks-into-a-village-and-grabs-one-of-six-year-old-twins/

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 07:46

Après s'être reproduit lors de l'hiver austral, MIGALOO "le camarade blanc" a été photographié au large de la côte de Bondi (Australie orientale), lors du début de son voyage vers l'Antarctique où il prendra ses quartiers d'été. Voir le détail dans "MailOnline", hier.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-4907256/Migaloo-albino-whale-spotted-coast-Bondi-Australia.html

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  • : Le retour du tigre en Europe: le blog d'Alain Sennepin
  • : Les tigres et autres grands félins sauvages ont vécu en Europe pendant la période historique.Leur retour prochain est une nécessité politique et civilisationnelle.
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