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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:41

Le plus petit dauphin du monde s'efface. Détruit par les filets verticaux tendus sur la côte occidentale de l'Île Nord (Nouvelle Zélande), le dauphin de Maui (Cephalorhynchus hectori maui), connu aussi sous le vocable vernaculaire de "popoto" ne compte plus que 43 à 47 individus, dont seulement 10 femelles. Le contexte local et les particularités de son éthologie rendent improbable la survie de ce cétacé plus petit qu'un homme . Dans des conditions idéales impossibles à réaliser dans la pratique, il faudrait de toute façon 87 ans à ces animaux pour reconstituer une population de 250 individus. Salon, hier. Article détaillé et circonstancié de Christina Russo : "The world's smallest dolphin is about to vanish entirely".

http://www.salon.com/2015/06/07/the_worlds_smallest_dolphin_is_about_to_vanish_entirely_partner/

Heureusement, le temps n'existe pas chez Dionysos, seul l'espace est déterminant (kylix d'Exekias, dans "Simplement, un coeur qui bat", sur ce blog, 6 juin 2015)...

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 05:41
SIMPLEMENT, UN COEUR QUI BAT

TIGRE BLEU ET DAUPHIN DES PAMPRES : NOUVELLE PULSATION

Dans 10 jours (le 16 juin prochain), sera publiée l'encyclique "Laudato sii" (Loué sois tu), que le Pape François a consacrée aux relations de l'Humanité en général et la civilisation "occidentale" en particulier avec la Nature et "nos frères et soeurs" Animaux. L'auteur avait déjà indiqué, lors d'une intervention du 16 mars 2013 : "Un chrétien qui ne protège pas la création, QUI NE LA FAIT PAS CROÎTRE, est un chrétien qui n'accorde pas d'importance à l'oeuvre de Dieu". Celle - ci marque une rupture radicale avec le discours historique de l'Eglise sur le sujet, et ouvre, en "fraternité cosmique" avec nos voisins et commensaux d'autres espèces, une nouvelle phase de l'histoire humaine où une intelligence sensible (prônée par les Dionysiens ou Jésus de Nazareth) vient favorablement équilibrer la raison raisonnante, volontairement distanciée de son humanité, et que ses thuriféraires nomment Modernité... Elle officialise ainsi l'actuel basculement climatique, culturel et civilisationnel en cours.

Regards. Comme l'a magistralement montré Maria Daraki en 1994, il existe deux grandes tendances humaines pour appréhender la Nature, qui tient aux regards culturels portés sur celle - ci. Généreuse et protectrice, elle induit une attitude spirituelle à son égard, basée sur la confiance. Muette et hostile, elle doit être dominée, et donc réaménagée de fond en comble, car elle inspire la méfiance. Ces deux lectures valent aussi bien pour les Animaux Sauvages, que pour le Féminin ou la Mort...

Climats, cultures. La démarche "empathique" est culturellement favorisée lors de phases climatiques facilitant la richesse écologique et donc l'épanouissement humain. L'optimum néolithique humide permet une arboriculture qui laisse une forte autonomie à l'expression de la plante d'une part, des membres de la communauté de l'autre, avec une nourriture et des relations équilibrées et diversifiées. Au contraire, l'aride post néolithique implique la brutalisation du sol (le labour), des femmes, des communautés voisines... L'optimum médiéval coïncide avec la culture des cathédrales, de l'amour courtois, des bestiaires allégoriques et des cosmogrammes évoquant fortement la démarche dionysienne. A cette époque (11ème - 13ème siècles), la France est à l'apogée de sa puissance matérielle et géopolitique, ainsi que de son équilibre spirituel (c'est "la Renaissance du XIème siècle", et les vikings sont au "Groënland" :le "pays vert")... Le début du "petit âge glaciaire" (14ème siècle) marque l'effondrement de la culture française, la perte de son influence géopolitique (sur l'Italie du Nord, les Flandres, l'Angleterre), et l'entrée dans une maniaquo -dépression collective qui ne s'est jamais apaisée depuis...

Cultures, civilisations, pivots marins. Dans l'espace méditerranéen comme centre géopolitique du Monde, la culture grecque classique (Hésiode: "Les travaux et les jours") sécrète la civilisation romaine. Dans l'espace atlantique, nouveau centre du Monde depuis la deuxième moitié du XVème siècle, la culture française tardive ("Modernité" du XVIème siècle) génère la civilisation nord - américaine. Ces deux phénomènes historiques s'inscrivent dans un contexte climatique aride et une brutalisation généralisée. Aujourd'hui, issue de la culture russe, est en train d'émerger une civilisation sibérienne centrée sur le Pacifique ("Russie : enlumineurs réinclus" publié sur ce blog le 5 avril).

Modernité et féminité. Pour les grecs "classiques" (prométhéens), "Pandora, qui signifie précisément "Celle qui fait sortir les présents des profondeurs" et "Dispensatrice de tous les dons" devient "Dispensatrice de tous les maux". Les Muses orphiques deviennent des bacchantes infernales, étroitement liées aux animaux sauvages, ou des "monstres" que "doivent" combattre Persée, Thésée, Héraklès... Le code romain de la famille est à l'égard des femmes, le plus dur de l'Histoire du Monde. A la fin du XVème siècle, le "Marteau des Maléficieuses", document qui poussera Innocent VIII à promulguer, par une bulle pontificale, la chasse aux "sorcières", précise que "font aussi partie de ce groupe celles qui délivrent du mal "... "L'islam radical" actuel est typiquement un produit hypermoderne. Dans ce cadre, le seul à ce jour à n'avoir en aucune façon diabolisé le féminin est Jésus de Nazareth. Comme surent le faire avant lui les Dionysiens face aux Prométhéens.

Culture moderne : l'ivresse des profondeurs ou la malédiction de la Supernova. La culture grecque classique s'épuise dans un démocratisme totalitaire qui condamne et tue ses penseurs les plus lucides. "Se rendant à un sabre", elle s'abandonne à Philippe de Macédoine. Son fils Alexandre sera le plus grand conquérant de l'Histoire du Monde, exprimant ainsi, comme une Supernova, la phase maniaque terminale d'une culture dépressive et rétractile (remise en lumière par Laurent Gaudé dans sa pièce de théâtre "Le tigre bleu de l'Euphrate"). C'est le même phénomène qui se produit pour la France moderne. Celle - ci, géopolitiquement hors jeu du XVème au XVIIème siècle et qui enrage de cette situation, va conceptualiser culturellement une nouvelle "gréco - romanité", qui trouvera sa pleine puissance d'expression lors d'une deuxième guerre de cent ans (1715 - 1815) à l'issue fatale. Le "siècle des Lumières" (Matthieu : "Prends donc garde que la Lumière qui est en toi ne soit Ténèbres") met directement sur orbite la jeune puissance américaine* (évènement célébré ces jours ci des deux côtés de l'Atlantique avec l'arrivée de l'Hermione à YorkTown 235 ans après Lafayette, en présence de Ségolène Royal ), génère un prototype de bochévisme (la Terreur) et de National Socialisme ("la Vendée"). la Supernova française prend les traits de Napoléon, pour qui aucun Tigre bleu ne montrera le chemin, parce que la culture française ne sait ni ne veut le voir. Alors que celui - ci est désormais au centre de cette Russo Sibérie qui accomplit ses premiers pas...

CONCLUSION: Défi de Montego Bay, kylix d'Exekias.

"Dieu a donné à la France l'empire des mers". Richelieu. Testament politique.

Aujourd'hui, la France est une superpuissance virtuelle, avec 12 millions de km2 d'espaces marins partout dans le Monde, depuis les accords de Montego Bay en 1994. Pour l'heure, cela ne lui sert, en l'occurence, ni à se soigner ni à se reconstruire, car elle ne dispose pas des outils culturels idoines pour cela ni des représentations adéquates, pour l'accès auxquelles une véritable révolution culturelle à la genèse fort incertaine serait nécessaire sans être forcément suffisante. En effet, la France, historiquement double, a toujours été tiraillée entre une unité centrale (géographique, démographique et politique) férocement continentaliste, et des périphéries marines audacieuses, qui furent parfois très puissantes (duchés de Normandie, de Bretagne, d'Aquitaine, auxquels on peut même ajouter un certain Royaume d'Angleterre). Ses semelles de plomb l'empêchent de s'envoler. Son inconscient gréco - romain la pousse spontanément à détourner le regard face à la coupe d'Exekias ("Cachez ce Kylix que je ne saurais voir".) Ce vase en céramique du VIème siècle avant notre Ere résume l'approche dionysienne. Dans un cosmos circulaire sans ciel ni mer identifiables, la divinité se repose dans un bateau dont le mât est constitué d'une vigne avec 7 énormes grappes de raisin. Autour de lui, nagent 7 dauphins, 2 d'entre eux évoluant même quasiment au contact des pampres de la vigne, comme le feraient des phoques au sein d'une forêt de laminaires géantes. Cétacés et infrutescences sont de taille comparable. Et les premiers sont les compagnons, humains, si humains, de Dionysos...

*Ce qui constitue structurellement la texture véritable de la démocratie américaine a été magistralement mis en lumière dans l'ouvrage de Nathianel Philbrick mentionné ci - dessous, ainsi que dans le film "Sur les traces de Moby Dick", documentaire de 113mn réalisé par Rick Burns en 2012 pour Steeple chase films for the american experience PRODUCTIONS. Le livre et le film montrent qu'en 1820, la destruction du baleinier Essex par un grand cachalot fut vécu par l'Amérique de la même manière que ce qui advint le 11 septembre 2001, et eut des conséquences politiques et sociales gigantesques (voir aussi "Epopée salvatrice" sur ce blog le 18 janvier 2015).

Bibliographie

Bernet (A). 2003. Les chrétiens dans l'Empire Romain. Editions Perrin.

Daraki (M). 1994. Dionysos et la déesse Terre. Editions Flammarion.

Détienne (M). 1985. Dyonisos à ciel ouvert. Hachette Littératures.

Eaubonne (d') (F). 1999. Le sexocide des sorcières. Editions de L'esprit frappeur.

Gérard (A). 1999. "Par principe d'humanité..." La Terreur et la Vendée. Editions Fayard.

Gaudé (L). 2004. Le tigre bleu de l'Euphrate. Editions Actes Sud.

Hadot (P). 2004. Le voile d'Isis. Essai sur l'histoire de l'idée de Nature. Editions Gallimard.

Herbaux (F). 2008. Puisque la terre est ronde. Enquête sur l'incroyable aventure de Pythéas le marseillais. Editions Vuibert.

Lévèque (P). 1997. Dionysos dans l'Inde. Itinerarios, Araraquara 11, 127 - 141.

Philbrick (N). 2000. La véritable histoire de Moby Dick. Editions JC Lattès.

Thomas (K). 1985. Dans le jardin de la Nature. Editions Gallimard.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 19:56

Le tigre thaï est peut être en train d'étendre son aire de distribution au sein d'un complexe écosystémique de 18000Km2. Les spécialistes estiment que cet espace pourra héberger jusqu'à 2000 individus dans le futur. Voir l'article détaillé sur Mongabay.com, ce jour. Jeremy Hance. "Tigers expanding? Conservationists discover big cats in Thaï Park".

http://news.mongabay.com/2015/0604-hance-tigers-chaloem-ratankaosin.html

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 06:00

NOUVEAU RETOUR A L'ETAT SAUVAGE

Uporny (Tenace), un tigre de l'Amour de 3 ans maintenu depuis 6 mois dans le centre de réhabilitation d'Utyos, a été réintroduit dans la nature, dans un endroit appelé Tigrovy Dom (Le chez soi du tigre). Tigrovy Dom se situe à 200 km du centre, à la lisière du Parc National Ayusky. Site présidentiel, il y a deux jours : "Uporny released into wild into Khabarovsk territory".

http://programmes.putin.kremlin.ru/en/tiger/news/25090

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:59

Le 10 juin prochain, à l'issue des deuxième et troisième lectures d'un projet de loi sur la protection des ressources naturelles du pays, la Douma décidera l'interdiction des filets dérivants dans la Zone Economique Exclusive de la Fédération de Russie. Ces filets ont massacré, depuis les années 1990, des millions d'oiseaux de mer et au moins 15000 mammifères marins au large du Kamtchatka. WWF Russie, il y a deux jours.

http://www.wwf.ru/resources/news/article/13444

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 15:12

LA SEULE ANTILOPE EURASIENNE SERA PEUT ÊTRE BIENTÔT QUASI ANEANTIE .

Depuis le 10 mai dernier, la moitié des antilopes saïgas du Kazakhstan sont mortes, pour une raison inconnue (le mot pandémie et les références à des bactérioses n'expliquant pas grand chose, voire absolument rien en l'occurence). Le phénomène est le plus foudroyant jamais observé (28000 décès le 21 mai, au moins 121000 le 28), avec un taux de mortalité de 100%. Les individus touchés meurent systématiquement au bout de trois jours. Ce pays hébergeait jusqu'au mois dernier 90% des antilopes saïgas vivant à l'état sauvage dans le Monde. La zoologue Bibigul Sarsenova constate que "la mort de l'antilope saïga est une tragédie gigantesque. Si ce phénomène se reproduit l'an prochain, elle peut disparaïtre purement et simplement". The Washington Post, il y a deux jours. Adam Taylor. "Kazakhstan's ecological mystery : why have 100 000 saïga antelopes died in just a few weeks?"

Des morts de masse interviennent de façon récurrente chez cette espèce. En 2010, 12000 décès sont déplorés dans un groupe de 24000 individus. Au siècle dernier, le phénomène s'est produit à vaste échelle (frappant il est vrai au sein de populations bien plus conséquentes démographiquement). Ainsi, lors du printemps 1981, dans l'ancienne région Tourgaï, 180 000 antilopes ont péri, entre Février et Avril 1984, dans la région Ouest du Kazakhstan, ce fut le cas de 250 mille animaux , et en mai 1988, d'environ 500 mille saïgas.

A l'âge glaciaire, la saïga occupait de larges régions d'Eurasie dont la France, ainsi que des zones béringiennes de l'Amérique du Nord. Elle était la proie des lions des cavernes. Il y a 10 000 ans, cet animal a disparu d'Amérique (à l'inverse du boeuf musqué qui a disparu d'Eurasie, et différemment du mammouth et du rhinocéros laineux qui ne parvinrent à se maintenir nulle part, officiellement).

Depuis lors, et jusqu'à l'Ere moderne, la steppe Nord américaine a été entretenue notamment par les bisons et les antilopes pronghorns, alors que la steppe eurasienne le fut par les saïgas (proies des tigres eurosibériens) et les chevaux des pasteurs nomades.

Par la suite, les saïgas furent complètement détruites par la surchasse en Roumanie et en Moldavie à la fin du 18ème siècle, puis faillirent être éradiquées en tant qu'espèce en URSS ( où elles étaient encore présentes dans le Donbass, en Russie , en Asie centrale, et en Mongolie) au cours du chaos politique des années 1920.

Elles reconstituèrent leurs populations par la suite. A la mort de Staline, elles étaient deux millions. Il en restait encore 1 million en 1993, qui faillirent une nouvelle fois s'évaporer de la surface de la Terre lors des années 90, l'ensemble de la région étant à nouveau livrée à l'anomie, et les cornes de l'animal jouant un rôle analogue à celle du rhinocéros dans les représentations des populations de l'aire sinisée...

Depuis le début de ce siècle, le Kazakhstan avait réussi à restaurer en partie les populations de saïgas (de 20 000 en 2003 à 257 000 en 2014). Certaines d'entre elles hivernaient en Ouzbékistan et au Turkménistan.

C'est donc la troisième fois en moins d'un siècle que l'espèce voit la mort en face. La population mongole (qui constitue peut être une espèce distincte par ailleurs) compte moins de 1000 individus. Les saïgas européennes se trouvent dans le district d'Astrakhan, à l'Ouest de la Caspienne, et dans la république de Kalmoukie, au Nord de celle - ci. Les premières étaient peut être 20 000 en 2010 mais ont connu de fortes fluctuations depuis lors, signe d'une évidente fragilité. Celles de Kalmoukie (seule région d'Europe à majorité bouddhiste) sont sans doute quelques dizaines de milliers.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 05:29

Actualisé au 4 juin 2015.

Selon le WWF, il y aurait désormais en Russie orientale de 480 à 540 tigres de l'Amour, dont une centaine de jeunes (2005 : entre 423 et 502). Les résultats définitifs du recensement seront publiés en octobre prochain. Le 20 janvier dernier, le gouvernement indien avait indiqué une population de 2226 tigres pour 2014. Les résultats pour le Bhoutan et le Bangladesh sont également attendus pour cette année. WWF, hier. "Amur tigers on the rise, say latest figures".

http://wwf.panda.org/wwf_news/?247417/Amur-tiger-numbers-on-the-rise--say-latest-figures

Tigres russes et lions indiens (523 recensés cette année pour les seconds) sont donc en nombre comparable, dans une dynamique d'expansion démographique et de redéploiement sur de nouveaux territoires.

En effet, la population chinoise de tigres de l'Amour étant elle même en expansion, le nombre d'animaux sur leur espace actuel de distribution se situe officiellement entre 510 et 580, compte non tenu de la population nord coréenne, la seule certitude des spécialistes de la région (comme Dale Miquelle qui a travaillé en détail sur le terrain à ce sujet) étant celle de leur présence dans des zones montagneuses de ce pays. Les Chinois vont bientôt retirer certaines barrières frontalières pour permettre une plus grande liberté spatiale pour les félins et faciliter leur expansion géographique et démographique. The Siberian Times, hier. "China set up to open border with Far East to allow rare big cats to move freely."

http://siberiantimes.com/ecology/others/news/n0236-china-set-to-open-border-with-far-east-to-allow-rare-big-cats-to-move-freel

De façon plus précise, le Ministre des ressources naturelles Sergei Donskoy indique qu'il y a vraisemblablement 510 tigres environ dans l'extrême - orient russe, répartis comme suit : la Province Maritime du Primorye hébergerait de 310 à 330 adultes et de 70 à 85 jeunes, auxquels s'ajouteraient 80 à 95 adultes et 20 à 30 jeunes dans le district de Khabarovsk, 4 adultes dans la Région Autonome Juive (Birobidjan) et 2 adultes dans la Région (administrative) de l'Amour.

Le Ministre estime qu'avec la poursuite des efforts tous azimuts concernant l'animal, on peut espérer un développement futur de ses populations qui pourraient atteindre progressivement 700 individus.

http://programmes.putin.kremlin.ru/en/tiger/news/25088

En confirmation, le meilleur connaisseur des tigres russes, Pavel Fomenko, qui avait notamment pointé, l'an dernier, les insuffisances et les erreurs du plan de retour à la vie sauvage de 5 tigres, a cette fois ci souligné que depuis quelques mois, la prise en charge totale de la question des espèces rares par les autorités, combinée à une modification très sensible quant à la nature, au niveau et à la fluidité de la coordination entre celles - ci et les spécialistes de terrain issus des organismes publics (coordination demandée à cor et à cri par ces derniers depuis des années), constituait un progrès indiscutable par rapport à la situation antérieure, avec des conséquences très concrètes sur le terrain, et laissait donc augurer d'une poursuite de l'épanouissement et du renforcement du tigre de l'Amour en Russie à l'avenir.

http://www.wwf.ru/resources/news/article/13432

Une petite fraction de la presse anglo -saxonne semble enfin commencer à prendre la mesure de ce qui se passe en Russie à ce sujet.

Vice News, 3 juin. Laura Dattaro. "Vladimir Putin really loves tigers. And it's actually making a difference in the world".

https://news.vice.com/article/vladimir-putin-really-loves-tigers-and-its-actually-making-a-difference-in-the-world

The NewDaily, 4 juin.Jackson Stiles. "Putin's love for tigers save them from extinction".

http://thenewdaily.com.au/news/2015/06/04/putins-love-tigers-saving-extinction/

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 06:40

Un léopard européen a été photographié récemment par une "caméra - piège" dans une réserve de vie sauvage du Caucase, en Arménie. L'animal a été repéré dans une zone située à 10kms de la frontière iranienne et à 25kms de la frontière azerbaïdjanaise. Irish Times, ce jour. "Armenia offers refuge for Europe's last leopards".

High on an Armenian hillside, Gor Hovhannisyan eases a camouflage-green box from its hiding place in the trees and opens the back to see what he has caught.

This time, only a bird and a rabbit triggered the camera trap’s motion sensors. But far bigger beasts also roam the Caucasus Wildlife Refuge: lynx, bears, wolves and at least one of Europe’s last remaining leopards.

Across a deep gorge speckled with thyme and wildflowers, Hovhannisyan points to the snowy ridge where a Caucasian leopard was last captured here on camera; behind him, far below, a lush plain of farmland and fruit trees stretches away to Mount Ararat, an ice-clad 5,000m volcano just over the border in Turkey.

The refuge is breaking new ground in Armenia and the region, by leasing a large area of outstanding beauty and biodiversity and ensuring that local people contribute to and benefit from its protection.

The challenge is considerable in a country where environmental awareness is low, large predators are seen as a threat to life and livestock, and the rule of law is too weak to control either small-scale trappers or wealthy hunters.

Geopolitics doesn’t help, either. Barely 25km south of the refuge is Azerbaijan, which officially is still at war with Armenia after an early-1990s conflict. Some 10km further lies Iran. The leopard’s territory spans all three countries, further complicating conservation efforts.

Hovhannisyan is one of several local men who work as wardens in the refuge, patrolling its 4,000 hectares in a battered green 4x4 and on horseback.

“All hunting is banned in the refuge,” he shouts, as the groaning 4x4 bounces beneath a troop of iridescent bee-eaters preening on a telephone line.

“We make sure no one’s in the refuge without permission, and we talk to the villagers. We tell them that if they hunt bezoar goats or boar or even rabbits, then there will be less food for the wolf and bear and lynx. And then they are more likely to come to our yards and fields and take a sheep or cow.”

People’s lives are intertwined with nature here, to a degree that is not always comfortable. In winter, hungry wolves sometimes come down from the mountains to snatch a sheep, chicken or dog from a yard; in spring and summer the shepherds take their flocks to the high meadows, into the domain of the big carnivores; and autumn is the bears’ favourite time to raid the valley’s orchards – though they also amble down in warmer months to feast on fruit.

“Last year a bear family ate lots of apples and damaged the trees, and they like to come for apricots,” says Ashot Manatsakanyan, who lives in Urtsadzor, a village on the edge of the refuge.

“And I’ve seen a bear sitting and eating watermelons like a man – splitting them open in his lap, eating the best bits, throwing away the rest and grabbing another,” he recalls.

“Sometimes a wolf comes into the village, but it’s the shepherds in the hills who have the most problems. Even with six or seven guard dogs, a pack of wolves can take a sheep or even a horse. They complain that the wolf is taking money from their pockets, but I’m glad the wolves are here – and they need to eat too.”

The refuge aims to boost and diversify the local economy through eco-tourism, and it helps villagers access clean and cost-saving technology such as solar panels, and runs classes for adults and children on nature and sustainability.

“We want this type of conservation model to be spread more widely through the Caucasus,” says Ruben Khachatryan, the founder of the refuge and director of Yerevan’s zoo.

Though it is barely an hour’s drive from Yerevan, there are few visitors to the refuge, which is supported by the UK-based World Land Trust.

Most that do make the trip dream of glimpsing a Caucasus – also know as Persian – leopard, but the chance is minuscule: only a handful survive in Armenia, and the entire population may be less than 1,000.

“In Armenia, people and leopards have co-existed since the early prehistoric times. Depictions of leopards can be found in many ancient petroglyphs . . . recounting origin myths and tribal traditions of ancient Armenia,” says Khachatryan.

“The inhabitants of Caucasus region should be proud of not killing the last of the species, and to have this amazing feline thrive in their territory.”

No one in Armenia has a better hope of seeing a leopard than refuge warden Hovhannisyan.

“Sometimes, when I’m alone on my horse in the hills, I wonder if it might attack me,” he says. “But I’d still love to see a leopard up close. It’s great to know that it’s out there.”

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 06:30

La population des léopards de l'Amour a été multipliée par 6 ou 12 en Chine du Nord depuis le début du XXIème siècle. Dans la province de Jilin, sont désormais répertoriés 28 tigres et 42 léopards. En 1998, ils étaient respectivement entre 6 et 9 pour les premiers, entre 3 et 7 pour les seconds. En Russie, il y a environ 10 tigres pour 1 léopard. La configuration chinoise semble plutôt s'orienter vers ce qu'elle fut historiquement dans la péninsule coréenne : 1 tigre pour 6 léopards (voir "L'Amour est éternel" sur ce blog, le 17 février dernier). Bernama.com, ce jour. Berita Tergempar. "China's wild tiger, leopard population in recovery".

http://www.bernama.com.my/bernama/v8/wn/newsworld.php?id=1137274

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 05:32

Pour la première fois depuis un siècle, un couple de baleines bleues a été observé près des côtes du Maharashtra (Inde occidentale). S'agit - il d'une migration comparable à celle régulièrement observée chez les requins - baleines, du Sri Lanka au Gujarat? (le Sri Lanka héberge en effet une très importante colonie de baleines bleues, consommatrices de sardines, et non de krill comme le font leurs congénères de l'Hémisphère Sud). The Hindu Business Line, ce jour. Rahul Wadke : "Blue whales sighted off Maharashtra, after 100 years."

Le Maharashtra hébergeait officiellement 190 tigres sauvages l'an dernier. Il est situé juste au Sud du Gujarat, qui abrite actuellement 523 lions, et c'est donc dans cette région côtière de la mer d'Oman que requins - baleines et baleines bleues sont peut être en train de confluer.

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  • : Le retour du tigre en Europe: le blog d'Alain Sennepin
  • : Les tigres et autres grands félins sauvages ont vécu en Europe pendant la période historique.Leur retour prochain est une nécessité politique et civilisationnelle.
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