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FATA MORGANA

19 Janvier 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

La dernière chasse. 

Ceci fait suite à « Destinée manifeste », mis en ligne sur ce blog le 7 septembre dernier.

https://europe-tigre.over-blog.com/2024/09/destinee-manifeste.html

La version anglaise du présent texte (« Rolling Seas, or : Loomings of the Last Hunt ») est mise en ligne sur ce blog aujourd’hui.

https://europe-tigre.over-blog.com/2025/01/rolling-seas-or-loomings-of-the-last-hunt.html

Buffalo Bill Wild West Show, dernier tour de piste. Demain, Donald John Trump sera officiellement investi comme 47ème Président des Etats-Unis d’Amérique, par un froid polaire, au moment où la deuxième ville des USA est toujours la proie des flammes. Sa très large victoire aux dernières élections présidentielles, son alliance avec Elon Reeve Musk, génie visionnaire, pourvu, du moins pour l’heure, d’une colossale force de frappe financière, suivie du ralliement de l’ensemble des « géants de la Tech » au panache roux du vainqueur (soumission de Jeff Bezos et Mark Zuckerberg) y compris sur le plan idéologique ( Apocalypse « girardien » de Peter Thiel), peut devenir une véritable révolution politique intérieure, aux répercussions mondiales. Elle constituera éventuellement, si toutefois elle parvient à prendre corps et devenir effectivement fonctionnelle pour une durée excédant les tout prochains mois*, une très fragile et très provisoire palissade contre les flots rageurs et redoublés des ferments de guerre civile pour une Amérique en phase avancée de morcellement. L’évolution présente de l’atmosphère général au sein de la psychologie collective semble être la manifestation d’une ultime phase maniaque avant l’auto-équarissage, à travers une récapitulation tourbillonnaire des grandes tendances spontanées et récurrentes mises en œuvre dans ce pays depuis sa création **...

* Nul ne peut préjuger des situations respectives de Donald Trump et Elon Musk dans 3 ans, 3 mois, 3 semaines... O combien de marins, combien de capitaines – Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines...

** Les activités baleinières sont le véritable socle qui a structuré jusqu’à aujourd’hui les tendances spontanées du pays (comme je crois l’avoir clairement démontré dans mon livre paru il y a 5 ans), induisant une logique extractiviste et annexionniste à l’échelle universelle. Alors que les concepteurs n’en sont pas forcément conscients, la Paix par la Force de Donald Trump induit une dynamique irrésistible vers la 3ème guerre mondiale, le Sauvetage de l’Humanité par Elon Musk sous-tend comme pré-requis de rendre des espaces toujours plus vastes de la croûte terrestres hostiles à la vie humaine.

AFFICHAGE SINCERE, REALITE INCONSCIENTE. La véritable stratégie de Donald Trump (impensée par son auteur, celui-ci se considérant personnellement fort éloigné du bellicisme des néo-conservateurs), c’est LA GUERRE (le sort des régimes vénézuelien et iranien est probablement d’ores et déjà scellé), dans une dynamique qui aboutira vite à ce qu’il veut précisément éviter : la 3ème guerre mondiale. En effet, certains de ses interlocuteurs (et non des moindres) dans ce qu’il imagine être un dialogue musclé à vocation conclusive, ont nettement plus de détermination, d’opiniâtreté et de constance que lui, et tous les moyens de les faire prévaloir. De plus, son initiative est rendue plus difficile par les dernières décisions de l’administration Biden en matière d’énergie…

https://www.paulcraigroberts.org/2025/01/13/the-folly-and-illegality-of-sanctions/

Dans le même temps, la revendication par Elon Musk du statut de « Sauveur de l’Humanité » par l’essaimage d’une partie de celle-ci sur d’autres planètes prend d’autant plus de consistance au fur et à mesure que la Terre devient de plus en plus invivable… Les pasteurs nomades choisissent ainsi d’autres pâtures pour leurs troupeaux quand ceux-ci ont épuisé la capacité de renouvellement phytologique de celle qu’ils exploitaient jusqu’alors...

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Gloire au vainqueur, gloire au Héros. Triomphateur de multiples épreuves, Donald Trump, comme les Césars aux oripeaux hérakléens de la Rome Antique, devient désormais une figure modernisée des géants mythiques cachalotier et bûcheron, Alfred Bulltop Stormalong (apparu au début des années 1830 en réponse aux ravages provoqués par de grands cachalots mâles dans la flotte de pêche américaine) et Paul Bunyan (en souvenir de l’épopée du percement du canal Erié (1817-1825), qui permit le développement hallucinant de la ville de New-York)...

Sa « Paix par la Force » s’imagine être un avatar de «  la Doctrine Monroe » du début du XIXème siècle. Il définit ainsi une sphère d’influence exclusive, qui explique sa prise de contrôle de facto de l’Equateur comme du Pérou, sa mise sous pression du Mexique pour une potentielle intervention armée (la proie avait déjà été dévorée à moitié au XIXème siècle), du Panama pour une réannexion du canal (conçu puis construit en partie par les français de 1880 à 1889, avant d’être achevé par les américains jusqu’à son inauguration à l’été 1914 ), son espoir officiel d’absorber le Canada (déjà réclamé à l’Angleterre lors des « Alabama claims » (1864-1872) en réparation de l’aide apportée par celle-ci à l’armée confédérée lors de la guerre civile) et le Groenland*, permettant d’établir ainsi une continuité arctique jusqu’à l’Alaska (vendu par les russes en 1867, de peur de se le faire arracher sans pouvoir s’y opposer d’une quelconque manière, comme l’a magistralement montré Michel Poniatowski dans son ouvrage sur l’Amérique russe -1978-)...

https://strategika.fr/2025/01/10/lequateur-ouvre-ses-portes-a-larmee-americaine/

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Donald-le-Conquerant-retour-du-Grand-Jeu-ou-strategie-du-bluff-77539.html

https://www.courrierinternational.com/article/geopolitique-au-groenland-l-envie-de-s-affranchir-du-danemark-mais-pas-pour-devenir-americain_226483

Mais la doctrine Monroe comporte un impensé fondamental, qui est celui de « La Frontière éternelle », la tendance spontanée des américains à vouloir conquérir un horizon qui se défile sans cesse, et résoudre les crises internes par cette poussée toujours plus avant. Le Président James Monroe présente sa doctrine le 2 décembre 1823, alors que l’industrie baleinière du pays monte en puissance, l’île de Nantucket constituant à elle seule une véritable super puissance thalassocratique à l’échelle mondiale, vecteur puissant de l’instauration de la démocratie dans le monde entier (Herman Melville a souligné cet aspect dans les chapitres 14 et 82, notamment, de son roman « Moby-Dick »)… La dynamique induite par ce processus implique une prédation des territoires abordés homologue à celle des cétacés harponnés (« Moby-Dick », chapitre 89 « Poissons amarrés, poissons perdus » : « Pour John Bull, redoutable harponneur,qu’est la malheureuse Irlande sinon un poisson amarré?Et pour frère Jonathan (surnom donné par les anglais aux Etats-Unis), harponneur apostolique, le Texas n’en est-il pas un aussi… Qu’était l’Amérique en 1492, sinon un poisson perdu sur lequel Colomb planta le pavillon espagnol...Notre globe terrestre n’est-il pas lui-même un poisson perdu ? »

Sur le territoire américain lui-même, cette tendance à l’illimitation produit des résultats récurrents comparables à ceux observés à l’extérieur : un véritable Pandémonium, qu’a magnifiquement illustré Upton Sinclair, dans sa description des abattoirs de Chicago (La Jungle, 1905) et de la fièvre du pétrole (Oil !, 1927)...

* La dimension baleinière de « la question groenlandaise », et la dynamique vers l’Antarctique qu’elle génère.

La dernière chasse à la grande baleine blanche… Celle-ci serait coordonnée en une coalition américano-anglo-norvégienne (les autorités britanniques ont officiellement souligné qu’elles ne s’opposeraient en aucune manière aux initiatives de leur »plus proche allié », les norvégiens comptent régler à leur avantage leur différend historique avec les danois concernant la grande île) pour établir une continuité stratégique en zone arctique [Groenland- USA/Canada-Alaska : 21, 7 millions de km², soit plus que la Russie, avec 17 millions de km2].

Traditionnellement, les Inuits du Groenland considèrent voient dans la creation des icebergs un accouchement de l’inlandsis, gigantesque organisme maternel d’une profuse fertilité. Il y avait au XIXème siècle un usage répandu du terme de « vêlage » parmi les pêcheurs de baleines américains, danois et groenlandais (Olivier Remaud, « Penser comme un iceberg », 2020, pages 58-62).

L’OPA inamicale de Trump sur le Groenland est un remake, à plus vaste échelle, de l’odyssée du baleinier Superior de Thomas Welcome Roys, en Juillet 1848 en mer de Béring. Considérée par les historiens de l’industrie baleinière américaine comme l’évènement le plus important de l’Histoire de celle-ci, elle commença néanmoins par un renoncement ponctuel : le navire croisa une baleine franche du Groenland tellement énorme que le capitaine renonça à toute tentative de capture, de peur que le « poisson amarré » n’entraîne le vaisseau vers le fond… Par la suite, cette espèce nouvellement découverte fut dénommée par les marins « Russian whale », et même « Russia »...

Du Groenland à l’Antarctique, l’éternelle Frontière. L’appétit vient en mangeant, le détricotage du droit international appelle son intensification.

Et parmi les pays ayant des revendications sur des portions du continent Antarctique, on retrouve britanniques et norvégiens, qui lorgnent sur des secteurs voisins. Ceux-ci, une fois réunis, constitueraient un territoire de près de 4 millions de km² au Nord du continent. Dans le même temps, les appétits croisés des norvégiens et des japonais se réaiguisent pour la chasse aux rorquals, ce qui pourraient engendrer une véritable compétition entre ces acteurs, comparable à celle entre soviétiques et japonais dans les années 1960 (aujourd’hui, il y a plusieurs centaines de milliers de « petits » rorquals dans l’océan austral (périphérique au continent Antarctique))… Dans sa « Grande aventure des baleines (1953), Georges Blond évoquait un « Bulltop » norvégien réel, Einar Bornik, tueur de 5000 grands cétacés entre 1932 et 1952...

ACTUALISATION AU 15 FEVRIER. Voir ici le lien explicite entre l'annexion du Groenland et la conquête de la planète Mars, à travers la notion de "Nouvelle Frontière" (article du magazine Politico traduit dans Courrier International).

https://www.courrierinternational.com/article/geopolitique-pourquoi-le-groenland-fait-fantasmer-la-silicon-valley_227134

 

 

 

LES ELONIENS… Elon Musk, héritier spirituel de Cecil Rhodes, avatar des superhéros de la culture Marvel, Icare météore de la guerre, parviendra t-il à faire essaimer dans l’espace un petit groupe d’êtres humains ?

Objectif Lune... "Mocha Dick", sculpture de Tristin Lowe :

Prévoit-il une planète de rechange pour les cétacés (rendus fous par les champs éoliens, selon Donald Trump) ?

Et dans quelques siècles, la planète des sasquatchs (Un juste retour des choses, en somme)

 

Un adversaire impensé. Avec lequel il est facile de vivre en paix, mais à qui il est difficile de faire la guerre... Great flood (1862), great fire (2025 ; actualisation au 13 février : le coût de la reconstruction est évalué à 275 milliards $). Thar, he blows ! Moby-Dick, ch 36 : « Je le poursuivrai... par-delà les flammes de l’Enfer », ch. 119 : « Il surgit parfois de ce ciel sans nuage, comme une bombe explose sur une ville endormie, hébétée. »...

 

... Ch 111 : « Ainsi, ce mystérieux et divin Pacifique ceinture la masse entière du monde, fait de tous les rivages sa seule et unique baie, et son flux semble palpiter comme le coeur de la planète. ».

165 250 000 km², soit une superficie supérieure à l’ensemble des terres émergées, ainsi qu’à celle de la planète Mars.

 

La « Guerre du Pacifique » est, de facto, une formule polysémique...

 

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L
Bonjour,<br /> je suis désolé de mettre du temps pour commenter votre message, d'une part car il est extrêmement dense et lourd, d'autre part pour avoir un minimum de recul sur ces premières semaines de "présidence" (je mets à dessein de gros guillemets), et aussi parce que le sujet est assez éloigné du thème premier du blog : la protection et la restauration de la faune.<br /> D'abord une chose me frappe avant tout : l'âge très avancé de Donald Trump (l'âge mûr, c'est la période qui précède l'age pourri, disait Pierre Desproges !). Un grand homme d'Etat français a dit en son temps "Pourquoi voulez-vous qu'à soixante-sept ans je commence une carrière de dictateur ?" (Trump en a 78, l'âge de De Gaulle quand il démissionna en 1969 !), et on sait que les autocrates vieillissants sont des copies diminuées sinon déliquescentes d'eux-mêmes, depuis Castro jusqu'à Mugabe ; peut-être que les Espagnols ont été un brin soulagés de voir Franco desserrer sa bride dans ses vieux jours (ils parlent de "dictablanda", jeu de mots sur "dictadura" et "blanda" qui voudrait dire à peu près "dictature molle") ; et que les Yougoslaves trouvaient leur compte tant que Tito était vivant, cela leur évitait un bain de sang, certains auraient peut-être voulu son immortalité (à propos, le mot "vampire" est curieusement d'origine serbe...). Face à cette galerie d'exemples, il est clair que Trump ne pourra pas tenir longtemps le rythme.<br /> Ses orientations géopolitiques tous azimuts, au-delà de la résurgence de la vieille "doctrine de Monroe" (jamais totalement abandonnée = les années de la Guerre froide furent aussi riches en interventions comme au Nicaragua, au Chili, à Grenade plus les "guerres contre la drogue" dans les pays andins) étonnent, mais paraissent aussi désordonnées que très difficilement réalisables : le Panama, le Canada, le Groenland, Gaza (quelle idée!), et jusqu'au territoire des "BIOT" (possessions britanniques en Océan Indien). Surtout que 1/ il s'est fait élire sur un programme non-interventionniste, il ne pourra pas mobiliser ses soldats nationaux sauf à forcer la main à l'état-major (ce qui pourrait conduire rapidement à un coup d'Etat "pro-constitutionnel" [un peu comme on peut en voir dans certains pays africains] ; 2/ il rudoie ses alliés surtout les plus proches et fidèles d'entre eux (Canada, Danemark, GB... la France n'étant - curieusement - même pas dans ses cibles prioritaires contrairement à l'époque d'un certain George W. Bush...), dont il aura du mal à leur "déléguer" la tâche ; 3/ il s'efforce de couper les budgets publics et spécialement consacrés à la coopération et à l'aide internationale (USAID)... certes on avait beaucoup à dire sur ces programmes, mais ils étaient un instrument fort du "soft power" étasunien... leur suppression sèche leur aliènera tout soutien d'un certain nombre de pays à très court terme... "la nature ayant horreur du vide" comme le disait le bon vieux Blaise Pascal, plusieurs pays entreprenants et suffisamment riches comme la Chine, les Emirats, la Turquie et probablement d'autres vont rapidement occuper la place vacante, non sans appliquer leur propre vision politique... qu'on se rappelle aussi que ce n'est pas la première fois dans l'Histoire qu'un pays puissant saborde ses ambitions internationales (certes les tenants et les aboutissants de ces décisions ne sont pas les mêmes, et : à la fin du XVème siècle la Chine des Ming fit brûler ses grandes jonques (instrument d'exploration et de diplomatie vers les pays océanindiens et africains...), pas la décision la plus intelligente, quelques années avant que les Etats européens n'entreprennent leurs grandes expéditions coloniales ; et plus près de nous l'URSS a mis fin à ses programmes de coopération avec les pays du Tiers-Monde dans les années 1970, ce qui lui a coûté le soutien de la plupart des pays concernés), la coopération internationale des années 2040-2050 aura sans doute un visage très différent de ce qu'elle est maintenant ; 4/ même sur le continent américain il a ressoudé, contre lui, les opinions et les classes politiques dans des pays souffrant de divisions politiques ou historiques assez profondes (Mexique, Canada... le match de hockey récemment joué entre USA et Canada, quant les supporters canadiens ont hué l'hymne US et exulté après la victoire de leur pays, n'est pas sans rappeler les matchs joués entre la Tchécoslovaquie et l'URSS à la fin des années 1960 quand les premiers se sont "vengés" de l'humiliation du Printemps de Prague en s'en prenant aux sportifs soviétiques... c'est sans doute la première fois de ma vie que je m'intéresse autant au hockey sur glace) : http://www.hockeyarchives.info/mondial1969.htm ; l'Amérique latine elle-même a été quelque peu délaissée depuis le début des années 2000 (quand les USA s'intéressaient davantage au Moyen-Orient), la Chine ayant pris pied sur ce continent d'une manière probablement durable.<br /> "Il y avait au XIXème siècle un usage répandu du terme de « vêlage » parmi les pêcheurs de baleines américains, danois et groenlandais" Sur la notion de "vêlage" : il semble qu'avec le réchauffement climatique, ce terme soit appelé à être de plus en plus utilisé...<br /> Un autre aspect du trumpisme dont vous n'avez pas parlé (mais c'était avant la prononciation du "serment" de Trump le 20 janvier 2025) est son obsession pour le renommage des lieux sur lequel il y aurait beaucoup à dire. A commencer par le Golfe du Mexique qui devient "Golfe d'Amérique" : à vrai dire la décision est aussi absurde que la contestation de celle-ci (non sans révéler les ambigüités profondes de la Doctrine Monroe sur le concept d'Amérique... + la réappropriation de Christophe Colomb dans l'historiographie US alors que ce navigateur n'a jamais mis le pied sur le territoire des Etats-Unis, ne parlait pas anglais et se contrefoutait sans doute du Royaume d'Angleterre, principal colonisateur de l'Amérique du Nord). Doit-on rappeler que l'Amérique part du Yukon jusqu'à la Terre de Feu, ne se confondant en aucune manière avec les Etats-Unis (tout comme l'Europe part du Cap Nord jusqu'à Gibraltar et que [scoop !] aucun de ces territoires n'appartient à l'Union européenne... on rejoint curieusement la discussion sur Paul Watson et le Groenland de l'année dernière !).<br /> Autre changement de nom surprenant : le Mont Denali en Alaska, qui redevient le Mont McKinley, du nom d'un président entre 1897 et 1901 ; sa présidence fut qualifiée de "gilded age" ("l'âge en toc" en anglo-américain... on peut à bon droit qualifier cette présidence de "pré-trumpiste" !) jusqu'à son assassinat par un anarchiste dans la ville de Buffalo. J'avoue qu'il y a encore quelques jours je n'étais pas du tout au courant de l'admiration que Trump portait à M. McKinley, mais il est d'autant plus surprenant que ce dernier a inspiré le conte du "Magicien d'Oz" sous les traits de la "Sorcière de l'Ouest", une des "méchantes" principales de ce conte fort étrange, un des rares à être 100% américains (aucune inspiration de l'Europe ou d'autres continents) touchant à des thèmes aussi prosaïques que la dépréciation monétaire, la paupérisation paysanne et ouvrière, le charlatanisme (le "Magicien d'Oz" est un personnage auquel on prête des pouvoirs magiques mais qui n'en a en réalité aucun) et même l'assassinat politique. Très curieusement un préquel du "Magicien d'Oz" (Wicked) a connu un grand succès au box-office à la fin de 2024, et une suite est prévue pour cette année. J'avais parlé de ce conte/film dans un précédent message il y a plusieurs mois, j'arrive même à m'étonner d'avoir tapé aussi juste. J'avoue que renommer le Mont Denali "Mont de la Sorcière de l'Ouest" aurait été fort "stylé".<br /> "L’appétit vient en mangeant, le détricotage du droit international appelle son intensification." C'est peut-être ici le sujet le plus proche de la conservation animalière, il y a en vérité deux courants opposés dans ce domaine puisqu'en parallèle de ce "détricotage" que vous avez mentionné il existe des programmes de conservation internationaux qui existent, passent sous le "radar" des géopoliticiens traditionnels et peuvent même, à bas bruit, refonder un nouveau paradigme international, comme la coopération pour la sauvegarde du Tigre (qui est un des sujets principaux de votre blog, et par rapport à laquelle j'aurai sans doute d'autres informations à vous transmettre à très brève échéance...) ; et aussi un autre programme encore plus méconnu, en faveur d'une autre légende de l'Asie, les Grues (programme de conservation de la Grue de Sibérie, apparemment surtout mené entre la Russie et la Chine au vu de l'aire de répartition de l'espèce) : https://larcheplanetaire.canalblog.com/2025/02/asie-la-cooperation-internationale-double-la-population-des-grues-de-siberie.html<br /> Bien à vous.
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A
Merci beaucoup pour votre impressionnant commentaire, riche, profus, érudit (comme toujours, au reste). Comme je l'avais clairement indiqué dans mon introduction, je partage, ô combien, comme vous le savez bien, la conviction de l'extrême fragilité de la civilisation américaine à l'heure présente, qui, dans sa récurrente "regeneration through violence" (ou plutôt, cette fois-ci, tentative désespérée et plus que probablement vaine), va achever (que ce soit par l'aquilon ou le zéphir) une "Europe" aussi vermoulue, maison non commune sénile et valétudinaire... Regardons haut et clair, comme vous le faites, avec les grues de Sibérie... ou les tigres au Kazakhstan :<br /> https://europe-tigre.over-blog.com/2025/02/kazakhstan-c-est-pour-bientot.html<br /> Avec mes remerciements chaleureux, et mes félicitations réitérées pour la nature de l'orientation et la qualité du propos de votre blog.<br />
L
Ah et j'oubliais : concernant les noms des mers et océans, une quantité d'entre eux ont pu prêter à polémique (ou pas) : le terme de Golfe persique est violemment contesté du côté arabe (Ar. saoudite, Emirats, etc...) qui acceptent, au mieux, le terme de "Golfe arabo-persique". Et j'ai vu dans des publications officielles françaises (arrêts de la Cour de Cassation), le terme de "Golfe arabique" être utilisé. Je ne suis pas non plus sûr que le Coréen, Philippin ou Vietnamien moyen soit ravi d'être bordé par la "Mer de Chine". Mais inversement notre "Manche" est appelée "English Channel" par nos voisins britanniques, sans que ça ne dérange apparemment grand-monde. Le summum de la curiosité, j'ai pu le voir en consultant un atlas ou une mappemonde (c'était il y a longtemps, je ne me souviens plus où exactement) dans lequel la partie occidentale de la Méditerranée était nommée... "Mer Franco-Algérienne" ! Si je me présente à une élection présidentielle, je promettrai officiellement de rétablir ce terme qui fait un beau trait d'union entre les deux nations. A défaut, je l'utiliserai dans mes propres productions, je le jure tout aussi solennellement.