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RESURRECTION: PHASE 1

25 Avril 2009 , Rédigé par Alain Sennepin Publié dans #Retour du tigre en Europe

POUR UN REDEPLOIEMENT DES TIGRES AU SEIN DE L'ESPACE D'INFLUENCE RUSSE

Depuis le 10 Avril, j'ai envoyé à un certain nombre de personnes susceptibles d'être intéressées, en France et en Russie, la version russe d'un texte de ma composition, qui promeut le redéploiement de tigres dans des régions méridionales et occidentales  de l'espace d'influence russe, intitulé "L'avenir du tigre est en Russie".
Mme Martine Massot, responsable du site Tigrissima, avait obligeamment hébergé la conclusion de la version française sur son blog.
 Parmi les personnes contactées, j'ai notamment envoyé l'information à M. Alexandre Douguine, Président du Mouvement Eurasia, les professeurs Evgueny (Zenya) Kashkarov, de l'Université de Barnaul dans l'Altaï occidental, qui a étudié notamment les migrations des tigres, léopards et onces sur l'espace russe au cours des cent dernières années, et Sergueï Zimov, climatologue qui travaille à la reconstruction d'une steppe à mammouths en Yakoutie, ainsi que l'association russe Phoenix, qui travaille à la sauvegarde des tigres et des léopards de l'Amour dans la région extrême - orientale du Primorye.
D'ici le début de l'été, le Professeur Verescagine devrait me proposer la publication du texte dans une revue russe.
J'adresse ici mes remerciements les plus vifs à M René Cagnat, qui fut beaucoup plus qu'un simple traducteur, et qui continue d'ailleurs à oeuvrer à l'heure actuelle à la diffusion de ce texte via les universités de St Petersbourg et Bichkek, notamment.
Je remercie aussi très chaleureusement toutes celles et ceux qui m'ont aidé financièrement dans cette entreprise. Je citerai simplement, parmi elles, Mme Marie - Claude Terrasson, épouse du regretté François Terrasson (auteur, notamment, de l'ouvrage "La peur de la Nature", livre clé pour la compréhension du divorce Homme-Nature en Occident), et M. Armand Farraci, écrivain, auteur de "L'Adieu au tigre".
J'y adjoins une mention toute spéciale à Mme Martine Massot (site Tigrissima) qui, par ses efforts et son entregent, a réuni des contributions plus que fort importantes.

Il s'agit maintenant de mettre en place une association suffisamment robuste capable d'initier et d'accompagner un tel projet, et ce sera un travail prioritaire des tout prochains mois.

Le montage d'un film sur la mer d'Aral, montrant le lien fort entre ce milieu et le tigre qui y vivait, illustrant la protection réciproque qu'ils s'offraient l'un à l'autre, devrait en être la première initiative phare.
Plus près de nous, le lynx pardelle protège autant la forêt de chênes - lièges portugaise, confrontée à la compétition de l'industrie du plastique, que celle - ci ne l'abrite, entraînant les portugais à relâcher des lynx dans cette forêt à partir d'un centre de reproduction qu'ils ont ouvert à proximité.

Comme je l'avais indiqué dans les pages précédentes publiées ce mois - ci, les dernières découvertes scientifiques sur l'unicité génétique des tigres russes, et les initiatives prochaines de réimplantation de léopards en Transcaucasie sont des signes qui expriment peut - être un certain mûrissement des esprits concernant la question cruciale des relations entre communautés humaines et animaux sauvages (voir notamment à ce sujet mon article "En attendant le vote des bêtes sauvages" en ligne sur le site de la Fédération Allier Nature).
Leur résurrection sera la première étape de notre Rédemption en tant qu'êtres humains.

Un premier noyau familial d'ours va commencer une recolonisation progressive de l'espace suisse d'ici juin ou juillet prochain, avec, cette fois - ci (enfin) l'approbation d'une écrasante majorité de la population.
"Malgré les blessures", l'Avenir s'ouvre à nouveau.

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STEPPE ET ROSELIERE

6 Avril 2009 , Rédigé par Alain Sennepin Publié dans #Retour du tigre en Europe

RECONSTRUIRE DES MILIEUX NATURELS ACCUEILLANTS POUR DES GRANDS ANIMAUX SAUVAGES
Le succès d'une réinstallation de tigres dans des zones ripuaires d'Asie centrale passe par la reconstitution de vastes bosquets de tugaï, mosaïque de végétation unique en son genre détruite à 99% avant 1970 pour la transformer en champ de coton. Ces véritables forêts de roseaux comptaient notamment des saules, des ormes, des frênes, des peupliers d'au moins deux sortes, des arbustes comme l'osier, un type d'olivier et diverses espèces de tamaris, des plantes grimpantes dont une clématite à la tige de la grosseur du bras, plusieurs sortes de roseaux dont certains atteignaient 6 à 8 mètres de hauteur, des graminées géantes hautes de 3 mètres... L'ensemble s'étendait souvent sur des dizaines de kilomètres, et constituait un paradis pour une faune variée, dont des tigres, des cerfs et des sangliers. Dans les vallées des rivières, le tamaris formait par endroits des fourrés si denses qu'ils en étaient impénétrables pour les hommes et les chiens. Le long de certaines rivières, on rencontrait de véritables prairies d'une graminée d'un mètre et demi de hauteur et qui formait des mottes. Les fleuves abritaient une très grande variété de poissons d'origines biogéographiques différentes: plusieurs sortes de carpes, deux sortes d'esturgeons, brême, brochet, barbeau, sandre, silure, chabot, et même saumon...
Aujourd'hui, ce type de milieu n'existe plus guère à une échelle significative que dans la réserve naturelle de Badaï Tougaï en Ouzbekistan. C'est une roselière s'étirant sur la rive Est de l'Amou - Daria, à 60 kms au Nord d'Ourgentch. Sa faune actuelle comprend des chats du désert, des chacals, des sangliers, des renards et des blaireaux. Le cerf de Boukhara a été introduit assez récemment.

Les réintroductions d'espèces ont des modalités différentes suivant la nécessité ou non de reconstruire le milieu qui lui et favorable, ou  l'espèce elle - même...

QUAND LE MILIEU EXISTE DEJA
On réimplante aujourd'hui en Normandie des élans capables de manger l'herbe inondée des marais. Et le bison européen , sauvé in extremis, est petit à petit réintroduit en Pologne et dans les Carpathes.
Au Villaret, en Lozère, sur le Causse Méjean, une petite association a par ailleurs entrepris de repeupler la Mongolie en chevaux de Przewalski. Sur le causse désertique battu par les vents, une soixantaine de ces chevaux (issus de 13 animaux capturés au début du XXème siècle et maintenus dans des zoos) ont, depuis 1993, réappris l'état sauvage, la concurrence des mâles recréant des comportements sociaux propres et des familles naturellement constituées. En 2004, douze d'entre eux ont été acheminés dans une zone reculée de Mongolie, puis dix autres l'année suivante...

QUAND IL FAUT "RECONSTRUIRE" L'ANIMAL
En Afrique du Sud, le quagga, mi - zèbre mi - cheval, rayé sur la moitié du corps, officiellement disparu depuis la deuxième moitié du 19ème siècle, est en train de renaïtre de ses cendres. A partir de l'analyse génétique de ses tissus, un taxidermiste a prouvé qu'il s'agissait d'une simple sous - espèce de zèbre (et non pas une espèce à part entière). A partir de ce constat, il a cherché des zèbres aux caractéristiques approchantes et sur quatre générations, en sélectionnant les descendants, il a réussi a recréer un animal dont on croyait le dernier représentant éteint au zoo d'Amsterdam en 1883.

QUAND IL FAUT "RECONSTRUIRE" LES DEUX : LA STEPPE A MAMMOUTHS
Des projets audacieux et bien avancés visent à recréer à la fois l'animal lui - même et son écosystème.
Aujourd'hui, l'hypothèse de la reconstitution du mammouth à fourrure se pose très sérieusement.. Certains spécialistes considèrent que, si on s'en donne les moyens, on saura le faire d'ici 5 à 10 ans.
L'état de conservation de l'ADN de cet animal est encourageant. "Les os de mammouths à Kathanga (Sibérie), ce n'est ni plus ni moins des os de boucherie qui sont restés un peu longtemps au congélateur", explique le paléogénéticien Régis Debruyne. Il précise: "Quand je perce l'os pour prélever de l'ADN, j'ai de la graisse plein les mains. C'est tellement bien conservé qu'on pourrait en faire de l'os à moelle."
A la Penn State University, Stephan Schuster, qui a le premier annoncé en Novembre dernier avoir complété le décryptage du génome du mammouth, cherche à lever aujourd'hui 10 milliards de dollars pour entrer dans la phase de clonage. La semaine dernière, le paléogénéticien a réuni la vingtaine de scientifiques internationaux qui participent à ses recherches pour deux jours de discussions conclus par une rencontre avec les sponsors et la très riche National Science Foundation, qui, aux Etats - Unis, centralise tous les financements de programmes scientifiques...
Des travaux comparables sont menés au Japon.
Les scientifiques sont, d'autre part, unanimes à considérer que l'Homme de Neandertal serait encore plus simple à reconstituer que le mammouth, et que si le grand animal revit demain, l'être humain le fera après demain...

JOSH DONLAN : REFAIRE DE L'AMERIQUE UN PLEISTOCENE VIVANT
Depuis l'Utah où il travaille, l'écologiste Josh Donlan est un des animateurs les plus enthousiastes de la "Pleistocene Rewilding", une branche de la biologie de la conservation qui cherche à réintroduire en Amérique du Nord des espèces disparues à la fin de la dernière période glaciaire. il explique: "Il ne s'agit pas là de curiosité scientifique mais de réintroduction écologique. Partout où l'homme est apparu, les grands mammifères ont peu à peu été exterminés. Toutes les études nous montrent qu'ils avaient un rôle essentiel dans la dynamique des écosystèmes. Le mammouth peuplait l'Amérique autrefois. Si on peut le réintroduire, pourquoi ne pas le faire?"
Donlan et son équipe envisagent la reconstitution du spectre floro - faunistique complet, et parmi les grands prédateurs, la présence de clans de lions est programmée.

Le Pleistocene Rewilding concerne aussi l'Europe, avec, à sa tête, Jens Christian Svenning, de l'Université Aarhus, en Hollande. Pour l'heure, les espèces concernées sont parmi d'autres le lion asiatique (qui était présent en Hongrie), le léopard (présent en Grèce), la hyène striée, le dhôle (loup rouge), et l'hippopotame...

SERGUEÏ ZIMOV : LES ANIMAUX GEANTS COMME BOUCLIERS FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Sergueï Afanassievich Zimov travaille à la station scientifique Cherskii (République de Sakha, Yakoutie).
Depuis 1989, il aménage un premier cercle territorial, le "Pleistocene Park", de 160 km2, pour initier une steppe à mammouths. Lors des premières années, le travail a été dégrossi par des rennes et des élans. Dès les beaux jours 2009, lui et son équipe attendent l'arrivée de boeufs musqués.
Sergueï a une théorie : la végétation d'un lieu est déterminée par les animaux qui la peuplent, et non le contraire. Grâce aux rennes et élans hier, les boeufs musqués aujourd'hui, les mammouths et les rhinocéros laineux demain, la steppe qui protégeait le permafrost sera reconstituée.
Ainsi, Zimov espère t-il réenclencher un cercle vertueux où cette terre nourrira à son tour les nombreuses espèces qui la fertiliseront.
J'avais indiqué les choses dans les mêmes termes, le 17 février dernier, sur le présent blog (page: "Grands félins contre changement climatique"). D'ailleurs, S. Zimov a programmé la présence de tigres pour équilibrer sa "recette écologique".

LE TIGRE DES ROSELIERES ET LE RHINOCEROS A FOURRURE
En Asie centrale, le tigre, à l'abri des rideaux de phragmites de huit mètres de hauteur, côtoya (peut - être jusqu'au 15ème siècle) un ou plusieurs descendants du rhinocéros laineux (Planhol 2004 - voir article précédent - page 762), jusqu'à la fin du 19ème siècle des lions, ainsi que  des esturgeons de 8 mètres et d'une tonne et demie, et jusqu'aux années 40, une mosaïque de 16 mammifères prédateurs de plus de 10kgs, ce qui est unique au monde, continent africain inclus.
Comme l'a indiqué Planhol (2004, p 826), cette région est riche de promesses pour l'avenir.
Oui, riche, décidément.
Car l'extinction n'est pas irréversible.
Le Phoenix, lui, est éternel.
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LA VIE EST LA PLUS FORTE

5 Avril 2009 , Rédigé par Alain Sennepin Publié dans #Retour du tigre en Europe

AU COEUR DES TENEBRES
A partir de la deuxième moitié du 19ème siècle , l'Eurasie est entrée dans un cercle maudit. Saisi d'une folie suicidaire, le continent s'est infligé continûment d'affreuses blessures qui ont failli lui coûter la vie.
 Les outrages infligés à la Nature Sauvage ont coïncidé  avec l'asservissement des êtres humains à des "impératifs" antinomiques de leurs nécessités sociales vitales, puis leur avilissement et leur dégénerescence en une plèbe consumériste, incarnation la plus ostentatoire de la barbarie.

DETRUIRE LA BEAUTE
Une destruction  efficace et durable de "l'adversaire" passe toujours, dans les pratiques politico religieuses  des hommes, aussi loin que l'on remonte dans l'Histoire, par la profanation de ce qu'il est le plus sacré à ses yeux. Détruire la Nature revient à stériliser la matrice la plus apte à secréter de l'Humain dans le sens qualitatif du terme et s'interdire toute possibilité de rédemption ultérieure.
En détruisant les tigres, les hommes profanaient la BEAUTE elle - même, comme entité idéelle indispensable à leur survie spirituelle et morale. Ils se sont condamnés eux - mêmes au désespoir.

LA MORT INDUSTRIELLE
De 1875 à 1945, le massacre programmé et systématique des tigres sur la totalité de leur aire de distribution est conduit en lien avec la destruction des cultures traditionnelles asiatiques et le suicide de la civilisation européenne.
En Corée, on détruit les tigres à la dynamite. En Asie centrale, on les éventre à la baïonnette.
En extrême orient russe, l'avancée du transsibérien sonne le glas des grands félins. Le naturaliste Nicolas Baïkov est convaincu d'assister à leur extinction définitive.
En Inde, les anglais présentent l'extermination des grands fauves comme une opération militaro humanitaire: il s'agit de libérer un peuple de la tyrannie d'un prédateur assoiffé de sang. Si nous n'étions pas là, disent -ils, les tigres seraient les maîtres de la Terre.
A l'inverse, en Asie centrale, l'objectif proclamé est uniquement économique : détruire le "tigre des roselières" (voir le paragraphe qui lui est consacré sur la page publiée le 28 mars) n'est qu'un préalable à l'incendie des roselières elles - mêmes (à partir des années 30, coïncidant avec la mort d'1,5 million de kazaks détruits par une famine artificielle) puis leur transformation en champs de coton, processus qui débouchera sur la fin de la civilisation pastorale, la mort de la Mer d'Aral et la chute des populations riveraines dans la misère et le désespoir. On s'attaque à un animal discret, élusif, qui n'a en aucune façon la dimension sacrale de ses congénères d'Asie orientale ou méridionale: il n'attaque ni l'homme ni son bétail, ne feule pas, son pelage est terne et les contrastes y sont peu ou pas marqués. Dès le début du XXème siècle, certains chasseurs mandatés par l'armée du Tsar peuvent s'enorgueillir de posséder des dizaines de dépouilles chacun. Pour les mêmes motifs, les léopards de la région subissent un sort semblable,  ainsi que les loups en Chine occidentale. Comme en Sibérie, le chemin de fer est la voie royale assurant la mort misérable des uns et le malheur des autres : transcaspien (arrivée à Tachkent en 1898), transaralien (1906), ligne Türkab, qui relie l'Asie centrale à la Sibérie (1930). On arase ainsi, notamment, une mosaïque de grands prédateurs unique au monde : 7 félins (tigre, léopard, guépard, once, lynx, caracal et même lion), 5 canidés (loup gris, loup rouge (dhole), chacal, renard roux, renard corsac), 3 mustélidés (blaireau, glouton, ratel), 2 ours (ours brun et ours à collier) et 1 hyène (hyène rayée).
Qui plus est, on plaçait sous le vocable "tigre de la Caspienne" des animaux à l'apparence et au comportement fort différents, vivant aussi bien dans les montagnes du Caucase, que dans les steppes, roselières et montagnes d'Asie centrale, les plateaux de Sibérie occidentale et les forêts subtropicales de Chine centrale. En 2003, cet animal est officiellement classé dans la liste des espèces "éteintes" par l'UICN.


REMONTER VERS LA LUMIERE
En 1988, 18 intellectuels ouzbeks créent le mouvement nationaliste Birlik: "Préservation des richesses naturelles, matérielles et spirituelles".
En 2004 (4 Août), le journal turc Turkish Daily News présente comme possible la survie de tigres en  Turquie orientale, dans les  zones de combat avec le PKK. Ces rumeurs courent toujours à l'heure actuelle (Arash Ghoddousi, communication personnelle).
La même année, le géographe Xavier de Planhol, dans son ouvrage encyclopédique "Le paysage animal", précise (page 826) que "L'Asie centrale, y compris dans les secteurs de domination chinoise, est pour la grande faune un espace potentiellement très prometteur".
En Août 2007, j'ai publié mon site "4 continents pour les tigres", avec une page consacrée à la nécessaire "résurrection des tigres occidentaux".
En 2008, Janvier : publication dans la Lettre de la SECAS (association du Jardin des plantes liée au Museum d'Histoire Naturelle) de mon article : "Un tigre européen oublié".
Novembre : Publication dans la même revue, de mon article : "Europe, Russie, Etats - Unis et leurs grands félins captifs: la croisée des chemins".
Décembre: publication sur mon site d'un important document PDF "Europe et grands félins".
En 2009, 11 Janvier : ouverture du présent blog.
14 Janvier : publication sur le site PlosOne d'un travail essentiel d'une équipe de l'université d'Oxford, montrant que tigre de Sibérie et de la Caspienne appartiennent à la même lignée génétique. Les tigres de Sibérie actuels sont en fait des tigres de la Caspienne qui ont essaimé vers l'Est au cours de la période historique. Certains des membres de l'équipe expriment dans la presse leur enthousiasme sur les perspectives ouvertes par une telle découverte deux semaines plus tard (Daily Science du 2 Février, détail sur ce blog, page du 18 mars).
20 mars : René Cagnat, Ambassadeur de France au Kyrgyzstan, m'apprend que le Président Turkmène, Gourbangouly Berdimouhammedov, a promis à Vladimir Poutine le cadeau de 2 paires de léopards, en vue de la réintroduction de l'espèce dans le Caucase (information confirmée par les russes) .
Hier 4 Avril, une amie russe m'a informé que lors d'une émission sur Radio Rossya du 28 février dernier, un chasseur Udeghe s'était spontanément exprimé sur les tigres, la protection et le culte qui leur était rendu par son peuple. La situation générale des tigres dans la région - qui est devenue de facto une terre de colonisation chinoise - est catastrophique (celle des léopards de l'Amour est encore pire malgré des efforts locaux méritoires de sensibilisation) . Mais en zone Udeghe, et bien que le chasseur préfère dire à ses interlocuteurs que les tigres sont en voie d'extinction, il indiqua incidemment à son interlocutrice que leur nombre était en forte augmentation, en lien avec la prolifération des sangliers en ce début d'année...

Nicolas Baïkov est mort desespéré, et pourtant le tigre de Sibérie est toujours vivant, ce qui signifie que le tigre de la Caspienne l'est également.
L'Eurasie peut guérir de son vide intérieur. Nous allons, très bientôt, lui proposer une thérapie qui a fait ses preuves.
une thérapie par LA BEAUTE.
 


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