LE DRAGON VERT DANS CHARLIE HEBDO
INFO PRESSE :
Le Dragon Vert est dans le numéro de Charlie Hebdo 927, paru ce matin 24 mars 2010.
Article de Fabrice Nicolino, page 15 (pleine page).
Le Dragon Vert est dans le numéro de Charlie Hebdo 927, paru ce matin 24 mars 2010.
Article de Fabrice Nicolino, page 15 (pleine page).
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DIAPORAMAS
Depuis cette nuit, deux nouveaux diaporamas sont téléchargeables à partir de mon site :
4 continents pour les tigres
http://www.avenir-tigres.com
1. Celui de la conférence que j'ai donnée au Museum National d'Histoire Naturelle, le 23 Janvier 2010 :
Retour des grands félins au coeur de l'Europe : renaissance du dragon vert
2. Celui qui présente l'action et les objectifs (voir blog du 24 janvier, à propos de la rencontre du 22)
de l'équipe de Yuri Bersenev, qui dirige, dans le Primorye (Extrême Orient Russe), le Parc National
ZOV TIGRA
4 continents pour les tigres
http://www.avenir-tigres.com
1. Celui de la conférence que j'ai donnée au Museum National d'Histoire Naturelle, le 23 Janvier 2010 :
Retour des grands félins au coeur de l'Europe : renaissance du dragon vert
2. Celui qui présente l'action et les objectifs (voir blog du 24 janvier, à propos de la rencontre du 22)
de l'équipe de Yuri Bersenev, qui dirige, dans le Primorye (Extrême Orient Russe), le Parc National
ZOV TIGRA
RETOUR DU TIGRE DE LA CASPIENNE : PRECISIONS
Aller au plus simple
L'article "Les choses s'enclenchent"du 26 février, concernant notamment un plan de réintroduction de tigres de Sibérie en Iran du Nord destiné à reconstituer la souche caspienne, a dû être modifié à plusieurs reprises depuis lors. La version actuelle, en principe définitive, résulte d'un remaniement opéré dans la soirée d'hier 13 mars.
De quoi s'agit - il? Une dépêche iranienne du 9 Janvier évoquait un plan croisé russo iranien concernant des guépards persans destinés à repeupler le Caucase et des tigres de Sibérie destinés à repeupler les forêts du Sud de la Caspienne. A partir de celle - ci, des développements ont été rédigés sur Wikipedia, sur les pages respectives du tigre de la Caspienne et du guépard persan.
Il est apparu très vite que le volet "guépards" présente des inconvénients majeurs : ces animaux sont très peu nombreux à l'état sauvage (peut être pas plus de 60 en Iran central). Ils ne se reproduisent pas en captivité. D'une certaine façon, le statut des guépards persans évoque celui des tigres de Chine du Sud avant l'extraordinaire initiative de Li Quan en 2003.
Puis un contact iranien en France a subodoré une confusion entre guépards et léopards dans l'information transcrite. Il savait que russes et iraniens étaient en négociation sur ces animaux depuis 2007.
Par ailleurs, il avait appris que la nouvelle équipe en place depuis quelques mois au ministère de l'Ecologie en Iran avait, dès son installation, souhaité la reintroduction de tigres en Iran.
Muhamad Faradhinia, responsable du plan Léopards, m'indiqua pour sa part que les animaux destinés à la Russie étaient des léopards, non des guépards.
Il s'avère, après recoupement, qu'il existe deux plans différents, pilotés par deux administrations différentes (voir blog 26 février).
Les léopards dans le Caucase : le projet serait un os à ronger pour les écologistes, face aux dévastations provoquées par les chantiers de préparation des jeux d'hiver de Sotchi, en 2014.
Un premier couple est arrivé dans la région en mars 2009 (cadeau du président turkmène à Vladimir Poutine) .
Poutine avait dit à Jean Claude Killy, président du Comité Olympique français, en lui présentant les animaux à l'été de la même année, que le plan de réensauvagement serait mis en oeuvre après 2014 si les J.O. se passaient bien (sous entendu, si les écolos nous laissent tranquilles). Un nouveau couple, iranien celui là, devrait arriver au printemps 2010 (accord officiel passé le 28 février entre les administrations des deux pays). Les responsables russes du projet escomptent des iraniens encore 2 couples supplémentaires dans les années à venir, soit un total de 8 animaux.
Le WWF Russie menace de se retirer du projet, s'il continue à s'inscrire dans une logique de chantage des autorités à accepter l'inacceptable dans la région de Sotchi.
Le plan croisé tigres - guépards : le volet tigres a l'accord du WWF Russie qui en prévoit la facilitation.
Les graves questions concernant le volet guépards demeurent.
La sagesse est d'abandonner ce volet, en l'état actuel des choses.
Il est normal que l'Iran abrite des léopards, et que ce pays retrouve ses tigres. Il doit aussi pouvoir préserver ses guépards, voire les renforcer avec des apports africains, dont ils sont très proches (voir blog du 26 février).
Il est normal que la Russie retrouve ses léopards dans le Caucase, mais dans des milieux préservés.
Il est normal qu'elle retrouve ses guépards : pourquoi ne pas s'adresser à l'Afrique, comme l'ont fait les Emirats Arabes, pour la réintroduction récente des leurs, du fait qu'il y a compatibilité biologique entre guépards africains et persans (voir précisions dans blog du 26 février)?
Enfin, il est légitime que la Russie retrouve aussi ses tigres dans des régions méridionales et occidentales de son territoire, du fait de l'unicité historique du tigre russe, de la Sibérie à la mer Noire et à la Polésie, en passant par le delta de la Volga.
L'article "Les choses s'enclenchent"du 26 février, concernant notamment un plan de réintroduction de tigres de Sibérie en Iran du Nord destiné à reconstituer la souche caspienne, a dû être modifié à plusieurs reprises depuis lors. La version actuelle, en principe définitive, résulte d'un remaniement opéré dans la soirée d'hier 13 mars.
De quoi s'agit - il? Une dépêche iranienne du 9 Janvier évoquait un plan croisé russo iranien concernant des guépards persans destinés à repeupler le Caucase et des tigres de Sibérie destinés à repeupler les forêts du Sud de la Caspienne. A partir de celle - ci, des développements ont été rédigés sur Wikipedia, sur les pages respectives du tigre de la Caspienne et du guépard persan.
Il est apparu très vite que le volet "guépards" présente des inconvénients majeurs : ces animaux sont très peu nombreux à l'état sauvage (peut être pas plus de 60 en Iran central). Ils ne se reproduisent pas en captivité. D'une certaine façon, le statut des guépards persans évoque celui des tigres de Chine du Sud avant l'extraordinaire initiative de Li Quan en 2003.
Puis un contact iranien en France a subodoré une confusion entre guépards et léopards dans l'information transcrite. Il savait que russes et iraniens étaient en négociation sur ces animaux depuis 2007.
Par ailleurs, il avait appris que la nouvelle équipe en place depuis quelques mois au ministère de l'Ecologie en Iran avait, dès son installation, souhaité la reintroduction de tigres en Iran.
Muhamad Faradhinia, responsable du plan Léopards, m'indiqua pour sa part que les animaux destinés à la Russie étaient des léopards, non des guépards.
Il s'avère, après recoupement, qu'il existe deux plans différents, pilotés par deux administrations différentes (voir blog 26 février).
Les léopards dans le Caucase : le projet serait un os à ronger pour les écologistes, face aux dévastations provoquées par les chantiers de préparation des jeux d'hiver de Sotchi, en 2014.
Un premier couple est arrivé dans la région en mars 2009 (cadeau du président turkmène à Vladimir Poutine) .
Poutine avait dit à Jean Claude Killy, président du Comité Olympique français, en lui présentant les animaux à l'été de la même année, que le plan de réensauvagement serait mis en oeuvre après 2014 si les J.O. se passaient bien (sous entendu, si les écolos nous laissent tranquilles). Un nouveau couple, iranien celui là, devrait arriver au printemps 2010 (accord officiel passé le 28 février entre les administrations des deux pays). Les responsables russes du projet escomptent des iraniens encore 2 couples supplémentaires dans les années à venir, soit un total de 8 animaux.
Le WWF Russie menace de se retirer du projet, s'il continue à s'inscrire dans une logique de chantage des autorités à accepter l'inacceptable dans la région de Sotchi.
Le plan croisé tigres - guépards : le volet tigres a l'accord du WWF Russie qui en prévoit la facilitation.
Les graves questions concernant le volet guépards demeurent.
La sagesse est d'abandonner ce volet, en l'état actuel des choses.
Il est normal que l'Iran abrite des léopards, et que ce pays retrouve ses tigres. Il doit aussi pouvoir préserver ses guépards, voire les renforcer avec des apports africains, dont ils sont très proches (voir blog du 26 février).
Il est normal que la Russie retrouve ses léopards dans le Caucase, mais dans des milieux préservés.
Il est normal qu'elle retrouve ses guépards : pourquoi ne pas s'adresser à l'Afrique, comme l'ont fait les Emirats Arabes, pour la réintroduction récente des leurs, du fait qu'il y a compatibilité biologique entre guépards africains et persans (voir précisions dans blog du 26 février)?
Enfin, il est légitime que la Russie retrouve aussi ses tigres dans des régions méridionales et occidentales de son territoire, du fait de l'unicité historique du tigre russe, de la Sibérie à la mer Noire et à la Polésie, en passant par le delta de la Volga.
ILS FONT PROFIL BAS
Conférence CITES : propos tactiques du lobby des tigres de boucherie
A l'occasion de l'ouverture de la conférence, à Doha, au Qatar, hier 13 mars, sur le commerce des animaux sauvages (avec le thon rouge en héros de tragédie), les représentants officiels de la médecine traditionnelle chinoise ont officiellement appelé leurs membres à trouver urgemment des produits de substitution à ceux tirés du tigre dans leurs préparations.
Surs de leur force sur le terrain, et en même temps conscients de l'exposition médiatique particulière dont bénéficie le tigre en 2010 à l'échelle mondiale, les représentants du lobby des tigres de boucherie ont choisi de ne pas froisser frontalement l'opinion internationale, voire d'endormir celle - ci.
Celà ne changera strictement rien dans la réalité, les "fermes clandestines" étant légions, dans les endroits les plus improbables, et la force de frappe des braconniers chinois étant phénoménale (voir le désarroi des rangers du parc de Yellowstone devant la disparition des ours noirs orchestrée avec une organisation de type militaire et orchestrée par ce même lobby).
Pour information, voici quelques éléments des déclarations officielles des représentants de la World federation of Chinese Medicine Societies (WFCMS) :
"Tiger conservation has become a political issue in the world. Therefore, it's necessary for the traditional chinese medicine industry to support the conservation of endangered species, including tigers" (Huang Jianyin, deputy secretary of WFCMS).
UN COUP DE COM' EXPLICITE...
"We will ask our members not to use endangered wildlife in traditional chinese medicine, and reduce the misunderstanding and bias of the international community. The traditional chinese medicine industry should look for substitutes and research on economical and effective substitutes for tiger products, which will
improve the international image and status of traditional chinese medicine and promote them in the world."
... IMMEDIATEMENT RELAYEE par des "protecteurs de la Nature" :
"The Societies'public declaration is a clear signal that the traditional Chinese medicinal community is now backing efforts to secure a future for wild tigers" (Professor Xu Hongfa, head of TRAFFIC's programme in China).
Ils pensent avoir le temps pour eux. Ils veulent nous endormir, le temps d'une année de célébrations.
Lynx ibériques dans les chênes liège du Portugal, léopards persans dans le Caucase, tigres de Sibérie au Sud de la Caspienne, nouveau territoire d'accueil pour des léopards de l'Amour : les premières écailles du Dragon Vert antidote apparaissent.
Soyons comme les médecins traditionnels : préparons un médicament écologique et social digne d ce nom, avec du corps et du bouquet. A nos cornues!
Indonésie : les papetiers des ténèbres
L'émission "Envoyé spécial" (France 2 20h35) du 11 mars 2010, a montré le combat desespéré des derniers tigres de Sumatra pour sauver leur forêt dévorée par l'industrie papetière. Comme les indiens des plaines en Amérique, ils avaient, par le passé, obtenu quelques victoire fragiles et provisoires (comme en 2003, où leur action vigoureuse avait fait cesser, pour un temps, toute exploitation sur un secteur de 600km2).
Mais l'industrie papetière continue inexorablement à déménager la forêt primaire, puis inonde le monde entier de ses produits (en niant que ceux ci proviennent de celles là, un peu comme s'apprêtent à faire les responsables de la médecine traditionnelle chinoise à propos des tigres en pièces détachées. Puis ce sont les palmiers à huile à perte de vue qui prennent le relais, producteurs de nécrocarburants, dans les plantations desquelles sont liquidés les derniers orangs outangs et tigres de Sumatra. Ceux ci sont de modernes avatars des plans de cotons qui remplacèrent les roselières tugaï à partir des années 30 en Asie centrale, mettant fin à un ecosystème unique, à sa grande faune et à ses communautés humaines, puis à la mer d'Aral.
L'immense usine de l'entreprise APP, installée au coeur de la forêt indonesienne, dévoratrice insatiable, comme le monstre des contes de Roman Rouguine, doit être détruite.
A l'occasion de l'ouverture de la conférence, à Doha, au Qatar, hier 13 mars, sur le commerce des animaux sauvages (avec le thon rouge en héros de tragédie), les représentants officiels de la médecine traditionnelle chinoise ont officiellement appelé leurs membres à trouver urgemment des produits de substitution à ceux tirés du tigre dans leurs préparations.
Surs de leur force sur le terrain, et en même temps conscients de l'exposition médiatique particulière dont bénéficie le tigre en 2010 à l'échelle mondiale, les représentants du lobby des tigres de boucherie ont choisi de ne pas froisser frontalement l'opinion internationale, voire d'endormir celle - ci.
Celà ne changera strictement rien dans la réalité, les "fermes clandestines" étant légions, dans les endroits les plus improbables, et la force de frappe des braconniers chinois étant phénoménale (voir le désarroi des rangers du parc de Yellowstone devant la disparition des ours noirs orchestrée avec une organisation de type militaire et orchestrée par ce même lobby).
Pour information, voici quelques éléments des déclarations officielles des représentants de la World federation of Chinese Medicine Societies (WFCMS) :
"Tiger conservation has become a political issue in the world. Therefore, it's necessary for the traditional chinese medicine industry to support the conservation of endangered species, including tigers" (Huang Jianyin, deputy secretary of WFCMS).
UN COUP DE COM' EXPLICITE...
"We will ask our members not to use endangered wildlife in traditional chinese medicine, and reduce the misunderstanding and bias of the international community. The traditional chinese medicine industry should look for substitutes and research on economical and effective substitutes for tiger products, which will
improve the international image and status of traditional chinese medicine and promote them in the world."
... IMMEDIATEMENT RELAYEE par des "protecteurs de la Nature" :
"The Societies'public declaration is a clear signal that the traditional Chinese medicinal community is now backing efforts to secure a future for wild tigers" (Professor Xu Hongfa, head of TRAFFIC's programme in China).
Ils pensent avoir le temps pour eux. Ils veulent nous endormir, le temps d'une année de célébrations.
Lynx ibériques dans les chênes liège du Portugal, léopards persans dans le Caucase, tigres de Sibérie au Sud de la Caspienne, nouveau territoire d'accueil pour des léopards de l'Amour : les premières écailles du Dragon Vert antidote apparaissent.
Soyons comme les médecins traditionnels : préparons un médicament écologique et social digne d ce nom, avec du corps et du bouquet. A nos cornues!
Indonésie : les papetiers des ténèbres
L'émission "Envoyé spécial" (France 2 20h35) du 11 mars 2010, a montré le combat desespéré des derniers tigres de Sumatra pour sauver leur forêt dévorée par l'industrie papetière. Comme les indiens des plaines en Amérique, ils avaient, par le passé, obtenu quelques victoire fragiles et provisoires (comme en 2003, où leur action vigoureuse avait fait cesser, pour un temps, toute exploitation sur un secteur de 600km2).
Mais l'industrie papetière continue inexorablement à déménager la forêt primaire, puis inonde le monde entier de ses produits (en niant que ceux ci proviennent de celles là, un peu comme s'apprêtent à faire les responsables de la médecine traditionnelle chinoise à propos des tigres en pièces détachées. Puis ce sont les palmiers à huile à perte de vue qui prennent le relais, producteurs de nécrocarburants, dans les plantations desquelles sont liquidés les derniers orangs outangs et tigres de Sumatra. Ceux ci sont de modernes avatars des plans de cotons qui remplacèrent les roselières tugaï à partir des années 30 en Asie centrale, mettant fin à un ecosystème unique, à sa grande faune et à ses communautés humaines, puis à la mer d'Aral.
L'immense usine de l'entreprise APP, installée au coeur de la forêt indonesienne, dévoratrice insatiable, comme le monstre des contes de Roman Rouguine, doit être détruite.
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