LEGENDE DES SIECLES
Ceci fait suite à "Reine des glaces, Matriarche du Monde" mis en ligne le 30 mai 2016, "Interfusion" le 6 avril 2020, "A travers les Temps" le 30 novembre 2020, "Open questions about a journalistic enigma" le 26 mars 2021, "Créateurs, Maîtres et Protecteurs du Monde" le 26 juin 2021.
http://europe-tigre.over-blog.com/2016/05/reine-des-glaces-matriarche-du-monde.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2020/04/interfusion.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2020/11/a-travers-les-temps.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/03/open-questions-about-a-journalistic-enigma.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/createurs-maitres-et-protecteurs-du-monde.html
MABY DICK, MATRIARCHE DES SONGES.
Des légendes de Grande Baleine Blanche existent peut-être depuis des millénaires. Celles-ci concernent des baleines franches arctiques, et sont liées aux observations des peuples pêcheurs du Nord du Canada, dont certains ont colonisé le Gröenland il y a 4500 à 5000 ans. A partir du XVIème siècle, les Basques ont établi de nombreux échanges avec ces populations, et intensivement chassé ces animaux. Une légende écossaise évoque une grande baleine blanche immortelle, terreur des mers arctiques, chassée en vain pendant plus de 200 ans... Jules Verne l'évoquera dans 2 de ses romans et la presse américaine l'associera directement aux cachalots combattants...
UN ESSOR INATTENDU. Lors de la transition Pleistocène-Holocène, la Grande Baleine Polaire, présente dans des zones beaucoup plus méridionales lors du dernier épisode glaciaire, est remplacée par la baleine franche, augurant un déclin significatif voire une disparition prochaine. Or, en dépit du changement climatique et de la réduction de son aire de distribution, la population de ses femelles s'accroît alors de façon significative, contrairement à ce qui arrive à de nombreux mammifères terrestres holarctiques à la même époque.
Foote (Andrew D.), Kaschner (Kristin), Schultze (Sebastian E.), Garilao (Cristina), Ho (Simon Y. W.), Post (Klaas), Higham (Thomas F. G.), Stokowska (Catherine), Es (Henry van der), Embling (Clare B.), Gregersen (Kristian), Johansson (Friedericke), Willerslev (Eske), Gilbert (M Thomas P.). 2013. Ancient DNA reveals that ancient Bowhead Whale Lineages survived late Pleistocene climate change and habitat shifts. Nature communications 4 (1677).
https://www.nature.com/articles/ncomms2714
Kahlke, Ralf-Dietrich (2014-07-15). "The origin of Eurasian Mammoth Faunas (Mammuthus–Coelodonta Faunal Complex)" (PDF). Quaternary Science Reviews. 96: 32–49.
http://www.rhinoresourcecenter.com/pdf_files/140/1404659577.pdf
Un Mystère... En 2018, Philippe Jaworski évoque un "mystère littéraire" que nous a laissé Jules Verne, et "qui n'a toujours pas trouvé son élucidateur". Dans "20 000 lieues sous les mers, il mentionne "le terrible Moby Dick des régions hyperboréennes". "Verne ne semble pas avoir connu le roman de Melville (à moins qu'il ait pu se procurer un exemplaire du volume lors de son passage à New York en avril 1867?)" Jules Verne a, de fait, beaucoup emprunté à Arthur Mangin (1864) qui évoque "la Grande Baleine Blanche des côtes du Groenland, chassée pendant deux siècles par les baleiniers écossais, qui l'appelaient Moby Dick et la regardaient comme la terreur des mers arctiques". Jaworski conclut ainsi : "Les "élucubrations de marins en délire" mentionnées par Verne semblent bien provenir du catalogue des monstres légendaires de Mangin. Mais, alors, où celui-ci a-t-il trouvé son "Moby Dick" qui n'est attesté nulle part dans les récits de chasse et les légendes étudiées par les spécialistes américains? Existe-t-il vraiment des récits "écossais" où le monstre serait appelé par le nom que lui donne Melville? Si ce dernier les connaissait, il ne serait donc pas l'inventeur du nom? On croyait Moby Dick inspiré du célèbre Mocha Dick..."
Jaworski (Philippe). 2018. Moby-Dick, ou : le cachalot. Quarto Gallimard. Référence citée page 837.
... Qui s'épaissit. Vérification faite, Mangin évoque une baleine nommée "MABY DICK". Erreur typographique? Transcription écrite hasardeuse d'un témoignage oral anglophone? Allusion à la Reine Mab, déesse des songes de la mythologie celtique, que l'on retrouve au chapitre 31 du roman de Melville, où Stubb raconte un rêve étrange ? Ou toute autre origine? Qui peut savoir? Par ailleurs, la légende indique que le monstre est encore aperçu de temps à autres, mais qu'il est désormais tellement vieux que son dos est recouvert d'algues et de balanes...
Mangin (Arthur). 1864. Les mystères de l'Océan. Alfred Mame et Fils. Tours. 448 pages. Référence citée page 297 dans le chapitre « Le serpent de mer ». Version numérisée, California University. https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uc1.b4497804&view=1up&seq=1
Et on sait aujourd'hui que la baleine franche du Groenland peut vivre plus de 200 ans...
Rozell (Ned). 2007. Bowhead whales may be the world's oldest mammals. Alaska Report.
Par contre, Jules Verne, lui, évoque bien "Moby Dick" (?!)... Mais à aucun moment, il n'associe l'animal à un cachalot, dont il se fait une toute autre image :
http://europe-tigre.over-blog.com/2020/06/le-sauveur-de-l-amerique.html
Et pour une vue d'ensemble : Verne (Jules). 1869/1870. Vingt mille lieues sous les mers. Editions Hetzel. Chapitres 1, 2 et 12.
https://fr.wikisource.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers/Partie_1/Chapitre_1
https://fr.wikisource.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers/Partie_1/Chapitre_2
https://fr.wikisource.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers/Partie_2/Chapitre_12
Dans un roman fantastique plus tardif (1901), il mentionne à nouveau la légende évoquée par Mangin, pour en faire un objet de moquerie de l'équipage vis-à-vis du personnage de Jean-Marie Cabidoulin, qui croit à l'existence du Grand serpent de Mer... Or, de nombreux grands cétacés semblent bien être victimes d'un terrible prédateur qui va jusqu'à perturber totalement leurs migrations...
Verne (Jules). 1901. Les histoires de Jean-Marie Cabidoulin. Le Serpent de mer. Hetzel. https://www.citesciences.fr/archives/francais/ala_cite/expositions/jules_verne/livres/livres/LesHistoiresDeJean-MarieCabidoulin_1.0.pdf
La trame du roman a semble t-il fortement inspiré Dimitri dans une de ses bandes dessinées : Dimitri. 1993. Haute Mer. BD. Glénat.
En 1875, l'ensemble de l'équipage du baleinier-barque "Pauline" avait effectué une déposition officielle devant magistrat selon laquelle ils avaient vu, en juillet de cette année, un immense serpent de mer qui enserrant un grand cachalot et qui secouait sa proie comme un jouet, avant de l'entraîner dans les profondeurs : Bassett (Fletcher Stewart). 1885. Legends and superstitions of the Sea and of Sailors in All Lands and at All Times. Chicago and New-York. Belford Clarke & co. Référence citée page 225 -233 dans la version numérisée- : Version numérisée par les services d l'Université d'Harvard.
https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=hvd.hwl45n&view=1up&seq=217
L'EPOPEE BASQUE, UNE ETRANGE CATASTROPHE. Après avoir vidé le Golfe de Gascogne de ses baleines noires dès le 7ème siècle et peut-être même bien avant (baleines franches de l'Atlantique Nord), les Basques vont chasser plus au Nord à partir du XVIème siècle, mais ne rencontrent alors que très peu de ces animaux, qui avaient fait l'objet d'une chasse industrielle particulièrement intensive par les scandinaves dès le 6ème siècle.
https://www.sciencedaily.com/releases/2018/06/180613113745.htm
Ils "se rabattent" alors majoritairement sur les Grandes baleines franches polaires, qu'ils massacrent par dizaines de milliers entre 1530 et 1610.
http://pubs.aina.ucalgary.ca/arctic/Arctic61-1-61.pdf
Et perdent 540 hommes dont les navires sont pris dans les glaces précoces lors de la campagne 1576-1577 [Labrador/Terre Neuve] (Cazeils 2000, page 49). Les circonstances précises d'une telle catastrophe sont inconnues... Les Basques se liaient spontanément aux populations qu'ils cotoyaient au cours de leurs campagnes, aussi bien en Islande qu'au Spitzberg ou en Amérique du Nord-Est...
Cazeils (Nelson). 2000. Dix siècles de pêche à la baleine. Editions Ouest France. Références citées pages 30-67.
MUNGWA DICK, OR : "THE STRANGER". Aallaaluk, la Grande Baleine Blanche des Inuits du Nunavut et du Groenland, depuis la nuit des temps. La Grande Baleine franche de l'arctique est une clef de voute de la culture de la plupart des peuples de l'Arctique (sinon tous), et depuis des millénaires pour certains d'entre eux. Des chasseurs appartenant à ces communautés évoquent l'existence d'individus d'une taille supérieure à 24m.
La culture de Saqqaq est la plus ancienne du Groenland connue à ce jour. La Grande baleine polaire est au coeur de la vie de ses communautés depuis des millénaires.
La maison représente une grande baleine franche. L'entrée est la bouche, les salles sont le corps.
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Voir le détail dans : Patton (Katherine A.), Savelle (James M.). 2008. The symbolic dimensions of whale bone use in Thule winter dwellings. Inuit Studies 30 (2), 137-161.
https://www.erudit.org/fr/revues/etudinuit/2006-v30-n2-etudinuit1994/017569ar/
Les fondateurs de cette culture sont originaires du Canada septentrional (le "Nunavut" actuel). Ces chasseurs sont porteurs de représentations d'une extrême richesse du grand animal (qui, d'ailleurs, pourrait en douter?). Ils distinguent les animaux "agressifs" (les jeunes) des plus dociles et d'un meilleur rapport économique (les plus âgés), les grands mâles "au nez de rocher" [accumulation de coquillages ectoparasites à la pointe de la hure] plus difficiles à capturer que les grandes femelles... Les vieux (sexe non précisé), tâchetés de blanc, apprennent aux jeunes à éviter les orques et les barques des chasseurs.
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Ils peuvent se montrer résolument dissuasifs voire offensifs vis-à-vis des chasseurs. Une "légende" évoque la plus grande de toutes les baleines, de couleur noire, que, de loin, on confond avec une île... Un autre individu gigantesque est de couleur blanche. Il est très différent des autres baleines, et les gens continuent à le voir le chaque année. Ils l'ont appelé "Aallaaluk" ("The Stranger" : l'étranger dans son sens le plus fort -contrairement à "the foreigner" -qui vient d'ailleurs- ; Celui qui est étrange)...
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https://www.nwmb.com/en/publications/bowhead-knowledge-study/1819-bowhead-knowledge-study-eng/file
Un félin géant mystérieux de la forêt tanzanienne côtière de l'océan indien était nommé de façon homologue par les riverains : le MNGWA...
En tout état de cause, et après ceux recueillis par Malaurie et Saladin d'Anglure parmi d'autres, la lecture de ces témoignages -comme, de la même façon, ceux recueillis par Galhano Alves sur la pluralité des lions dans les représentations des gourmantchés du Niger-
nous fait toucher du doigt l'étendue vertigineuse de notre ignorance, et dont nous ne sortirons pas, concernant ce que savaient véritablement les chasseurs de mammouths laineux à propos de leurs proies en particulier et de leur environnement en général, et construit à partir de ces connaissances que nous n'aurons jamais...
Au moins peut-on constater que la culture millénaire de la Grande Baleine Polaire, telle une roche mère, est un socle qui a puissamment influencé, en de multiples aspects, la représentation des grands cachalots combattants dans le regard des baleiniers lors de la Première Guerre du Pacifique.
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Historiquement, on peut donc repérer de vastes "cultures de la baleine", qui sont assez loin de se superposer à celle des scandinaves et de leurs descendants d'une part, à celle "du Pacifique" d'autre part. Suivant les polarités évoquées avant-hier dans "Créateurs, Maîtres et Protecteurs du Monde", se sont dessinées une culture du cachalot, originaire de l'hémisphère sud, et une culture de la baleine franche dans l'hémisphère Nord, et dans les deux cas, au sein de nombreuses communautés très différentes les unes des autres. Le chapitre 12 de "Vingt mille lieues sous les mers" ne peut donc pas nécessairement être lu comme l'agression des barbares occidentaux (les cachalots) contre la sage et douce culture orientale (les baleines franches)...
Lors de la Première Guerre du Pacifique, les représentations tendent à fusionner.
http://europe-tigre.over-blog.com/2020/04/interfusion.html
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Au début des années 1890, la presse américaine évoque les cachalots combattants comme "terreurs des mers arctiques" (!) au moment où, dans le delta du Mackenzie, les Grandes Baleines Franches subissent un véritable "Wounded Knee" marin...
La "terreur des glaces" poursuit son chemin au XXème siècle.
Edition en roumain, 1961.
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En 1978, j'étais allé admirer le corps immense de la baleine "Europe" sur la Place Jean Epinat à Vichy. Ce rorqual commun avait été harponné au large de Trondheim (Norvège) en 1952, éviscéré, gorgé de 7000 litres de formol, avant de faire un premier tour du Monde en 1954, à travers l'Europe, l'Afrique du Nord et le Japon. Acheté en 1959 par Pierre Siffer, homme d'affaire fribourgeois (Suisse), il fait un tour d'Europe sous différents noms (Goliath, Herkules, Kita, Europe...). En 1960, "Goliath" est à Paris, où il est présenté comme "le monstre des mers glacées dévorant les embarcations des pêcheurs démunis"... (Sylvestre 2020, page 18). Cette description baroque évoque autant un cachalot combattant broyeur de baleinières qu'une monstrueuse baleine franche arctique... Avant de se spécialiser dans la chasse de cette dernière, les baleiniers basques au Spitzberg (actuel Svalbard) avaient tenté leur chance avec les rorquals communs, mais l'expérience avait tourné à la catastrophe, car des pêcheurs perdirent la vie, entraînés sous les glaces par les rorquals harponnés (Cazeils 2000, page 52).
Sylvestre (Jean-Pierre). 2020. Baleines en exposition : du squelette au modèle grandeur nature. Dans Espèces. Revue d'Histoire Naturelle. N° 36 : Baleines de foire, baleines de muséums : les cétacés exposés, pages 14-22.
Cazeils (Nelson). 2000. Dix siècles de pêche à la baleine. Editions Ouest France.
En 1962, les japonais glorifient leur industrie baleinière à travers "Kujira Gami", film inspiré de "Moby-Dick" qui met en scène une monstrueuse baleine franche du Japon*, et qui peut être considéré comme un avatar tardif des films de propagande de guerre.
The eye was in the shrine. 29 octobre 2018. http://europe-tigre.over-blog.com/2018/10/the-eye-was-in-the-shrine.html
C'est face à une femelle suitée de cette espèce que la communauté baleinière nippone connaît la pire catastrophe de son histoire le 24 décembre 1878, aussi traumatisante que le fut le naufrage de l'ESSEX le 20 novembre 1820 pour les baleiniers américains.
POUR RAPPEL : LA CATASTROPHE DU ÔSEMI-NAGARE. Le 24 décembre 1878, les baleiniers de Taiji (Japon du Sud-Est) qui, en situation alimentaire difficile, mettent les embarcations à la mer alors qu'une tempête se prépare, puis violent les principes de base du chasseur traditionnel de ne s'en prendre en aucun cas à une femelle suitée, subissent la plus grande catastrophe humaine dans l'histoire de cette activité à l'échelle mondiale. La femelle se défend furieusement et disperse les embarcations. La totalité de la flotte est détruite. Plus de cent hommes périront à tout le moins. Cependant, "on ne sait pourquoi, aucun document faisant état des morts et des disparus n’existe", raconte l’historien local Horihashi Hiroshi (87 ans). Selon les recherches de ce dernier, la flottille était composée d’une vingtaine de bateaux à bord desquels se trouvaient 258 personnes et qu’au minimum 119 ont trouvé la mort lors du naufrage. Les chiffres réels sont encore inconnus aujourd’hui. Les survivants émigrent, la cité devient une ville fantôme.
Désormais, les évolutions culturelles croisées, au sein des communautés humaines et cétacéennes, et entre ces communautés, vont elles pouvoir ouvrir un chemin, et l'entretenir efficacement...
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* La baleine franche du Japon (ou Baleine franche du Pacifique Nord) peut être aussi massive que la Grande Baleine Franche Arctique. Elle peut atteindre 135 tonnes.
Omura, H., S. Ohsumi, K. N. Nemoto, K. Nasu, and T. Kasuya. 1969. Black right whales in the North Pacific. Scientific Reports of the Whales Research Institute, Tokyo. 21:1-78.
Et peut être même 150 tonnes (Monterey -Californie- 1873, dans Scammon 1874).
SCAMMON, C. M. (1874). The marine mammals of the north-western coast of North America, described and illustrated: Together with an account of the American whale fishery. San Francisco. 320 pages.
Omura : « North Pacific Right Whale » (60 pages).
http://www.icrwhale.org/pdf/SC0131-52.pdf
Scarff (Jame E.). 1986. Historic and Present Distribution of the Right Whale (Eubalaena glacialis) in the Eastern North Pacific. Rep. Int. Whal. Comn (special issue 10), 43-63.
http://www.sfcelticmusic.com/js/RTWHALES/Scarff_1986_NPRW.PDF
Avec le réchauffement de la région arctique arctique en cours, les deux espèces tendent à s'hybrider.
https://www.livescience.com/9110-mating-mystery-hybrid-animals-hint-desperation-arctic.html
Kelly, B. P.; Whiteley, A.; Tallmon, D. (2010). "The Arctic melting pot"(PDF). Nature. 468 (7326): 891. Bibcode:2010Natur.468..891K. doi:10.1038/468891a. PMID 21164461. S2CID 205061007
CREATEURS, MAITRES ET PROTECTEURS DU MONDE
Ceci fait suite à "La Bouche Vide ?" mis en ligne hier 25 juin.
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/la-bouche-vide.html
MYSTI DICK, ou : les 3 courants de la conquête.
A fluctibus opes
L'augmentation des populations de plancton océanique à certaines périodes de la préhistoire a induit des réorganisations radicales dans la physiologie et le comportement de certains animaux marins, faisant de ceux-ci les plus grandes créatures dans l'Histoire du Monde, qui ont géré leur environnement à leur avantage et pour la prospérité d'autrui, jusque dans les premières décennies du XXème siècle. Ce phénomène s'est décliné à travers trois principales stratégies, dont 2 s'expriment à travers le filtrage de proies zoolanctoniques . Chacune passe par un remodèlement céphalique profond. Les 3 formes les plus extrêmes de l'Hypergigantisme liées à ces stratégies évolutives se sont toutes exprimées en milieu polaire.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5454272/
https://science.sciencemag.org/content/366/6471/1367
Le filtrage nécessitait le remplacement progressif des dents par des fanons : voir un "chainon manquant" dans "La Bouche Pleine" mise en ligne le 25 mai.
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/05/la-bouche-pleine.html
1. FILTRAGE ACTIF. Le prédateur chasse activement l'essaim zooplanctonique, avec lequel il agit comme une entité-proie. C'est notamment le cas des baleinoptères (dont les géants du groupe : rorquals bleu et commun). La cartilagination de certains os céphaliques permet une dilatation spectaculaire de la bouche qui peut aspirer une quantité considérable de nourriture en même temps qu'un volume d'eau considérable, libéré dans un second temps (lors de chaque épisode de ce type, le rorqual tend à doubler de volume pour un court moment). C'est dans les eaux richissimes de l'océan austral (qui borde le continent antarctique) que les grands rorquals ont atteint leur développement maximal, aussi bien sur le plan démographique que sur le volume des individus, leur permettant une exploitation optimale de leur environnement. Qui plus est, la "fabrique des géants" est poussée encore plus loin par un allaitement des enfants particulièrement intensif : la période de lactation est courte (six mois) mais les quantités de lait administrées au jeune sont absolument phénoménales, ce qui permet à celui- ci de connaître une croissance vertigineuse. La mère développe une couche de graisse énorme pendant la grossesse, puis utilise l'énergie de celle-ci pour le développement de son baleineau pendant la lactation, comme l'a magnifiquement établi Olav Oftedal, spécialiste des processus de lactation au sein du monde mammalien :
https://milkgenomics.org/article/whale-milk-tale/
Le requin baleine pratique aussi le filtrage actif, selon 2 modalités différentes. Il est le géant des géants parmi les sélaciens, et se comporte à bien des égards comme un cétacé fonctionnel. Il peut aussi pratiquer le filtrage passif.
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Le requin "grande gueule" (Megamouth shark) agit aussi en filtreur actif.
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2. FILTRAGE PASSIF. Il n'y a pas de recherche active du zooplancton. La tête du géant prend une proportion monstrueuse par rapport au reste du corps, et l'animal dérive lentement, bouche ouverte. Le cas le plus spectaculaire est celui de la Baleine Franche, et particulièrement la Baleine Franche "du Groenland" (Balaena mysticetus) qui possède la plus grande bouche du règne animal, et dont certains fanons peuvent atteindre 5m de long. La Grande Baleine boréale mérite donc assurément le titre de "GIGAMOUTH WHALE"... Entre leur première et cinquième année, les baleineaux perdent 40% de leur substance osseuse, énergie transférée dans le développement céphalique. La stratégie de développement postembryonnaire du baleineau est à l'opposé de celle du rorqual. L'enfant sera allaité de façon extensive, pendant des années, renforçant ainsi les liens au sein du groupe. L'animal se nourrit surtout de copépodes, dont il faut 200 000 individus pour remplir un bol à café. Il est le géant de la zone polaire Nord, en miroir au rorqual bleu au Sud. Voir, pour rappel : "Reine des glaces, Matriarche du Monde", mis en ligne le 30 mai 2016.
http://europe-tigre.over-blog.com/2016/05/reine-des-glaces-matriarche-du-monde.html
Le requin pélerin est, dans le monde des poissons, le filtreur passif géant par excellence. Il est le deuxième des requins par la taille, derrière le requin-baleine (filtreur actif ou passif selon les contextes).
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LE "TROISIEME GEANT". Nous avons déjà expliqué en détail ce qui a fait du cachalot mâle un agent historique de premier plan pour tous les organismes évoluant au niveau de la croûte terrestre, le 20 novembre dernier :
Ajoutons simplement ici que la redéfinition de sa formule dentaire (perte de la fonction prédatrice/déchiqueteuse, disparition au niveau du maxillaire supérieur) n'est pas, en soi, exceptionnelle : le dauphin de Risso, qui se nourrit de calmars comme le cachalots, n'a lui non plus pas de dent à la mâchoire supérieure. Mais le remodèlement céphalique de l'animal entraîne une augmentation impressionnante du volume dentaire (dents de 1KG, voire le double) -comme pour les fanons de la Baleine Franche du Groënland- alors même que des individus édentés gras et bien portants ont été répertoriés. De même, l'évolution du melon pour accueillir le sac spermacétique n'est pas non plus un cas unique (la baleine à bec de Cuvier utilise aussi son spermaceti pour plonger à 3000m de profondeur pendant près de 4h). C'est l'ampleur d'un tel remaniement chez le cachalot mâle qui montre que celui-ci n'est pas seulement utile pour plonger à de grandes profondeurs, mais en premier lieu pour l'écholocation et la communication à longue distance, qui lui ont permis, au XIXème siècle, de triompher de ses ennemis les baleiniers (Sennepin 2020, Whitehead 2021).
http://europe-tigre.over-blog.com/2020/06/premiere-vague.html
https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rsbl.2021.0030
La locomotion est en outre optimisée par un système sanguin d'une puissance et d'une complexité unique au monde, lié à un système lymphatique lui-aussi très particulier.
Ce choix social original au sein d'une organisation matriarcale a redéfini en profondeur le rôle social des mâles, comme l'a découvert François Sarano récemment :
https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-12-mars-2021
Ce système social est encore optimisé par un allaitement des jeunes de type extensif (comme celui de la Grande Baleine Boréale) qui dure entre 19 et 42 mois, mais peut atteindre 13 ANS chez certains individus...
Dans l'Océan austral, les plus grands cachalots ont directement concurrencé les rorquals bleus les plus gigantesques, en taille, et plus encore, en masse (voir, pour les potentialités ouvertes par les modes de calcul, des extraits de mon livre paru l'an dernier, et d'une page de mon blog mise en ligne le 26 mars de cette année) :
Stumpfhaus prétend que les cachalots combattants du Pacifique au XIXème siècle étaient généralement de très grande taille, certains d'entre eux atteignant une longueur de près de 30m pour une masse de presque 100t. Et en 1895, le baleinier « Desdemone », de New Bedford (capitaine : George F. Winslow), capture un grand cachalot mâle dans le Rio de la Plata possédant une dent de 30cm et pesant 2kgs (Franck 2012). Verrill (1916) n'exclut pas que certains mâles particulièrement grands ( avec une mâchoire inférieure de près de 7m), aient pu atteindre une longueur d'environ 33m, et que les propriétaires de dents géantes aient pu avoisiner les 35m (Verrill 1916, page 214). L'auteur qualifie de « pygmées » les grands mâles de 85 pieds (taille estimée, notamment, du vainqueur de l' « Essex ») en comparaison à ces supergéants hypothétiques... La masse du cachalot peut être déduite de sa longueur à l'aide d'une formule mathématique précisée par Barré (2003) : formule inventée par Christina Lockyer en 1976 pour déduire la masse d'un cachalot (en tonnes) à partir de sa longueur (en mètres)...
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/03/open-questions-about-a-journalistic-enigma.html
« His big head was a mass of scars and he had apparently lost the sight of his right eye. »... « He was 110 feet long, his girth was 57 feet, his jaw was 25 feet 6 inches long »...
Such measurements are not credible, for at least 2 reasons : first, it's far from convincing that even a gigantic sperm could compete in size with a blue whale (110 feet = 33, 50m) and so widely exceed his mass (around 266t from Lockyer's calculation method*). Moreover, the measurements of the whole animal and its lower jaw do not correspond at all to their proportions for this species : for instance, in "The book of whales" (1980) Richard Ellis mentions crew members of a whaleship (and probably liars) that said they took a sperm whale who had 8,5 meters jaw, the whale therefore would be 140 feet (43 meters) and so would weigh around 532 tons... According to the same principles of proportion, the animal allegedly killed by the Swedish whaler should have measured more than 38.8m and so would weigh around 400 t ...
*See for precisions the mathematic formula established by Lockyer (Christina).1976. Growth and Energy Budget for the Sperm Whale Physeter Catodon » in Mammals of the sea. FAO Fisheries Series n°5, Vol. 3).
"
LE CACHALOT FABRIQUE LA BALEINE BLEUE. Mais de fait, le rôle du cachalot géant "ICE BULL" est en fait très utile pour la baleine bleue antarctique, aussi bien sur le plan démographique qu'individuel. En effet, le cachalot qui se nourrit de céphalopodes géants amoindrit la pression de ceux-ci sur le krill, et plus encore, ses excrêments riches en fer réensemencent l'Océan et stimulent la production planctonique déjà très élevée, favorisant calmars, rorquals... et cachalots eux-mêmes.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2982231/
Du dernier âge glaciaire aux premières décennies du XXème siècle, le grand "ICE BULL" a donc contribué de façon significative à la puissance et la solidité du règne des rorquals géants sur la zone polaire sud...
C'est l'étape ultime de cette symbiose productive entre hypergéants que décrit Francisco Coloane dans son roman "El Camino de la Ballena".
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... Ainsi, "accessoirement", qu'à l'émergence d'un chef d'oeuvre de la littérature mondiale où est incroyablement mise en lumière la pourtant invisible "Première Guerre du Pacifique" (Grunes 2021).
Grunes (Marissa). 2021 (June 2). Ahab and Ishmael in Antarctica. How Charles Wilkes' White Continent Gave Rise to the White Whale. Leviathan 23 (2), 3-33. https://muse.jhu.edu/article/796688
Lors du XXème siècle, l'industrie baleinière a détruit, dans la zone antarctique, environ 725 000 rorquals communs, 400 000 rorquals bleus et le même nombre de cachalots, privant ainsi l'humanité des murs porteurs de la maison commune, au même titre que les Algues brunes, les Arbres...
Et "comme par hasard", le krill "libéré" de la pression prédatrice de 2 millions de géants tués entre 1915 et 1970 a connu un déclin significatif depuis lors...
Mais l'Âge d'Abondance et de Profusion océanique qui a existé jusqu'à ces derniers siècles nous sert aussi d'outil intellectuel prospectif. Le Futur peut être déduit du Passé. In tempus, vigilo, simulans dormire... TOUT EST DANS LA TÊTE.
Nous verrons dans les tous prochains jours, dans "LEGENDE DES SIECLES" que, si le cachalot a contribué à l'essor des baleines bleues au Sud, c'est la grande baleine boréale qui a enrichi et réorienté les représentations du cachalot dans les cultures humaines. A bientôt, donc.
LA BOUCHE VIDE?
Ceci fait suite à "La Bouche Pleine", mis en ligne le 25 mai dernier, "Radiation Evolutive?" le 9 juin, "Enjeux thalassopoétiques le 13 juin, "Intentions renouvelées..." hier 24 juin .
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/05/la-bouche-pleine.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/radiation-evolutive.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/enjeux-thalassopoetiques.html
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/intentions-renouvelees.html
Les prélèvements massifs du krill dans l'océan austral par l'industrie halieutique (en premier lieu russe et chinoise) désorganise et appauvrit un écosystème immense et richissime, et menace directement les animaux géants, tels les rorquals, qui s'en nourrissent en premier lieu. Le krill est présent dans tous les océans, mais il est dominant dans le zooplancton de l'océan austral. L'individu adulte mesure plusieurs centimètres de long, le jeune est de la taille d'un copépode (6mm).
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Dans l'océan austral une espèce, le Krill antarctique (Euphausia superba), constitue une biomasse estimée à environ 380 000 000 tonnes, ce qui en fait l’une des espèces les plus importantes de la planète, dont plus de la moitié est consommée chaque année par les baleines, les phoques, les manchots, les calmars et les poissons. Le krill est donc parmi les groupes animaux les plus abondants de la planète, après les copépodes. Crustacé minuscule, le copépode, long en moyenne de 6mm, peut être consommé par le krill adulte.
Le cyclops (copépode)...
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...pose sur le monde un regard nauplien...
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De comportement grégaire, les crevettes antarctiques se regroupent en énormes bancs qui s’étendent sur des kilomètres avec des milliers d’individus concentrés dans un seul mètre cube d’eau : vivant en « essaims » gigantesques dans les couches supérieures de l'océan, les œufs et larves peuvent être trouvés jusqu'à plus de 1 000 m de profondeur. Les essaims forment parfois des bancs de deux millions de tonnes s'étendant sur 450 km2.
Pélagique, il constitue la première source d'alimentation des grands rorquals dans cette région, avec un rendement très faible pour les cétacés, puisque pour grossir de 1 kg, ils doivent en absorber 100 kg. Les baleines en mangent plusieurs tonnes par jour. Ainsi, le déplacement de ces minuscules crustacés entraîne-t-il à lui seul, la migration des géants des mers.
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Du niveau et des fluctuations de la "production océanique primaire" (algues microscopiques et petits crustacés qui s'en nourrissent), dépend donc directement le paysage animal marin et son évolution. Son "augmentation conjoncturelle" lors de certaines époques préhistoriques a provoqué des mutations hallucinantes aux conséquences en cascade gigantesques à tous points de vue, que nous évoquerons demain dans "Créateurs, Maîtres et Protecteurs du Monde".
INTENTIONS RENOUVELEES...
Ceci fait suite à "Enjeux Thalassopoétiques", mis en ligne le 13 juin dernier...
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/enjeux-thalassopoetiques.html
... Et annonce "La Bouche Vide ?" qui sera mis en ligne demain 25 juin, "Créateurs, Maîtres et Protecteurs du Monde", après-demain 26 juin, et "Légende des Siècles", le 28 juin.
Hier 23 Juin, dans le cadre de la réunion consultative sur le Traité de l'Antarctique à Paris, une déclaration a été adoptée, dont on peut lire l'intégralité du contenu ici :
Les consultations prévues entre l'Ambassadeur des pôles Olivier Poivre D'Arvor et les représentants russes et chinois sur la création de deux réserves assurant la protection effective du krill (population de crevettes, en particulier Euphausia superba, élément clef de la richesse de l'Océan austral), n'ont manifestement pas abouties, aucune mention n'en étant faite dans le texte.
D'UN HAVRE, DEUX COUPS?
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Le Rajasthan va officiellement créer sa quatrième réserve à tigres à Ramgarh Vishdhari, après celles de Ranthambore (Sawai Madhopur), Sariska (Alwar), et, plus récemment, Mukundra Hills (Kota). Selon des estimations officielles, les 3 réserves existantes hébergent actuellement environ 90 tigres, dont 66 à Ranthambore, qui "déborde" littéralement depuis des années. Or, Ramgarh Vishdhari a l'avantage d'être en connection ("couloir vert") avec Ranthambore, ce qui peut faciliter un "désengorgement" au moins partiel de cette dernière. Voir le détail dans l'article publié ce jour par le Times of India, à partir d'une dépêche d'Agence TNN.
VINGTIEME VICTIME
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Depuis le début de l'année, 20 personnes sont mortes sous la dent des tigres dans le district de Chandrapur (Maharashtra, Inde centrale). Le dernier en date est Khatuji Kumre, un berger de 70 ans du village d'Akapur, tué hier matin alors qu'il menait paître son troupeau dans une forêt protégée. Voir le détail dans l'article de Mazhar Ali (TNN) publié aujourd'hui par "The Times of India".
LE MARATHON SE POURSUIT
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Un ours brun a été abattu hier dans la ville de Sapporo (Hokkaido, Japon) après avoir blessé 4 personnes dont un soldat (l'une des victimes a été mutilée). L'animal a parcouru une route fréquentée, une rue résidentielle, et a griffé les portes d'une caserne de l'armée. L'incident a entraîné la fermeture des écoles locales et l'annulation de plusieurs vols dans un petit aéroport régional. Sapporo va accueillir le marathon des jeux olympiques de Tokyo cet été (la ville avait accueilli les jeux olympiques d'hiver en 1972). . Voir le détail dans les articles publiés par Asahi Shimbun et dw.com, hier.
http://www.asahi.com/ajw/articles/14375837
https://www.dw.com/en/japan-wild-brown-bear-injures-4-during-overnight-rampage-in-sapporo/a-57953554
Les ours sont bien connus au Japon comme tueurs d'hommes. J'avais noté, le 26 juillet 2015, ("Guerre et Paix" : paragraphe "Japon : autre réalité, autre perception).
http://europe-tigre.over-blog.com/2015/07/guerre-et-paix.html
Les ours sont clairement identifiés comme des tueurs et des mangeurs d'hommes. Chaque année, des japonais meurent sous la dent de ces plantigrades, et beaucoup d'entre eux sont abattus. Mais cela signifie aussi qu'il existe une certaine acceptation de cet état de fait dans la psychologie collective, ce qui évite les réactions hystériques chez les citoyens ou les institutions (comme cela se produit en France pour les loups et les requins par exemple). Il reste encore entre 1000 et 2000 ours bruns de l'Oussouri sur Hokkaïdo, et plusieurs milliers (peut être près de 10 000) ours noirs asiatiques, sur Honshu.
QUELQUES CAS (ours noir à collier et ours brun) :
http://factsanddetails.com/japan/cat26/sub164/item2911.html
Asian black bears are known for having short tempers. Each year they kill one or two people in Japan and injure 10 to 20. Many attacks occur in the spring when people collect wild bamboo shoots, which the bears also fancy. People have been killed by bears in Hokkaido and the Tohuku region of northern Honshu. In May 2001 in southern Hokkaido, a 53-year-old man was killed and buried by a bear. In 2003, a man was badly mauled in the face by a bear in the Okayama area. Two deaths from bear attacks were recorded in both 1985 and 2004.
In the summer and autumn of 2004 there was an unusually high number of bear attacks. Newspapers ran headlines like “Bear Injures Four in Kimono Shop” and “Five Elderly People Injured in Three Prefectures." Bears were caught in hen houses eating chickens and spotting in persimmon trees munching on the orange fruit. One person was killed and almost a 100 were injured, almost 10 times the usual number. There was a particularly high number of attacks in Toyama on the Sea of Japan.
In June 2004, a hiker in Nikko National Park was seriously injured in an attack by a black bear. In the same area two men were seriously injured by bear as they walked along a plank path on Ozegahara marsh. In Toyama two school children were attacked and scratched on their upper torsos. In Iwate Prefecture three people were attacked in three towns, and one person was seriously injured. In July, an 81-year-old woman suffered a broken cheek bone after she was attacked by bears as she was gathering butterburs in Akita Prefecture.
In October 2004, two people were attacked and hurt in separate attacks by bears in Hyogo and Hiroshima prefectures. In Hyogo, a bear attacked an 82-year-old woman as she gathered flowers. She suffered serious injuries in her head. The same month a pair of bears attacked three different people in separate incidents in Toyama. A 77-year-old woman and a 76-year-old woman suffered facial scratched. A 90-year-old man broke his arm.
In 2006, three people were killed by black bears and 136 were injured. This the highest number of deaths by bear attacks ever, recorded. Bears showed up in many residential areas where they had never been seen before. In September 2006, a male middle school student in Otrimura, Nagano Prefecture was seriously injured in an attack by a bear on his way to school. In October a 71-year-old man was attacked and killed in Toyama Prefecture.
In November 2008, a bear attacked a woman at a vacation home in Karuizawamachi, Nagano Prefecture, leaving her with minor back injuries. The beare attacked the woman after jumping out of thicket of bushes and is believed to have been a cub that had just left his mother. In September 2009, a black bear attacked nine people at a bus terminal in a mountainous area of Takayama in Gifu Prefecture. Four people were hospitalized with injuries such as bite marks to the face but none were in serious condition. More than 100 people were at the bus terminal at the time.
Disturbing a hibernating black bear can be dangerous. Describing one such encounter during a research trip with biologist Kazuhiko Maita, Terry Domico wrote in “Bears of the World”: “The bear was inside a fallen tree trunk that lay on the ground at a 45 degrees angle. By using a radio locator to pinpoint the exact location if the bear, we calculated that it was asleep some 10 feet or so from the entrance at the high end of the log...As Maita's team cautiously approached th den entrance with their equipment, a very large (485 pound, 225 kilogram) male Asian black bear exploded from the entrance in attack. The team dropped everything and scattered, but the bear had singled out one of the graduate students who had fallen through the snow crust while trying to escape. In a moment the bear closed in on him. That was when I sprayed the animal with a blast from my can of deterrent. The graduate student scampered away, and the bear immediately turned on me, face to face, I hit him with another blast of spray. This time the bear wheeled around and ran down the mountains out of sight." The active ingredient in the spay was red pepper oil.
In the 2000s, black bears began terrorizing the forest-surrounded town of Iwaizumchi in Iwate Prefecture. The problem started when the animals began raiding cow barns in search of food. By 2009, about 40 bear-related problems were being reported a month. Farmers that suffered the most were given bear detecting devices and bear repellants that produced loud noises to scare the bears away. High voltage electric fences were also installed and hunters were hired to kill the bears.
In September 2001, the Mainichi Shimbun reported from Hanamaki, Iwate Prefecture: “Four people, three of them elderly, were injured after a berserk black bear attacked them here Monday before it disappeared back into the woods. None of the injuries sustained were serious, but local officials are urging people in the area to be on the alert. Members of the Hanamaki Municipal Government and a local hunting club are currently searching for the bear, which could be the same animal spotted near a hot springs resort over the weekend. [Source: Mainichi Shimbun, September 24, 2001]
"When I first saw it, I thought it was a big black dog. But then I noticed a tuft of white hair on its chest and realized that it was a bear," said Hisako Morikawa, 71, the first of the bear's victims, who was bitten on the knee as she cut the grass in the garden of her home. "I've lived here for decades, but it's the first time I've ever seen a bear come this close to the city."
Morikawa said the bear was about 1.4 to 1.5 meters long. She said she had just picked up some chestnuts shortly after 6 a.m. and was heading into her house when she noticed the bear about 50 meters away in some nearby woods. The bear suddenly rushed at the old woman, who vainly tried to flee. The bear slammed into her back, knocking her to the ground. As Morikawa lay in terror, the bear nipped her knee before fleeing. Moments later, it attacked a 31-year-old woman in the neighborhood before again making its escape. About an hour later, it set upon a 67-year-old woman about 1.3 kilometers away from the scene of the earlier attacks. It was another hour before the bear struck again, this time assailing a 75-year-old man. Having completed its rampage, the bear fled to the safety of the woods. [Ibid]
Between April and September 2010, 82 bear attacks with 84 victims were reported in Japan. This is higher than the 52 bear attacks with 64 victims in 2009 but not as high as the 113 attacks in 2004 and 150 attacks in 2006. Of the 84 people attacked by bears, four---two in Hokkaido, one in Fukushima Prefecture and one in Tottori Prefecture---were killed.
Most of the attacks were like this one. In October 2010, in Kitaakita, Akita Prefecture, a 63-year-old man gathering mushrooms ran into three bears, apparently a family. The youngest bear bit the man on the leg, inflicting light injuries, before all three ran into the woods. [Source: Hiromasa Takeda and Takahiro Komazaki, Yomiuri Shimbun, October 24, 2010]
Encounters between bears and humans are often just as scary for the bears as the people. Toshiaki Shiraishi, an official of Toyama Municipal Family Park Zoo, said, "Usually making a noise or saying 'hey' or something will make a bear run away." But if a bear is agitated, taking more defensive measures could be required. "If you can't escape, squat down and curl up into a ball," Shiraishi said. "Covering your neck and the back of your head with your hands could help save you from a deadly wound." [Source: Yomiuri Shimbun, October 24, 2010]
In May 1999, the Yomiuri Shimbun reported, a man was killed by a bear in Hokkaido. Two others were seriously injured. It was the first fatal bear attack in Japan in 9 years. The man was collecting wild plants when he was fatally attacked. When he did not return his family sent a search party out for him and found him dead. A short time later two women were out in the forest and presumably the same bear attacked them. They were not killed and are listed in serious condition in the hospital. Any animal is most dangerous when it loses it's fear of people. This bear was tracked down and killed. [Source: Yomiuri Shimbun, May 9, 1999]
In October 2005, a zookeeper died after being mauled on his head and leg by a brown bear at the Fuji Safari Park in Shizuoka. Japan Today reported: “Tomohiro Tamura, 34, who had been in charge of bears for three and a half years at the zoo, was pronounced dead at a hospital from blood loss, the police said. He had suffered injuries to his head and left leg. [Source: Japan Today, October 25, 2005]
In April 2012, six bears escaped from their enclosure at Japanese park, killing two women before hunters shot them dead. AP reported: “Police in northern Japan say a group of bears that escaped from their enclosure at a park have killed two people. Police said that two female employees in their 60s and 70s at the park near Kazuno City in Akita prefecture were believed to have been feeding the bears from outside the concrete fence before they escaped. Their mangled bodies were found hours after a colleague escaped and called for help. Hunters later shot and killed all six escaped bears. Police believe the bears climbed over the fence by climbing onto high-piled snowdrifts. They are investigating the case as possible professional negligence causing death. The privately owned park owns 32 other bears. [Source: AP, April 20, 2012]
The Yomiuri Shimbun reported: “Rescue workers witnessed a bear climbing over a concrete wall to escape from an open-air play area at the Hachimantai Bear Farm in Kazuno, Akita Prefecture, where two female employees were killed by brown bears, sources said. Six bears, including the one seen by rescue workers, were killed by local hunters. They were believed to have escaped from the enclosure, climbing over the 4.5-meter-high wall by climbing up accumulated snow left in a corner of the play area. The Akita prefectural police found several bear tracks in the snow when they searched the site on suspicion of professional negligence resulting in death. [Source: Yomiuri Shimbun, April 22, 2012]
“Meanwhile, a male employee who was unharmed admitted to The Yomiuri Shimbun that the farm's employees had not removed any snow from the play area this winter. According to a local fire station, three rescue workers arrived near the farm's entrance at about 10:30 a.m.. When they inspected the site based on a report that bears had escaped, they saw a bear climbing over the wall. The police said the two victims were believed to be Tachi Tatehana, 69, and Take Tatehana, 75, both of the Hachimantai-Sakabitai district of Kazuno. [Source: Yomiuri Shimbun, April 22, 2012]
Et pour rappel; un épisode particulièrement dramatique : l'attaque du "Kesagake" à Sankebetsu en 1915.
Le « Kesagake » (ours brun de Sankebetsu), tua 7 personnes dans un village d'Hokkaido entre le 9 et le 14 décembre 1915, entrant dans plusieurs maisons et s'attaquant aux membres de 2 familles (Paterson 2001). L'évènement entraîna la fuite de la plupart des villageois et le lieu devint un village fantôme. Okawa Haruyoshi, qui fut blessé par l'ours lors de cet épisode alors qu'il était âgé de 7 ans, décida de tuer 10 plantigrades pour chaque victime humaine. De fait, il dépassa largement son objectif : quand il s'arrêta de chasser, à l'âge de 62 ans (en 1970) il avait tué 102 ours. Son fils, pour sa part, tua un animal de 500kgs en 1980 (les ours bruns d'Hokkaïdo appartiennent à la variété géographique de l'ours brun de l'Oussouri).
Paterson (Carey). 2001. Higuma, king of the forest. Décembre 2001. http://www.xene.net/english/mis_01.htm
http://factsanddetails.com/japan/cat26/sub164/item2911.html
The Sankebetsu brown bear incident, also referred to as the Rokusensawa bear attack or the Tomamae brown bear incident was the worst bear attack in Japanese history, killing seven settlers in Rokusensawa, Sankebetsu, Tomamae, Rumoi, Hokkaido.The incident took place between December 9 and 14, 1915 after a large brown bear woke up from hibernation and repeatedly attacked several houses in the area. [Source: Wikipedia]
At dawn on in mid-November in 1915, an Ussuri brown bear appeared at the Ikeda family's house in Sankebetsu Rokusen-sawa, about 30 kilometers inland from the west coast of Hokkaido-. The surprise encounter panicked the family horse, but the bear fled after taking only harvested corn. On November 20, 1915, the bear reappeared. Worrying about the safety of the horse[citation needed], the head of the Ikeda family called on his second son, Kametaro-, and two Matagi from his own village and a neighbouring village. When the bear reappeared on November 30, they shot it but failed to kill it. The next morning they followed the bear's footprints, but a snowstorm forced them to turn back.
On December 9, 1915, at 10:30 a.m., the giant brown bear turned up at the home of the O-ta family. Abe Mayu, the farmer's wife, and Hasumi Mikio, a baby being taken care of by Mayu, were at the house. Mikio was bitten on the head and killed. Mayu fought back, apparently by throwing firewood, and tried to escape. She was overtaken, knocked down, and dragged into the forest. According to contemporary descriptions the scene resembled a slaughterhouse, with blood puddled on the farmhouse floor. [Source : Wikipedia]
Early in the morning on December 10, Saito- Ishigoro- and Miyoke Yasutaro- left the village on their respective errands. Meanwhile a search party comprising thirty men was organized to capture the brown bear and recover the remains of Mayu. This group entered the forest and had advanced no more than 150 meters when it met the brown bear. Five men shot at the bear, but only one managed to hit it. The enraged animal nevertheless retreated, and the men escaped injury. After the bear had fled, the hunters scouted the area and discovered dried blood on the snow at the base of a Sakhalin fir tree. Beneath the snow was the corpse of Mayu with only the head and parts of the legs remaining. The bear had cached the body of Mayu in the snow in an attempt to preserve it, as well as to hide it from scavengers. The villagers believed that once the bear had a taste for human flesh, its return to the settlement was assured. [Source: Wikipedia]
Later, Yayo, Miyoke Yasutaro-'s wife, was preparing a late meal while carrying her fourth son, Umekichi, on her back. She heard a rumbling noise outside, but before she could investigate, the bear broke through a window and entered the house. The cook pot on the hearth was overturned, dousing the flames, and in the ensuing panic the oil lamp was put out as well, plunging the house into darkness. Yayo tried to flee the house, but her second son, Yu-jiro-, clung to her legs, tripping her as she ran. The bear attacked her and bit Umekichi. [Source : Wikipedia]
Odo had remained at the house as the only bodyguard. When he ran for the door, the bear released the mother and child to pursue him. Yayo then escaped with her children. Odo attempted to hide behind furniture, but was clawed in the back. The bear then mauled Kinzo-, the third son of the Miyoke family, and Haruyoshi, the fourth son of the Saito family, killing them, and bit Iwao, third son of Saito- family. Next to be targeted was Take, Saito- Ishigoro-'s pregnant wife. As the animal advanced she pled for her life and that of her unborn child, but it was in vain. She too was attacked, killed, and eaten. [Source : Wikipedia]
The corps of guardsmen who had tracked the bear downriver realized that they were not, in fact, on its trail. As they hurried back to the settlement, a seriously injured Yayo met them and related the attack at the Miyoke family's house. The corps raced there to rescue any survivors. When they arrived, the house was dark, but sounds of an attack emerged. Believing that the bear had killed everyone inside, some of the guardsmen proposed setting the house on fire. Yayo, hoping that some of the children still lived, forbade this.
The guardsmen divided into two groups: one, consisting of ten men, stood guard at the door while the other group went to the back of the house. When given a signal, the group at the rear set up a racket, shouting and rattling their weapons. As expected, the bear appeared at the front door. The men there had bunched up, with lines of fire blocked by the guard at their head, whose own rifle misfired. Amid the general confusion and risk of crossfire, the bear escaped into the night. Carrying torches made of birch bark, they entered the house and beheld the results of the attack. [Source : Wikipedia]
Rikizo- and Hisano, first son and daughter of the same relatives, were injured, but lived. The village people gathered in the school, and seriously injured people were accommodated in the Tsuji family house near the river. In two days, six people had lost their lives, one of them pregnant. After the incident, only veterans of the Russo-Japanese War remained at their posts. Yamamoto Heikichi and "Kesagake" Meanwhile, Saito- Ishigoro-, unaware of the family's fate, filed a report with authorities and the district police before returning to Tomakomai and lodging at a local hotel there. Miyoke Yasutaro- had heard that a man named Yamamoto Heikichi was an expert bear hunter, and so paid a visit to his house. Yamamoto was certain that the bear was "Kesagake" or "the diagonal slash from the shoulder", which had previously been blamed for the mauling and deaths of three women but by now he had pawned his gun for money to buy alcohol, and refused Miyoke's request for aid. Unable to return home, Yasutaro- stayed in Onishika, now Obiracho-. [Source : Wikipedia]
On December 11, Miyoke Yasutaro- and Saito- Ishigoro- returned to Sankebetsu. Noticing the villagers gathered at the branch school, the two pieced together the story of the mauling. A group of men was formed to kill the bear, including Miyoke and Saito-. They decided to wait for the bear at Miyoke's residence, believing that the bear would reappear. The night passed with no attack. [Source: Wikipedia]
The news of the bear's appearance in Sankebetsu reached the Hokkaido- Government Office, and under the leadership of the Hoboro (now Haboro town) branch police station, a sniper team was organized. Guns and volunteers for the team were gathered from nearby towns, and after getting permission from "Teishitsu Rinya kyoku" (the Imperial Forestry Agency", now "Rin'ya cho-"), the sniper team went to Sankebetsu that evening. Chief Inspector Suga, the branch office commissioner, went up the Rokusen sawa with the aim of viewing the Miyoke family house and assessing the state of the sniper team and met all those who got off the mountain pass. [Source : Wikipedia]
The brown bear did not appear on December 12. Thinking of the future, the team decided to exterminate the bear even if they had to mobilize every possible resource. It was decided that the brown bear would most probably try to retrieve the bodies of those it had killed but there were no remains in the Miyoke family house. Therefore, a new plan was proposed: to attempt to lure out the brown bear with the corpse of a victim. The plan was widely condemned, especially by the O-ta, Saito-, and Miyoke families but it was decided that, for the future of the village, it was the best plan. Within the day, the strategy was executed. The sniper team consisted of six members, which now included Yamamoto Heikichi waited, but the bear stopped and appeared to check the inside of the house then returned to the forest. The bear did not appear again that night, and so the plan ended in failure. [Source : Wikipedia]
At dawn, a search team discovered that the O-ta family's house was ransacked. The bear had eaten the people's winter food stockpile and ransacked the houses. The bear had damaged at least eight houses, but so far no one could find it. Suga motivated the men by cheering from the village outside. Given that there were now 60 armed men, it was decided that they should hunt in the surrounding mountains. Kesagake now seemed to lack prudence and stretched its territory downstream. The police captain, Suga, recognized the increasing risk of the situation. He made an ice bridge as a line of defence, then arranged snipers and guards. [Source : Wikipedia]
That night, a sniper at the bridge thought he saw something in the shadows of the tree stumps on the opposite shore. Receiving this information, Suga thought it might be a man's shadow. When he spoke to it, however, he received no reply and ordered the snipers to open fire. At that moment the shadow, obviously that of the bear, disappeared into the forest. They were disappointed, having failed to kill the bear, but the captain thought he had heard some response from it. [Source : Wikipedia]
The next morning, a team investigated the opposite shore and found a bear's footprint and blood there. Given that Kesagake had again been wounded, that snowstorms appeared imminent and since fresh snow could cover any tracks, it was decided that this was the most critical opportunity to hunt down and kill the bear. It was Yamamoto and Ikeda Kamejiro-, a guide, who immediately set out after the bear. Yamamoto decided to track the bear with a team of two, as they would be quicker than a larger team. This was particularly important given the possibility of a snowstorm and the loss of any tracks. [Source: Wikipedia]
Yamamoto was familiar with Kesagake's behaviour and successfully tracked him down. Yamamoto spotted Kesagake resting near a Japanese oak. He approached to within 20 meters of the bear and shot at Kesagake. His first shot hit the bear's heart and the second shot his head. When measured, the bear was 340 kg (749 lbs) and 2.7 m (8.85 ft) tall. A necropsy was carried out on the bear during which parts of his victims were found in his stomach. While at the time the skull and some of the fur of the bear were kept, they later were lost and no traces of Kesagake are left. [Source : Wikipedia]
Aftermath
Yayo, who received head wounds in the attack, made a full recovery, but Miyoke Umekichi, who was bitten by the bear as the child was being carried by its mother, died less than three years later from the wounds he had suffered. Odo recovered from injury and returned to work, but next spring he fell into a river and died. It was unclear whether the injury inflicted by the brown bear had caused the accident. After the attack, most of the villagers of Rokusen sawa soon left, and the town rapidly transformed into a ghost town. [Source : Wikipedia]
O-kawa Haruyoshi, who was seven years old and the son of the Sankebetsu village mayor at the time of the incident, grew up to become an excellent bear hunter. He swore an oath to kill ten bears for every victim of the attack. By the time he reached the age of 62, he had killed 102 bears. He then retired and constructed the bear harm cenotaph, a shrine where people can pray for the dead villagers. Takayoshi, Haruyoshi's son, in 1980---after an eight-year chase---hunted down a 500 kg brown bear who was nicknamed the north sea Taro. [Source : Wikipedia]
NO COUNTRY FOR OLD MEN NOR YOUNG GIRLS
Cet article a été actualisé au 19 juin (voir référence en bas de page).
Kaziranga (Assam, contrefort himalayen, Inde septentrionale). Le Pays des grands rhinocéros unicornes indiens.
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Un vieillard de la forêt, éreinté par la vie. Désormais incapable de s'emparer de proies sauvages, il se tourne vers le bétail et pénètre dans un village, où il tue un buffle, avant-hier. Il revient hier après-midi. Les habitants signalent sa présence aux autorités, qui envoient sur place 2 gardes forestiers. Le vieux manifeste alors clairement à ceux-ci son irritation. Il est abattu.
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Voir le détail dans l'article paru ce jour dans "The New Indian Express".
Plus au Sud (Madhya Pradesh, Inde centrale), une jeune tigresse de 12 mois est morte sur l'Autoroute NH43 (District de Shadol) ce matin.
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Voir le détail dans l'article de P. Naveen (TNN) publié ce jour par le Times of India.
ACTUALISATION AU 19 JUIN : Anup Dutta (TNN) revient sur l'incident de Kaziranga (dans "The Times of India" :
ACCUMULATION CONJONCTURELLE
Ceci fait suite à "Au Gujarat, tout est plus beau...", mis en ligne avant-hier 13 juin.
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/au-gujarat-tout-est-plus-beau.html
Le Refuge de Jamnagar (Gujarat), qui accueille des "léopards à problèmes", devrait être le lieu d'hébergement des "mangeurs d'hommes" de l'Uttarakhand, ainsi que ceux de l'Himachal Pradesh. Avant même ces arrivées prévues de nouveaux pensionnaires, il compte déjà 71 léopards dont 6 léopardeaux et léopardelles... 12 d'entre eux sont venus d'un zoo gujarati à l'automne dernier, avant 33 autres du même Etat, puis 2 individus mélaniques de l'Assam (contrefort indien de l'Himalaya, comme l'Uttarakhand et l'Himachal Pradesh). Le centre est censé pouvoir accueillir jusqu'à 108 individus...
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Voir le détail dans l'article d'Himanchu Kaushik (TNN) publié ce jour par le Times of India, et par celui publié dans "The Indian Express", le 30 Novembre 2020.
Dans le même temps, la Réserve à tigre de Palamu (Jharkand, Inde orientale), vidée de ses grands félins lancéolés ces dernières années du fait de l'explosion des trafics en tous genres dans la zone où une guérilla s'oppose au pouvoir central (plus aucun tigre n'y a été observé depuis Février 2020), a vu s'opérer une substitution biocoenotique classique : elle héberge désormais 150 léopards qui y prospèrent... Voir le détail dans l'article publié par "India Today" du 6 juin dernier.
https://www.indiatoday.in/india/story/leopards-jharkhand-palamu-tiger-reserve-1811504-2021-06-06
... Mais les traces d'un tigre viennent d'être repérées à proximité immédiate de la réserve... Voir le détail dans l'article de ASRP Mukeh (TNN) publié ce jour par le Times of India.
REFORMULATION
Sur le territoire de la plus vaste population humaine au monde, la proximité permanente de celle-ci avec de grands félins est inévitable. Elaborer des formules pour une cohabitation impliquant une certaine compatibilité semble réaliste, au sein d'une culture où les communautés humaines ont un riche passé de savoir être en ce domaine...
Deux léopards ont été repéré dans des villages (Nerhe-Duttawadi, Kasarsai et Hanumant Paigude où ils sont accusés d'avoir capturés des poules et des coqs) à quelques kilomètres de Hinjewadi (région de Pune, Maharashtra, Inde centrale)... Voir le détail dans les articles de Sandip Dighe publiés hier et aujourd'hui par le "Times of India" :
L'Europe a vécu l'essentiel de son Histoire en intégrant ce type de cohabitation, qui rend plus fort, plus intelligent, plus tolérant. D'ici à quelques siècles (et peut-être avant), elle sera amenée à revenir sur ce chemin du labyrinthe. Et ce sera un immense bienfait. Pour TOUS.