LA VIE REELLE
ECUME DES CHOSES. En 2009, le cachalot "Tryphon", célébrité du Golfe du Saint Laurent aux yeux des observateurs de cétacés de la région, périssait dans un filet de pêche industrielle. L'artiste Cynthia Girard-Renard lui a rendu hommage à travers ses oeuvres. Celles-ci ont fait l'objet d'une exposition du 23 octobre 2022 au 29 janvier 2023 au Musée régional de Rimouski.
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https://cynthiagirardrenard.ca/Tryphon-un-cachalot-du-Saint-Laurent
https://cynthiagirardrenard.ca/
Ceci a permis à des êtres humains d'échanger entre eux, pour se parler d'eux-mêmes et de leurs préoccupations propres.
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Mais qui était ce cachalot, et de quoi était tissée sa véritable vie?
DE PROFUNDIS. PLONGEE DANS LE MONDE DE LA LAIMARGUE. La Laimargue est un sélacien plus grand que le requin blanc. Les plus grandes femelles excèdent 7m. Elle vit surtout, autant que l'on sache, dans les eaux froides de l'Atlantique Nord (Somniosus microcephalus) mais aussi beaucoup plus au Sud (au large du Portugal par exemple), et dans le Pacifique Nord (Somniosus pacificus). Son cristallin est fréquemment parasité par un crustacé copépode, Ommatokoita elongata. L'animal se nourrit de calmars, de poissons, de mammifères (vivants ou déjà morts : phoques, marsouins, ours polaires, rennes, chevaux, chiens...).
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On ignore si l'animal est présent dans l'hémisphère sud.
Tryphon connaissait bien la laimargue de l'Atlantique. Celle-ci, du début du siècle dernier aux années 1960, a fait l'objet d'une chasse intensive dans le cadre de l'exploitation de l'huile de son foie à une échelle industrielle. Cet organe représente 20% de la masse de l'animal. Des centaines de milliers d'individus (à tout le moins) ont été tués (30 000 par an lors du pic de l'activité). Ceci a provoqué non seulement un effondrement des effectifs, mais aussi une perturbation profonde de la pyramide des âges qui empêche encore aujourd'hui à l'animal de connaître un rebond démographique : celui-ci n'atteint la maturité sexuelle qu'à l'âge de 150 ans (la plus vieille laimargue connue avait entre 392 et 512 ans).
QUE FAISAIT TRYPHON DANS L'ATLANTIQUE? DETOUR PAR LE PACIFIQUE.
Au coeur du volcan. La laimargue du Pacifique peut vivre aussi bien dans les eaux froides que dans celles, chaudes et acides, d'un volcan sous-marin. Au large des îles Salomon, le cratère du Kavachi héberge parfois cet animal, parmi d'autres sélaciens (requin marteau, requin soyeux, raie Hexatrygon bickelli...). Or, il s'agit d'un volcan particulièrement actif : en 80 ans, il a connu 32 éruptions, et fait surface à au moins 10, voire 12 reprises...
Une SuperGéante... Les grandes femelles excèdent 7m, comme leurs consoeurs de l'Atlantique. Des mensurations encore plus impressionnantes ont parfois été avancées : 9,2m au large du Japon, et même une estimation "entre 9 et 15m" réalisée à partir d'une photo aérienne (émission consacrée au grand requin fossile Megalodon diffusée sur France 5 le 21 juin dernier...
https://www.youtube.com/watch?v=kYNMC7Wc81c
De tels animaux concurrencent en taille les plus grandes femelles requin pèlerin d'une part, les cachalotes et bérardies d'autre part.
https://europe-tigre.over-blog.com/2022/10/cetologie-ecodynamique.html
Et du fait de leurs modalités particulières de croissance (1cm par an), les plus grands individus pourraient donc vivre pendant plus d'un millénaire...
... chassée par des orques. Au large de l'Etat de Washington (USA) et de la Colombie Britannique (Canada), certains groupes d'orques chassent régulièrement la laimargue du Pacifique. En une seule expédition, au moins 8 individus ont été capturés.
https://beta.capeia.com/zoology/2017/06/14/unknown-monster-dreamless-sleeper-the-greenland-shark-ii
Les orques sont des prédateurs universels, chassant aussi bien les mysticètes les plus immenses (baleine franche du Groenland, rorquals bleu et commun) que le requin blanc dont ils dévorent le foie, ou le cachalot quand ils sont en surnombre, et ce selon des modalités hallucinantes :
https://europe-tigre.over-blog.com/2022/08/vagues-d-assaut.html
Dans le cas présent, les prédateurs recherchent donc vraisemblablement l'énorme foie des laimargues particulièrement riche en huile. La peau de la proie étant aussi abrasive qu'une toile émeri, les dents du prédateur finissent par être rabotées jusqu'à la base, entraînant chez celui-ci une mort précoce, et une espérance de vie moyenne au sein de cette population nettement inférieure à celle de groupes voisins.
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TRYPHON OU LA VRAIE VIE. En 2008, dans le Golfe du St Laurent, une laimargue fut filmée dans ce qui était manifestement une fuite éperdue, alors que Tryphon émettait dans les parages un type de "clic" particulier qui fut enregistré à cette occasion. Quelques mois plus tard, Hal Whitehead reconnut dans les sons émis par l'animal un langage de chasse... L'année suivante, l'observation du corps de Tryphon mit en évidence une homologie entre l'état de ses dents et de celles des orques du Pacifique Nord.
https://beta.capeia.com/zoology/2017/06/14/unknown-monster-dreamless-sleeper-the-greenland-shark-ii
On ne peut donc pas exclure que sa mort accidentelle soit liée à sa situation dentaire, qui l'aurait peut être poussé à renoncer aux laimargues, et se rabattre sur les flétans visés par la pêche industrielle dans la région...
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0289626
Le grand cachalot (Physeter macrocephalus) se nourrit principalement de calmars, y compris les plus volumineux. Il consomme aussi des pyrosomes, des poissons tels que raies, barracudas, légines, thons, régalecs. Beaucoup de requins des eaux profondes sont à son menu, comme ceci a été soigneusement établi historiquement chez de nombreux cachalots néo-zélandais.
https://www.naturetripper.com/articles/sperm-whales-eat-sharks
Il peut exceptionnellement capturer un requin grande gueule (attaqué par 3 cachalots à Manado, Sulawesi septentrionale, Indonésie, il y a 25 ans à un jour près, le 30 août 1998), et un requin pèlerin (individu de 2,5m retrouvé dans l'estomac d'un cachalot des Açores, refs. pages 122-125 dans Maurizio Würtz et Nadia Repetto (trad. Marie-Paule Duverne), Dauphins et Baleines, Gründ, , 167 p. ). La laimargue est le plus gros requin connu à ce jour au menu d'un cachalot.
Contrairement à l'orque, le cachalot ne cherche pas, autant que l'on sache, à tuer un sirénien, un phocidé ou un cétacé, pour s'en nourrir. C'est donc, jusqu'à plus ample informé, un NON PREDATEUR, dans l'acception SOCIALE de ce terme.
LES PROIES LES PLUS NOMBREUSES...
Les tigres de l'arc Terai (contreforts himalayens) représentent 22% des 3600/3700 tigres sauvages indiens.
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Ils avoisinent une des densités humaines parmi les plus importantes du sous continent, fortement corrélée à un nombre prodigieux de têtes de bétail. Ces animaux de grande taille constituent donc spontanément une proie préférentielle pour les félins... Voir le détail dans l’étude publiée le 11 août par la Revue scientifique « Journal of Mammalogy » et dans l’article de Rahul Karmakar, qui en effectue à la fois une synthèse et un résumé mis en ligne hier sur le site de « The Hindu ».
https://academic.oup.com/jmammal/advance-article-abstract/doi/10.1093/jmammal/gyad069/7241439
Par exemple, concernant le parc national Corbett (Uttarakhand), l'augmentation de la population de grands félins induit que désormais, si environ 260 individus restent dans l'espace de la réserve, 230 évoluent au-delà des limites de celle-ci. La crainte d'une flambée de conflits avec les communautés humaines riveraines prend de l'ampleur. Voir le détail dans l’article de Neeraj Santoshi et Ankur Sharma mis en ligne le 21 août sur le site du Hindustan Times.
UNIFICATION
Lions d'Asie et tigres du Bengale vont bientôt pouvoir évoluer librement dans la même région pour la première fois depuis au moins 120 ans, en l'occurence dans les collines de Vindhyachal et la vallée de Satpura, non loin de la Statue de l'Unité*, érigée sur un îlot de la rivière Narmada (Kevadiya, Gujarat). Voir le détail dans l’article mis en ligne ce jour sur le site du Times of India.
* La Statue de l'Unité, inaugurée en 2018, est la plus haute Statue au Monde (182m, 240m si l'on inclut le piédestal). Elle a été érigée en l'honneur de Sardar Vallabhbhai Patel (1875-1950). Proche de Gandhi dans le mouvement de désobéissance civile, président du parti du Congrès en 1931, il parvint, entre 1947 et sa mort en 1950, comme ministre de l'intérieur du premier gouvernement indien indépendant, à unir les 562 Etats princiers préexistants au sein de la république indienne, et ce faisant, éviter une guerre civile.
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LE PLUS PETIT
Ceci fait suite à « Trésor d’Egypte » et « Le plus Grand » respectivement mis en ligne les 9 janvier et 3 août derniers.
https://europe-tigre.over-blog.com/2023/01/tresor-d-egypte.html
https://europe-tigre.over-blog.com/2023/08/le-plus-grand.html
Le site archéologique égyptien du Fayoum, célèbre pour ses siréniens fossiles et ses archéocètes, dont un Basilosauridae de 21m, Basilosaurus isis, vient d'offrir son dernier joyau : le plus petit des animaux de ce groupe répertorié à ce jour, Tutcetus rayanensis, 2,50m pour 187kgs.
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Il est donc environ 1800 fois moins massif que le supergéant du groupe, Perucetus colossus. Voir le détail le concernant spécifiquement dans l’article mis en ligne hier sur le site de Science Alert.
https://www.sciencealert.com/ancient-sands-of-egypt-reveal-a-whale-from-41-million-years-ago
PROCESSUS DE RHYTINISATION?
MARINE FORESTS OF THE NIGHT. La sous-population de baleines grises des forêts de kelp côtières de l'Oregon (212 individus) sont plus petites que celles du groupe majoritaire (16000 individus) qui vont se nourrir dans l'Arctique. Les baleines grises ont une façon de se nourrir très particulière : elles filtrent littéralement le sol du plancher océanique en posant leur tête de profil au fond de l'océan, quasiment, parfois, comme le ferait un poisson plat, et ramassent les sédiments par un mouvement céphalique de va-et-vient. Les petits animaux et oeufs de ceux-ci ("crevettes" mysides, crabes en stade précoce, vers polychètes, larves diverses, petits poissons, oeufs de harengs) restent prisonniers des fanons, tandis que les sédiments et autres particules non comestibles sont expulsés par les franges de ceux-ci. Par leur spécialisation côtière et relativement sédentaire, les petites baleines grises (processus de nanification?) semblent tendre à converger avec des siréniens gigantesques, les grandes rhytines disparues, qui se nourrissaient, quant à elles, du kelp lui-même... Les baleines grises en réduction n'occupent donc pas à proprement parler la niche écologique des rhytines, mais par le brassage constant des sédiments côtiers tout au long de l'année, elles stimulent et renforcent considérablement les forêts de kelp. Sur le plan évolutif, elles peuvent ainsi, dans un futur lointain, devenir les matrices d'avatars des grands siréniens. RACINE, FLEUR, FRUIT. Voir le détail dans l'étude mise en ligne avant-hier sur le site de Biology Letters, et dans le résumé et commentaire mis en ligne le même jour sur le site de Science Daily.
K. C. Bierlich, A. Kane, L. Hildebrand, C. N. Bird, A. Fernandez Ajo, J. D. Stewart, J. Hewitt, I. Hildebrand, J. Sumich, L. G. Torres. Downsized: gray whales using an alternative foraging ground have smaller morphology. Biology Letters, 2023; 19 (8)
https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rsbl.2023.0043
https://www.sciencedaily.com/releases/2023/08/230809164707.htm
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NON, JE NE SUIS JAMAIS SEUL
SIMON & JEKYLL. Deux grands requins blancs mâles (animaux considérés comme "archisolitaires" jusqu'à présent) ont parcouru ensemble 4000 miles pendant 9 mois, des côtes de Géorgie (Sud des Etats-Unis) où ils avaient été repérés en décembre dernier, au Golfe du St Laurent, où ils ont été observés tout récemment. A partir de prélèvements de sang, tissus et muscles, un généticien va vérifier s'ils sont frères, ont un autre degré de parenté, ou rien de tout celà... Voir le détail dans l’article d’Eric Lagatta mis en ligne hier sur le site de USA TODAY.
UN CYGNE
ANCIENS FILTREURS. Bien avant les Mysticètes, il y a environ 70 millions d'années, certains plésiosaures se nourrissaient par filtration. On connait notamment, depuis 2017, le cas de Morturneria seymourensis et de ses "dents de cygne".
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https://lioneldavoust.com/2020/la-photo-de-la-semaine-quand-les-cygnes-noirs-auront-des-dents
Un autre animal d'un groupe différent, encore bien plus ancien que le précédent (il vivait au stade Olénékien -période du début du Trias, entre 247 et 249 millions d'années-), a un crâne dont la structure semble encore plus singulière. Hupehsuchus nanchangensis avait des structures molles telles qu'une région de la gorge en expansion pour lui permettre d'engloutir de grandes masses d'eau contenant des proies ressemblant à des crevettes, et des structures ressemblant à des fanons de baleine pour filtrer les aliments lorsqu'il nageait vers l'avant. L'équipe sino-britannique qui a étudié ce crâne a également découvert que celui-ci présente les mêmes rainures, encoches et bandes de kératyne le long des bords de ses mâchoires, que celles d'un cygne, dont il a d'ailleurs la taille.
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Voir le détail dans l’étude mise en ligne hier sur le site de BMC Ecology and Evolution, et dans les résumés et commentaires réalisés le même jour sur les sites de Science Daily et CNN.
Zi-Chen Fang, Jiang-Li Li, Chun-Bo Yan, Ya-Rui Zou, Li Tian, Bi Zhao, Michael J. Benton, Long Cheng, Xu-Long Lai. First filter feeding in the Early Triassic: cranial morphological convergence between Hupehsuchus and baleen whales. BMC Ecology and Evolution, 2023; 23 (1).
https://bmcecolevol.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12862-023-02143-9
https://www.sciencedaily.com/releases/2023/08/230808110928.htm
UNE NAPPE
Un espace protégé transfrontalier russo-chinois pour tigres de l'Amour et léopards d'extrême-orient va être créé, assurant ainsi une continuité complète entre 2 sanctuaires russes, le Parc National "Pays du Léopard" et la Réserve Naturelle "Kedrovaya Pad" (Sud-Ouest du Primorsky Krai, Russie du Sud-Est) et 1 sanctuaire chinois , le Parc National "Tigre et Léopard" (Chine du Nord-Est). 125 léopards et 58 tigres ont été répertoriés dans le secteur russe concerné, 60 léopards et 40 tigres dans la partie chinoise. Voir le détail dans l’article mis en ligne avant-hier sur le site « Amur Tiger Programme ».
http://programmes.putin.kremlin.ru/en/tiger/news/26214
IL NE FAUT JURER DE RIEN
Ceci fait suite à «La guerre des Mercenaires» mis en ligne le 25 juillet dernier.
https://europe-tigre.over-blog.com/2023/07/la-guerre-des-mercenaires.html
Il semblerait bien, en définitive, que, certes rarement (?) (en tout cas selon les statistiques officielles), mais réellement, certains tigres en bonne santé et en pleine possession de leurs facultés physiques préfèrent les êtres humains à toute autre proie. Voir le détail dans l’article d’Avnish Srivastava (TNN) mis en ligne hier sur le site du Times of India.
https://timesofindia.indiatimes.com/city/lucknow/tigers-triggers/articleshow/102466105.cms
L'auteur mentionne notamment deux cas constatés vingt ans l'un après l'autre. Le premier intervient en 1997. L'agresseur s'en prend à un berger en délaissant ostensiblement son troupeau de bovins, veaux inclus. Il va même jusqu'à glisser sous le ventre d'une bufflonne pour se saisir de l'homme à cheval sur un buffle, le désarçonner, l'emporter dans un champ de canne à sucre et le dévorer entièrement. Ainsi périt Bashir Bangali, aux environs de Banbasa, ville d'un district de l'Uttarakhand (Etat d'Inde du Nord frontalier du Népal) devenu célèbre au début du siècle dernier: CHAMPAWAT. Après avoir tué 200 personnes au Népal à partir de la fin du XIXème siècle, une tigresse repoussée vers l'Inde y tua environ 230 personnes supplémentaires. Elle fut abattue au bout de 8 ans par Jim Corbett, en 1907. Celui-ci considéra que la femelle capturait les humains faute de mieux, car elle avait des dents cassées ce qui l'empêchait probablement de chasser ses proies naturelles, alors même qu'elle devait non seulement subvenir à ses propres besoins mais qu'elle avait régulièrement, en outre, des enfants à nourrir.
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En 2017, un tigre de la réserve de Pilibhit (Uttar Pradesh, grand Etat frontalier de l'Uttarakhand et du Népal), fonça sur un groupe de coupeurs de canne de retour du travail. Blessé au museau par l'un d'entre eux, Mutkau Tewari -qui sauva ainsi l'un de ses camarades- et saignant abondamment, il prit la fuite dans un champ de maïs, et ne tenta plus d'attaque sur un groupe. Par contre, il poursuivit ses attaques contre des individus isolés. Après avoir tué trois d'entre eux, il fut chassé du secteur par une masse de 300 villageois, mais revint le jour suivant dans le même secteur et tua un fermier de 60 ans, Kunwar Sen, sans le dévorer, probablement pour la pure satisfaction de tuer, comme l'expliqua le Professeur Rahul Shukla, se référant à "l'addiction à la dopamine" bien connue chez les chats avec les souris, notamment. En effet, le lendemain dans l'après-midi, 2 villageois du hameau de Regia, Ram Chandra et Netram, passèrent sans le voir à son immédiate proximité alors qu'il somnolait dans un champ de canne à sucre. L'animal bondit sur Netram et le rata, celui-ci se baissant juste au même moment pour se retirer une épine du pied. L'agresseur se rabattit alors sur Ram Chandra, et le tua. Terrifié, Netram fit le mort, alors que le tigre se tenait ostensiblement dressé au-dessus corps de son camarade...
STATISTIQUES TROMPEUSES. Ce type d'évènement est peut-être moins rare que ce que laissent transparaître les statistiques officielles. Selon le Professeur Shukla, les gens évitent, autant que faire se peut, tout contact avec l'Administration, vécu comme spontanément problématique. Dans ce cadre, ils font en sorte de se débarrasser du grand félin par tous moyens, notamment par l'usage d'un appât empoisonné qui s'avère être une formule très efficace (en France aussi, en 1906, les derniers loups furent tués de cette manière, avec les corps éventrés de juments farcis de strychnine, puis les français agirent de même en Afrique avec les lions...) et en appliquant une stricte loi du silence non seulement sur la mort de l'agresseur, mais aussi sur celle(s) de sa (ses) victime(s) préalables, humaines ou animales, appartenant au village...
LE PLUS GRAND
Ceci fait suite à "Trésor d'Egypte", mis en ligne le 9 janvier dernier.
https://europe-tigre.over-blog.com/2023/01/tresor-d-egypte.html
Encore plus volumineux que le Basilosaurus isis égyptien et le Basilosaurus cetoides nord-américain (Alabama), un autre Basilosauridae, Perucetus colossus, a peut-être été l'animal le plus volumineux de tous les temps (les individus les plus grands ayant une masse estimée à plus de 340 tonnes, soit près de 2 fois celle des plus grands rorquals bleus). Une vertèbre gigantesque avait été découverte au Pérou en 2010. Elle pesait plus d'un quintal. Les os étaient denses et lourds, contrairement à ceux des cétacés modernes, qui sont spongieux. Ainsi, son squelette pouvait peser jusqu'à 8 tonnes, ce qui correspond donc à 2 à 3 fois la masse de celui d'un rorqual bleu, comparaison prise, en l'occurrence, entre deux animaux de volume égal.
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Ces caractéristiques ostéologiques sont par contre proches de ceux des siréniens -lamantins, dugongs, et rhytine géante exterminée au XVIIIème siècle-. L'animal vivait il y a 39 millions d'années, et il avait des dents (l'apparition des mysticètes "baleines à fanons" n'interviendra qu'au moins 10 millions d'années plus tard). Voir le détail dans la publication qui lui est consacrée hier dans "Nature", relayée par Bruno Ortiz Bisso dans son article circonstancié pour El Commercio le même jour, et le résumé synthétique dans l'article de Vincent Bordenave mis en ligne le même jour sur le site du Figaro.
https://www.nature.com/articles/s41586-023-06381-1.epdf
https://www.lefigaro.fr/sciences/decouverte-de-l-animal-le-plus-lourd-ayant-vecu-sur-terre-20230802