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CE SI PROFOND MURMURE

29 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

LE TEMPS DU RÊVE EST UN ETERNEL PRESENT.  En Nouvelle-Galles du Sud, trois femmes étoffent, affinent et précisent une cartographie culturelle des routes de migration des cétacés à l’aide de leur savoir traditionnel, ouvrant la voie à une plus grande sécurisation des utilisateurs de ces chemins ancestraux, alors que filets dérivants et gigantesques navires provoquent un nombre croissant de décès parmi les voyageurs cétacéens. Il s'agit du Dr Chels Marshall, de la communauté Gumbaynggirr, du Dr Jodi Edwards, de la communauté Walbunja, et d'une directrice de la photographie cinématographique, Natalia Baechtold, de la communauté Ngarrindjeri Mimini. 

Le projet « Murmures ininterrompus : les ondulations qui relient aux parents  des mers», retrace les migrations annuelles des baleines le long de la côte est de l'Australie, de K'gari (île Fraser, Queensland) à Lunawanna-allonah (île Bruny, Tasmanie). Alliant recherche autochtone et science moderne, il concerne les baleines franches australes, les baleines à bosse, les orques et les dauphins. Rob Cooley, chef d’un groupe de rangers aborigènes, souligne par exemple que Burriburri (le rorqual à bosse ) est l’ancêtre primordial de sa communauté, les Dharawal, et qu’à ce titre, il convient au moins de lui rendre les hommages traditionnels et de l’enterrer dignement lorsque son corps est découvert échoué, plutôt que de le traiter comme un déchet comme c’est le cas jusqu’à présent… En territoire Worimi (extrême Est côtier de la Nouvelle-Galles du Sud), est organisé un festival en l’honneur de Durrungan, un rorqual à bosse mythologique.

Communauté Gumbaynggirr. L'un de leurs contes traditionnels évoque (comme l'indique le Dr Marshall) 2 frères koalas sauvés des eaux par un rorqual à bosse de retour sur les lieux chaque année à la même période...

Voir aussi, concernant cette communauté :

https://www.coffscoast.com.au/indigenous-culture/

Communauté Walbunja. Elle appartient à la nation Yuin, qui coopère avec les orques depuis des millénaires.

https://theconversation.com/for-generations-killer-whales-and-first-nations-hunted-whales-together-now-we-suspect-the-orca-group-has-gone-extinct-213556

https://news.flinders.edu.au/blog/2023/10/16/evolutionary-secrets-of-old-tom-and-the-killer-whales-of-eden/

Communauté Ngarrindjeri Mimini. Historiquement, à partir de 1802 et en 1819, les baleiniers et phoquiers sous pavillon anglais enlevèrent des femmes de cette communauté et disséminèrent la variole au sein de celle-ci…

https://www.jamestylor.com/karta-the-island-of-the-dead.html

Plus tard, en 1833 ou 1834, à Convincing Ground, une querelle autour d’un cétacé échoué entre baleiniers anglais et membres de la communauté Gunditjmara entraîna le massacre de ces derniers, à l’exception de deux survivants .

https://web.archive.org/web/20080719053634/http://www.michaelconnor.com.au/USERIMAGES/convincinghistory.pdf

Pour rappel :1796... tout cela aurait pu être évité...

https://europe-tigre.over-blog.com/2025/09/aleas-circonstanciels.html

Voir le détail dans l’article détaillé et circonstancié de Frankie Adkins mis en ligne hier sur le site de SBS, puis actualisé ce jour.

https://www.sbs.com.au/news/article/whale-migration-mapping-project-reveals-indigenous-songlines/7nqere56s

Emmanuel Lézy (2008) a montré que le roman d'Herman Melville "Moby-Dick" était conçu et architecturé, "dans sa composition et sa structure profonde" comme une "song line" ("ligne de chant")*  aborigène.

https://epi-revel.univ-cotedazur.fr/cycnos/348.pdf

* Une ligne de chant, aussi appelée piste du rêve, est l'un des chemins qui parcourent la terre (ou parfois le ciel) dans les systèmes de croyances animistes des cultures aborigènes d'Australie. Elle marque la route suivie par des  êtres primordiaux fondateurs et protecteurs du Monde, localisés dans le Rêve. Ces routes constituent des liens essentiels entre les individus et leurs terres ancestrales, transmettant des informations géographiques, mythologiques et culturelles complexes.

Voir aussi le magnifique tableau intitulé "De retour au pays", dans "The Conversation" 2023, et un livre, paru la même année. 

https://theconversation.com/humpback-whales-hold-lore-for-traditional-custodians-but-laws-dont-protect-species-for-their-cultural-significance-213073

https://www.magabala.com/products/gurawul-the-whale-an-ancient-story-for-our-time

QUEENSLAND (au nord de la Nouvelle-Galles du Sud)...

https://doongal.com.au/content/humpback-whale-dreaming-sold

 

 

 

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INCARNATIONS

26 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Les 3 tigres mâles, résidents permanents de la réserve de Sahyadri ( zone septentrionale des ghats occidentaux, sud-ouest du Maharashtra ), désignés jusqu’à présent par de simples sigles, ont reçu les noms d’officiers de l’armée du général Chhatrapati Shivaji Maharaj, qui, au XVIIème siècle fonda le royaume Marathe en s’opposant vigoureusement et avec succès à l’empereur Moghol Aurangzeb (à sa mort en 1680, il laissa à son fils Sambhaji un immense Empire).

Ces officiers ont combattu dans les vallées des monts Sahyadri. Les riverains ont attribué leurs noms (Senapati*, Subedar**, Baji***) aux grands félins en hommage admiratif pour leur puissance.

SENAPATI est le leader du territoire. Il s’est installé définitivement dans la réserve au plus tard le 17 décembre 2023.

SUBEDAR y a été observé le 28 octobre 2024, BAJI a rejoint celle-ci cette année.

2 tigresses en provenance de la réserve de Tadoba-Andhari devraient rejoindre Sahyadri dans les prochains mois... Voir le détail dans l’article de Rahul Gayakwad mis en ligne ce jour sur le site du Times of India.

https://timesofindia.indiatimes.com/city/kolhapur/str-tigers-renamed-senapati-subedar-baji-after-swarajya-chieftains-to-boost-conservation-and-public-awareness/articleshow/124131094.cms

* SENAPATI. Ce nom ne correspond pas à un personnage en particulier. C’est un titre de noblesse , qui définit la fonction de commandant suprême de toutes les armées marathes. En l'occurrence, celui-ci était attribué à Chhatrapati Shivaji Maharaj lui-même...

** SUBEDAR. Il s'agit aussi d'un titre d'officier supérieur. Le général Subhedar Tanaji Malusare sacrifia sa vie dans la nuit du 4 février 1670 lors de la bataille victorieuse de Sinhagad contre les Moghols. Les exploits de ce guerrier ont été narrés dans la poésie locale (K. Ayyappa Paniker, ed. (1997).  Medieval Indian Literature : Surveys and selections, an Anthology, Volume 1, Sahitya Akademi. p. 375. Rao, Vasanta Dinanath (1939). "SIDE-LIGHT ON THE MARATHA LIFE FROM THE BARDIC (शाहिरी) LITERATURE OF THE 18th CENTURY". Proceedings of the Indian History Congress. 3: 1194–1212. ) Sa vie a été retracée dans le film « Subhedar » en 2023.

*** BAJI. Baji Prabhu Deshpande, général de l’armée Marathe, sacrifia sa vie en 1660 lors de la bataille de Pavan Khind contre les forces du sultanat de Bijapur, dirigées par le général éthiopien Siddi Jauhar. Baji et Chhatrapati sont représentés ici à Pavan Khind par le peintre M.V. Dhurandhar (1867-1944).

Voir ici pour plus de détails :

https://www.ibiblio.org/britishraj/Duff.html

https://archive.org/details/dli.csl.8382/page/n115/mode/2up

https://archive.org/details/shivajihistimes00sarkrich

 

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NON, JE NE SUIS JAMAIS SEUL

25 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Depuis deux décennies, une orque mâle "solitaire" est observée dans le golfe du Maine (Océan Atlantique, Nord des Etats-Unis/Sud du Canada). Cet animal est probablement issu d'un groupe d'orques piscivores du Canada oriental. Les raisons pour lesquelles il s'est éloigné de celui -ci sont inconnues. Les observateurs l'ont baptisé "OLD THOM". De fait, l'orque est fréquemment en compagnie de Lagénorhynques à flancs blancs (Leucopleurus acutus). Il évolue au sein de leurs troupeaux, qui peuvent parfois compter des centaines d'individus.

Peut-être a t-il trouvé un langage commun avec ces compagnons occasionnels ou un peu plus que celà, qui permet par exemple une pêche collective efficace (dans les années 2000, au large de l'île de Vancouver, Canada occidental), vivait "LUNA", une autre orque piscivore solitaire, qui savait imiter les phoques... Voir le détail dans l’article de Benjamin Cassidy mis en ligne hier sur le site du Smithsonian Magazine :

 https://www.smithsonianmag.com/science-nature/the-curious-case-of-old-thom-a-killer-whale-traveling-alone-in-the-north-atlantic-180987346/

Voir aussi la vidéo qui lui est consacrée sur You Tube, mise en ligne le 17 septembre dernier :

https://boingboing.net/2025/09/17/old-thom-is-an-orca-living-his-best-life-with-dolphins.html

 

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FUIR LES TUEURS

23 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Les requins à sept branchies, les requins cuivre et les grands requins blancs fuient les côtes sud-africaines, cherchant à échapper à PORT et STARBOARD, 2 orques qui les massacrent depuis 8 ans pour leur dévorer le foie, entraînant un remaniement complet de l'organisation écosystémique de la région. Désormais, les élasmobranches à reproduction lente sont affectés y compris dans leur avenir collectif, et sont donc amenés à quitter urgemment le secteur. Voir le détail dans l'article d'Ashley Fike mis en ligne hier sur le site de vice.com.

https://www.vice.com/en/article/great-white-sharks-are-fleeing-south-africa-thanks-to-two-orca-serial-killers/

Port et Starboard, 2 "Jeremiah Johnson" marins ? Selon l'historien Andrew Mehane Southerland, Jeremiah Johnson est censé avoir tué et scalpé successivement plus de 300 guerriers Crow, puis dévoré le foie de chacune de ses victimes, pour venger la mort de sa femme ("Liver-Eating Johnson", in The Mythical West: An Encyclopedia of Legend, Lore, and Popular Culture, Richard W. Slatta, ed. (ABC-CLIO, 2001), p. 211. )

Voir aussi:

https://centerofthewest.org/2022/01/26/liver-eating-johnson/

 

 

 

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KAZAKHSTAN, NOUVELLE REUNION

20 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Le 17 septembre, la deuxième réunion du groupe de travail sur la réintroduction du tigre de l'Amour en République du Kazakhstan s'est tenue à Khabarovsk. La délégation russe était conduite par Ivan Kushch, directeur du Département de la coopération internationale du ministère russe des Ressources naturelles, et la délégation kazakhe par Daniyar Turgambayev, président du Comité des forêts et de la faune sauvage. Le Centre du tigre de l'Amour a participé à l'organisation et à la conduite de la réunion.

Cet événement a marqué une étape importante dans la mise en œuvre des dispositions du protocole d’accord entre le ministère russe des Ressources naturelles et le ministère de l’Écologie, de la Géologie et des Ressources naturelles de la République du Kazakhstan. Lors de la réunion, les parties ont discuté des questions clés liées à la préparation du retour du tigre dans les écosystèmes kazakhs. Un projet de plan conjoint pour la préparation de l'importation de tigres de l'Amour de Russie au Kazakhstan et leur adaptation initiale a été approuvé. Par ailleurs, la partie kazakhe a confirmé son intérêt pour l'envoi de spécialistes en formation en Fédération de Russie. Le programme comprendra des méthodes d'observation, de surveillance, de contention des animaux et des examens vétérinaires. Le Centre du tigre de l'Amour assistera le ministère russe des Ressources naturelles et le gouvernement du kraï de Khabarovsk dans l'organisation de la formation et la mise en œuvre du programme de réintroduction.

Dans le cadre du programme d'affaires, les participants à la réunion ont visité les habitats du tigre de l'Amour dans le kraï de Khabarovsk. Les spécialistes kazakhs ont pu découvrir de près l'expérience pratique de leurs collègues russes en matière de suivi et de résolution des conflits entre humains et tigres.

Pour rappel, un protocole de coopération sur la réintroduction du tigre de l'Amour entre le ministère russe des Ressources naturelles et de l'Environnement et le ministère de l'Écologie, de la Géologie et des Ressources naturelles de la République du Kazakhstan a été signé à Vladivostok en 2022 lors du deuxième Forum international pour la conservation du tigre. Un an plus tôt, lors du Forum de coopération interrégionale Russie-Kazakhstan, les dirigeants  Vladimir Poutine  et  Kassym-Jomart Tokayev  avaient discuté de la possibilité de réintroduire des tigres de l'Amour de Russie au Kazakhstan. Voir l'article mis en ligne hier sur le site du centre Alekseeva (Primorsky Krai) pour la Réhabilitation et la Réintroduction du Tigre de l'Amour.

https://amur-tiger.ru/news/v-habarovske-sostoyalos-vtoroe-zasedanie-rossiysko-kazahstanskoy-rabochey-gruppyi-po-reintroduktsii-amurskogo-tigra-1483

ATTRAITS DE LA BLANCHEUR... Par ailleurs, et sur un tout autre plan, des généticiens de l'Université de St Petersbourg vont cloner des tigres "blancs" (leucistiques), en collaboration avec ceux de l'Université  Govind Ballabh Pant (Uttarakhand). Les experts estiment que cette initiative pourrait non seulement révolutionner la science de la conservation, mais aussi le tourisme animalier et le bio-commerce. En effet, le prix d'un tigre leucistique est estimé entre 500 000 et 600 000 $... La Russie poursuit donc ce projet particulier dans un but clairement lié à la stimulation de son secteur tertiaire. Voir le détail dans la dépêche de l'agence de presse TNN mise en ligne hier sur le site du Times of India.

https://timesofindia.indiatimes.com/city/dehradun/russia-univ-seeks-collaboration-with-pantnagar-varsity-for-white-tiger-cloning/articleshow/124003557.cms

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ALEAS CIRCONSTANCIELS...

19 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

… INVARIANTS GEO ET THALASSOPOLITIQUES : Surpêche, Résistance.

La domination anglaise sur l’océan indien au début du XIXème siècle a failli être sérieusement contrariée...

Ceci fait suite à : « Destinées océaniques. 2. Sillage lumineux. », mis en ligne sur ce blog le 28 juillet dernier.

https://europe-tigre.over-blog.com/2025/07/destinees-oceaniques.2.html

Dans le maelstrom géopolitique de ces derniers siècles,  2 hommes (un espagnol en 1796, un russe en 1842) proposèrent à leurs autorités respectives des mesures défensives (du continent sud-américain pour le premier, de la Russie orientale pour le second) susceptibles de soulager les cachalots de l'océan indien, puis les baleines franches de la mer d'Okhotsk. Ils ne furent pas écoutés...

1741: PROLOGUE HISTORIQUE.

Atlantique Nord. 4 mars-début mai. L’Espagne défend avec succès son port de Carthagène des Indes, au Nord de la Colombie, contre l’agresseur anglais qui y subit un désastre.

https://historia.nationalgeographic.com.es/a/el-fallido-asedio-britanico-a-cartagena-de-indias_10241

Pacifique Nord. 4 Juin. Départ de l’expédition de Vitus Bering vers l’Alaska, qui marque le début de la Russie d’Amérique.

Fabrice Genevois. 2012. Le crépuscule des vaches de mer. Illustrations de Pierre Pavoni. Editions Le Guetteur.

Michel Poniatowski. 1978. Histoire de la Russie d’Amérique et de l’Alaska. Librairie Académique Perrin.

CONTEXTE GENERAL : le cataclysme français. Dans le cadre d’un conflit franco-anglais à l’ordre du jour depuis le XIIème siècle (1159), le marquis de La Fayette offre de vive force leur indépendance concrète et substantielle aux Etats-Unis d’Amérique à Yorktown, le 19 octobre 1781. Puis, à la suite d’une succession de printemps glaciaux aux conséquences catastrophiques sur les récoltes, la France bascule, dès la fin de la décennie, dans de graves troubles socio-politiques induisant une nouvelle guerre avec l’Angleterre au cours des 3 décennies suivantes, conflit impliquant l’Europe entière. Les hommes au pouvoir dans la décennie 1790 créent l’Armée d’Angleterre (fin octobre 1797) en vue d’un débarquement en Grande-Bretagne (mais l’année suivante, la flotte française est détruite à Aboukir). Napoléon Bonaparte, à la tête du pays à partir de 1799, réactive l’idée et planifie l’invasion à partir de 1803. Dans le même temps, il vend aux Etats-Unis la très vaste Louisiane (2 145 000 kms2), à la surprise des autorités de ceux-ci qui n’en n’attendaient pas tant. Il peut, pour son projet, compter sur l’alliance maritime de l’Espagne. Celui-ci fait naufrage le 21 octobre 1805 au cap Trafalgar, où la flotte franco-espagnole est détruite par les anglais qui s’assurent la maîtrise des océans. L’empereur français prétend alors imposer à l’ensemble du continent européen l’interdiction de commercer avec l’Angleterre (« Blocus continental », novembre 1806, puis novembre 1807) pour ruiner celle-ci. A la fin 1806, le blocus n’est exécuté qu’en France et dans les royaumes alliés ainsi que les pays occupés, à savoir l’Espagne, l’Italie septentrionale, la Toscane, Rome, Naples, le royaume de Hollande, la Haute et la Basse-Allemagne, ainsi que le Danemark. Dans les années suivantes, tout est fait pour étendre la réalité du blocus, que ce soit par des traités (avec la Russie et la Prusse à travers le traité de Tilsit du 7 juillet 1807, ou la Suède à travers le traité de Paris du 6 janvier 1810) ou par des invasions militaires (le Sud de l’Italie en 1806 et le Portugal en novembre 1807).  COUP D'ETAT, NOUVELLE DONNE. L'Espagne, en proie à une querelle dynastique, en appelle (fort imprudemment) à Bonaparte pour trancher celle-ci. Lors de l'entrevue de Bayonne du 30 avril 1808,  l'Empereur douche froid les espérances des deux prétendants et place son frère aîné Joseph sur le trône espagnol. A la fin du mois suivant, la population se révolte et provoque une série de désastres militaires pour les occupants. En 1809, Bonaparte doit laisser, pour "tenir le terrain" face à un peuple résolu et déterminé, qui plus est massivement et directement aidé par les anglais, plus de 190 000 hommes de ses meilleures troupes, qui atteindront même un pic de 350 000 en 1811. 

La même année, le tsar Alexandre 1er lève le blocus pour son pays, ce qui met en rage l’empereur français.  Déçu par le renforcement du Duché de Varsovie par Bonaparte, le tsar envisageait une intervention armée en Pologne en 1810… Bonaparte engage donc sa campagne de Russie (qui anéantira la puissance française pour des décennies) en juin 1812, privé de près de 300 000 soldats restés en Espagne… Le même mois, les Etats-Unis déclarent la guerre à l’Angleterre et envahissent le Canada (d’où ils seront repoussés) : ce sera (selon la terminologie des premiers) « la seconde guerre d’Indépendance » qui durera jusqu’en février 1815, et au cours de laquelle les navires baleiniers des deux bords paieront le prix fort. En janvier 1813, la frégate américaine USS Essex, sous le commandement du capitaine David Porter, part pour le Pacifique attaquer les nombreux baleiniers britanniques disposant de lettres de marque les autorisant à attaquer les baleiniers américains, ce qui a d’ores et déjà quasiment détruit cette industrie. Afin de mettre fin à cette pratique, l’Essex poursuit et décime  la flotte baleinière britannique, capturant 12 navires et faisant 360 prisonniers, avant de se faire capturer au large de Valparaiso le 28 mars 1814. 
Leur domination des mers permet aux britanniques de mener des raids côtiers et d’incendier Washington en Août 1814. En revanche, les combats navals sur les Grands Lacs tournent à l’avantage des Américains.

Officiellement, le traité de Gand du 24 décembre 1814 met fin à la guerre, mais deux semaines plus tard, le 8 janvier 1815, le général Andrew Jackson (puissamment aidé par les canons du flibustier et négrier français Jean Lafitte, ancien lieutenant de l’armée française et toujours loyal à Napoléon, alors en exil à l’île d’Elbe, qui dirige une république autonome dans les bayous) écrase les anglais lors de la bataille de la Nouvelle-Orléans.

Le traité de Gand est finalement ratifié par le parlement britannique le 12 février 1815, puis par le Congrès des Etats-Unis le 16 (10 jours avant l’évasion de Napoléon de l’île d’Elbe)...

 

CAS PARTICULIERS.

Procrastination espagnole.

En 1770, James Cook découvre l’Australie orientale (Nouvelle-Galles du Sud), bordée par les mers de Corail et de Tasman, la cartographie et la revendique pour son pays.

 
A partir de 1787, des condamnés à mort y sont envoyés (les prisons anglaises sont pleines à craquer depuis longtemps, et le territoire américain, utilisé auparavant, n’est plus disponible depuis l’indépendance des Etats-Unis). La colonie pénitentiaire est baptisée « Port Jackson » (qui deviendra SYDNEY).
En 1789, l'Espagne organisa une expédition scientifique  dirigée par Alejandro Malaspina et José de Bustamante y Guerra. Chacun disposait d'une corvette ( appelée Atrevida « Audace » (Bustamante) et Descubierta « Découverte (Malaspina)), et ils partirent de Cadix pour un voyage qui devait durer cinq ans . Au cours de leur périple, ils atteignirent l'Amérique du Sud, contournèrent le cap Horn et remontèrent la côte jusqu'au Mexique et à l'Alaska, avant de traverser le Pacifique jusqu'à Manille et la Nouvelle-Zélande.

 
Bustamante va même jusque dans l’océan austral, où il découvre les mystérieuses îles « Aurora » (correspondant peut-être aux « Shag Rocks » en Géorgie du Sud .



Au cours de leur voyage, ils font escale à Port Jackson (1793), et constatent le danger potentiel que représente la colonie, d'où il serait facile d'envoyer des troupes contre les vice-royautés américaines. Cependant, ils ne recommandent pas d'action militaire, mais plutôt l'ouverture de relations commerciales entre la jeune ville et les ports espagnols du Chili ou des Philippines, compte tenu des besoins en viande et en ravitaillement des colons britanniques. Les deux camps en tireraient ainsi profit. Les explorateurs rentrent en Espagne en 1794.
En 1795, l’empire espagnol quitte la coalition anti-française par le traité de Bâle (22 juillet), puis, par souci de ne pas se faire une ennemie résolue de l’Angleterre, qui convoite ses colonies sud-américaines,  vend le Nord du Mississipi aux Etats-Unis, par le traité de Madrid (27 octobre) . Elle vendra secrètement par la suite (1800) la Louisiane (Est du Mississipi) à Napoléon. Mais les relations se dégradent néanmoins inexorablement entre espagnols et anglais, et la guerre entre les deux nations éclate en 1796, rendant d’autant plus crédible l’invasion de l’Amérique du Sud par l’Angleterre, notamment à partir de Port Jackson. 
C’est alors que dans le cadre de la défense du territoire sud-américain, José Bustamante élabore le plan d’une attaque préventive contre Port Jackson.  Il comptait envoyer une flotte d'une centaine de navires de taille moyenne sur place et de bombarder la colonie. Il ne s'agissait pas de l'envahir, car cela aurait demandé une mobilisation beaucoup plus grande, mais de la ravager pour expulser les Britanniques établis là-bas (considérés comme un danger pour les routes commerciales espagnoles dans cette partie du monde, aussi bien celles qui reliaient l' Amérique du Sud que celles qui allaient aux Philippines , s'ils décidaient de commencer une activité de course comme étape préalable à quelque chose de plus grand). C'est pourquoi les navires espagnols seraient équipés de canons incendiaires , dont les salves auraient facilement embrasé l'architecture en bois de la ville. Bien que plus de 4 000 habitants y vivaient, ils vivaient dans des conditions si précaires qu'ils n'auraient pas pu résister à l'attaque. Sans abri ni ravitaillement, la seule option pour les colons serait de se rendre et d'être déportés dans les vice-royautés sud-américaines où ils travailleraient au profit de celles-ci. Le roi Charles IV, apparemment réceptif, le nomme gouverneur du Paraguay et commandant en chef de la flotte du Rio de la Plata, notamment dans ce but. Puis on n’entendit plus parler de l’opération. La situation politique la fit probablement tomber dans l'oubli : peu après, Charles abdiqua en faveur de son fils Ferdinand VII, et tous deux finirent otages de Napoléon, tandis que les territoires d'outre-mer profitèrent de la situation pour amorcer leur émancipation. 
https://www.labrujulaverde.com/2015/02/cuando-espana-planeo-atacar-australia
La guerre s’étend au Pacifique au début de l’année 1797 :  de nombreux navires baleiniers britanniques sont ainsi capturés quand ils viennent se ravitailler dans les ports du Chili et du Pérou (Christopher G. Maxworthy, “British whalers, merchants and smugglers and contraband trade on the Pacific coast of South America 1783–1810, Derroteros de la Mar del Stir, no.15 (2007) p.78).                      https://www.academia.edu/1997971/British_whalers_merchants_and_smugglers_contraband_trade_on_the_Pacific_coast_of_South_America_1783_1810
Si le plan de José Bustamante avait été suivi des faits et privé les anglais de leur base australienne, la charge pesant sur les cachalots du triangle de corail et de la mer de Tasman aurait vraisemblablement été sensiblement moins lourde, sur le plan collectif et même peut-être concernant certains cas individuels (comme par exemple, « Timor Jack » et « New-Zealand Tom », dont les exploits guerriers furent évoqués par Thomas Beale en 1839) ... 
https://archive.org/details/naturalhistoryof00beal

… qui auraient peut-être pu, alors, avoir un parcours de vie moins tempétueux… et plus anonyme.
 

Procrastination russe.

1835-1840.                                                                                                                                                Pacifique Sud. L’industrie cachalotière américaine subit une augmentation fulgurante et décisive de ses pertes, provoquée par les cachalots eux-mêmes. Un navire amiral est sévèrement endommagé (1835), 3 autres sont purement et simplement coulés (2 en 1836, 1 en 1838). Dans le même temps, les prises se réduisent dans des proportions considérables, les proies ayant acquis la maîtrise de systèmes d’évitement particulièrement efficaces. La décision d’assassinats ciblés sur les cétacés combattants les plus entreprenants, prise au début de l’année 1841 par les assureurs et armateurs, structurellement très insuffisante et conjoncturellement beaucoup trop tardive, non seulement ne donne aucun résultat probant, mais les frappes méthodiquement destructrices des grands mâles s’étendent à l’Atlantique. L’industrie cachalotière des Etats-Unis s’effondre inexorablement. Voir pour le détail :

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/06/premiere-vague.html

https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rsbl.2021.0030

https://europe-tigre.over-blog.com/2022/03/l-arme-absolue.html

https://europe-tigre.over-blog.com/2022/11/la-victoire-est-belle.html

Pacifique Nord. Les Etats-Unis envahissent la Russie d’Amérique.  La découverte en 1835, au large de l’île Kodiak (située au Sud-Est de l’Alaska), d’importants troupeaux de baleines franches noires (Eubalaena japonica) attira un grand nombre de navires anglais et américains. En 1840, l’administration de la Compagnie russo-américaine recensait plus de 300 baleiniers dans les eaux de l’Alaska (alors territoire russe).  : Michel Poniatowski. 1978. Histoire de la Russie d’Amérique et de l’Alaska. Librairie Académique Perrin.Page 308.

Devant cette véritable invasion, un homme décide de réagir. Il s’agit d’Adolf Karlovitch Etolin, au service de la Compagnie depuis 1818, et qui en devient le gouverneur de 1840 à 1845.

Voici ses armoiries personnelles :

En 1842, il adresse une demande officielle au gouvernement impérial de déclarer la mer de Bering « MARE CLAUSUM » afin de limiter le massacre extravagant qu’y subissent les grands cétacés et d’en réserver la richesse aux baleiniers russes.

Il n’obtient aucune réponse.

Cette négligence de l’administration centrale empêchant la marine russe de faire de la mer de Béring un espace interdit aux navires étrangers aura des conséquences géopolitiques gigantesques.

Qu’est-ce que le globe terrestre tout entier sinon un poisson capturable ? Dans Herman Melville, « Moby-Dick » 1851, chapitre 89.
L’américain Thomas Welcome Roys découvre en Juillet 1848, dans le détroit de Bering (au Nord de la mer éponyme) d’importants troupeaux de baleines géantes méconnues en Amérique, les baleines franches boréales (Balaena mysticetus), qui entreront progressivement dans la mythologie baleinière américaine, où elles sont fréquemment interchangeables avec les cachalots combattants...
https://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/legende-des-siecles.html
1849. Création de la Compagnie russo-finlandaise de chasse à la baleine (premier navire en expédition en 1852).
1850. Intervention de la corvette Olivoutsa dans l’archipel des Shantar, dont l’équipage démantèle la principale station baleinière américaine et protège les Nivkhes contre les persécutions que leur infligeaient les baleiniers. Trop peu, trop tard...
1853-1867. La fin de la Russie d’Amérique. Du Pacifique « lac russe » au « lac américain ».
L’ETAU. «Guerre de Crimée » :  Agression franco-anglaise de Sébastopol... et Petropavlovsk-Kamtchatski (5 octobre 1853 [l’entrée en guerre effective des alliés interviendra concrètement le 27 mars 1854]-30 mars 1856). Et ce fut la France qui emmena le Royaume-Uni vers ce conflit armé... Dans le cadre de la controverse religieuse qui joua un rôle non négligeable dans la marche vers cette guerre à partir de 1850, l’archevêque de Paris, Marie Dominique Auguste Sibour (qui avait célébré un Te Deum le 1er janvier 1852 à la gloire de Napoléon III et de son coup d’État, puis célébré le mariage de celui-ci le 30 janvier 1853) appelle l’Empereur à « en finir avec le schisme photien ». Quand le conflit se déclenche, il n’hésite pas à le comparer aux croisades, et à considérer le Tsar comme l’Antéchrist. Dans sa lettre pastorale du 29 mars 1854 (page 7), il écrit : « L’obstacle à l’unité, maintenant, ce n’est plus l’islamisme : disons-le, c’est le césarisme moscovite, avec ses prétentions, avec son fanatisme ». Célébrant la victoire franco-anglaise après la signature du Traité de Paris qui met fin au conflit, il écrit le surlendemain (1er avril 1856) : «  Non seulement cette guerre était grande et belle, mais c’était au fond une guerre chrétienne… Un grand pas vient d’être fait vers… l’unité de l’Église de Jésus-Christ » (pages 5 et 8). Page 147, dans :Claude Savart. 2000. Deux siècles d’enseignement épiscopal. Les lettres pastorales des archevêques de Paris, 1802-1966. Revue d’Histoire de l’Église de France, volume 216, pages 119-184.

https://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_2000_num_86_216_1399

Voir le détail sur la controverse et son ampleur ici :

http://hegemonie.fr/epoque-contemporaine-1789/la-guerre-de-crimee-partie-i/

Cette guerre représente une opportunité pour les britanniques (alors même que leur gouvernement était encore russophile quelques mois plus tôt, contrairement à celui de la France depuis des années). En effet, ils souhaitent s'opposer à la flotte russe considérée comme un danger pour leur route vers les Indes, et empêcher une emprise sur l'Afghanistan où elle est dangereusement proche de leurs territoires indiens. De plus, en position de force depuis leur large victoire dans la première guerre de l’opium contre l’Empire Chinois (4 septembre 1839-29 août 1842), ils souhaitent s’emparer des établissements côtiers de la Russie orientale.  Ainsi, les Britanniques montreront bientôt une soudaine passion pour la guerre, dépassant celle des Français. Londres s’énervera même des volontés de paix de Napoléon III et souhaitera prolonger la guerre en 1856.

Petropavlovsk-Kamtchatski, à l’extrême sud de la péninsule du Kamtchatka, est prioritairement visé. En 1854, la ville est assiégée par les troupes franco-britanniques. Par deux fois, 1000 hommes parviennent à en repousser 1700, qui subissent de lourdes pertes. Début 1855, face à la menace d’une nouvelle attaque d’une flotte anglo-française encore plus nombreuse, il est décidé d’évacuer la ville puis de la brûler. La garnison, ses armes et une partie de la population sont transportés à travers les lignes ennemies à bord de six navires (dont l’Olivoutsa, qui s’était distingué en 1850 contre les baleiniers américains dans l’archipel des Shantar) et parvient, après un périple de 3 mois, à 80 kms de l’embouchure du fleuve Amour (détroit de Tartarie, face à Sakhaline, au nord de l’actuel territoire de Khabarovsk), où est fondée une nouvelle base côtière, Nikolaievsk (Galutva I. G. « Deux grandes puissances… ont été vaincues par une petite ville russe… ». La défense héroïque de Petropavlovsk-Kamtchatski pendant la guerre de Crimée (Orientale). // « Military History Journal ». - 2019. - N° 3. - P. 4-11) .

Mais des centaines de baleiniers américains restent plus que jamais présents et actifs au Kamtchatka, auxquels s'additionnent des anglais et des français.

1855 : sur la seule île Feklistov (archipel des Shantar), les américains opèrent avec 60 navires, tuant 50 Balaena mysticetus par jour (au xxème siècle, le nombre de navires montera à 150, et N. V. Monomakhov, gouverneur de l’oblast du Kamtchatka, déclare dans son rapport pour 1912-1913 que « le commerce des baleines et des morses diminue sensiblement chaque année en raison de l'extermination de ces animaux par les Américains, avec leurs mouvements annuels réguliers dans nos eaux territoriales du nord au sud et inversement » ).

https://www.s7.ru/ru/media/blog/shantars-russiadiscovery/?utm_referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

La même année, la compagnie baleinière russo-finlandaise est dissoute, plusieurs de ses navires ayant été détruits par les anglais lors de la Guerre de Crimée.

Pendant ce temps, Thomas Welcome Roys révolutionne l’industrie baleinière dans tous ses aspects matériels pratiques, lui donnant un nouvel élan. La mise en place de plans inclinés pour tracter les prises permet une optimisation de la pêche aux baleines franches boréales. Il s’inspire des nouveaux types d’artillerie inaugurés lors de la guerre de Crimée pour atteindre des proies jusqu’alors hors de portée à la fois par leur vitesse et leur taille, les rorquals géants (bleu et commun). Il généralise la chasse de ces derniers au cours de la décennie 1860, après avoir tué son premier rorqual bleu au sud de l’Islande en 1855 à bord du navire Hannibal à l’aide d’une bombe-lance projetée par une version modernisée du mousquet (Page 66, dans : Thomas Welcome Roys, America's pioneer of modern whaling (mariners' museum publication). Frederick P. Schmitt, Cornelis de Jong, Frank H. Winter. Juin 1980. Newport News, University Press of Virginia, Charlottesville.)                                                                                                                        Voir aussi :

Bockstoce, John R. (1986). Whales, Ice, and Men: The History of Whaling in the Western Arctic. University of Washington Press, London and Seattle.                                                                                                                                                                                                                    Lindholm, O. V., Haes, T. A., & Tyrtoff, D. N. (2008). Beyond the frontiers of imperial Russia: From the memoirs of Otto W. Lindholm. Javea, Spain: A. de Haes OWL Publishing.

 

DE LA BALEINE AU TIGRE. La Russie sous l’avalanche anglo-saxonne renonce à ses possessions en Amérique (elle vendra l’Alaska aux Etats-Unis en 1867, préférant cette formule à celle de se voir arraché ce territoire de vive force), et se réoriente résolument vers une Asie centrale (« Turkestan Russe ») menacée par les Anglais, dont elle intensifie la conquête dès la fin des années 1850, et, confrontée à l’arrêt des importations de coton lors de la guerre civile américaine, réalise un véritable blitzkrieg cotonnier au dépens des roselières des basses vallées du Syr-Daria et, plus encore, de l’Amou-Daria, scellant le destin du tigre de cette région, jusqu’à son retour programmé dans le sud-est du Kazakhstan avant 2030 :

https://amur-tiger.ru/news/v-habarovske-sostoyalos-vtoroe-zasedanie-rossiysko-kazahstanskoy-rabochey-gruppyi-po-reintroduktsii-amurskogo-tigra-1483

Voir le détail historique dans :

Pierre Chuvin, René Létolle, Sébastien Peyrouse. 2008. Histoire de l’Asie centrale contemporaine. Librairie Arthème Fayard.

Peter Hopkirk. 2011. LE GRAND JEU. Officiers et espions en Asie centrale. Editions Nevicata.

https://europe-tigre.over-blog.com/2023/04/il-y-a-un-temps-pour-la-guerre.html

https://europe-tigre.over-blog.com/2025/04/tigre-europeen-actualisation.5.html

Puis elle se tourne vers la Mandchourie d’une Chine affaiblie, dont elle réalise progressivement la conquête dans la seconde moitié de la décennie 1890, qu’elle parachève de juin à novembre 1900.

https://europe-tigre.over-blog.com/2018/05/l-ocean-des-2500.html

LE PASSE EST UN PROLOGUE. William Shakespeare. La Tempête. 1610-1611.

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LA SERIE CONTINUE

16 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Cet article a été actualisé au 19 septembre. Voir en bas de page.

Samedi 13 septembre, au large du Portugal, un groupe de 4 orques a coulé un yacht qui avait 5 touristes à son bord. Quatre autres personnes ont été extraites d'un autre bateau malmené par le même groupe. Il n'y a aucun blessé parmi les 9 personnes concernées. Des interactions de ce type sont répertoriées au large de la péninsule ibérique depuis 2019. Leur fréquence a été importante entre 2020 et 2023 (environ 500). Voir le détail dans l'article d'Olivia Allhusen mis en ligne hier sur le site du Daily Mail.

https://www.dailymail.co.uk/news/article-15100333/moment-pod-orcas-SINKS-tourist-boat-killer-whales-slam-vessel.html

Actualisation au 19 septembre. Témoignages détaillés dans l'article de James Clark Reynolds mis en ligne sur le site du Daily Mail.

https://www.dailymail.co.uk/news/article-15113815/yacht-spinning-portugal-orcas-sink.html

 

 

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MOUVEMENT SUR L'ECHIQUIER

14 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

La réserve de Sahyadri (Maharashtra occidental) abrite aujourd'hui 3 tigres mâles. Elle va être réensemencée en grands félins lancéolés : 5 tigresses et 3 tigres, en provenance de Pench (réserve située dans le même Etat), et Tadoba-Andhari (Madhya Pradesh, district de Chandrapur, à la frontière Nord du Maharashtra). Le transfert s'effectuera en plusieurs phases. Deux tigresses parmi celles présentes à Tadoba-Andhari devraient rejoindre Sahyadri en décembre prochain. Voir le détail dans l'article de Rahul Gayakwad mis en ligne hier sur le site du Times of India.

https://timesofindia.indiatimes.com/city/kolhapur/nod-for-translocation-of-eight-tigers-to-sahyadri-tiger-reserve-from-tadoba-andhari-and-pench-tiger-reserve/articleshow/123857183.cms

 

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POINT CENTRAL

12 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Le Chhattisgarh, Etat du centre de l'Inde, a vu sa population tigréenne doubler au cours des 3 dernières années. Il hébergeait officiellement 17 grands félins lancéolés en 2022, selon le dernier recensement national en date. 35 individus ont été répertoriés en avril dernier. Voir le détail dans l’article de Rashmi Drolia mis en ligne avant-hier sur le site du Times of India.

https://timesofindia.indiatimes.com/city/raipur/tiger-count-doubles-in-chhattisgarh-cm-vishnu-deo-sai-vows-stronger-wildlife-protection/articleshow/123802520.cms

 

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OBSERVATION DIRECTE

11 Septembre 2025 , Rédigé par Alain Sennepin

Pour la première fois au monde, un cachalot s'emparant d'un calmar géant a pu être photographié.

Voir le détail dans l'article de Duyen Elaine mis sur le site de "New and Tips" il y a 5 jours.

 

https://ifeg.info/2025/09/06/and-the-rsperm-whaleare-moment-of-hunting-giant-squid/?fbclid=IwY2xjawMvwjFleHRuA2FlbQIxMABicmlkETE1b1ZaMDJZQ2kyZWtuRnF4AR6C4GDrhkpnTjcmCORKqpRMOobvzspmGlybH19jyu2WhGKDPn1MH8GE6SxWFg_aem_4_DffmhObAjqUM6XzizStg

 

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