L'ÂGE DE RAISON
Il n'est jamais trop tard... Cinquante-quatre ans après le lancement du "Tiger Project" en Inde, les responsables actuels de l'Institution porteuse du projet semblent enfin enclins à promouvoir et encourager la cohabitation proximale entre communautés humaines et grands félins, seule méthode (même si elle présente des risques, comme la Vie...) susceptible de retisser des liens culturels inter-espèces et d'assurer ainsi un avenir solide de long terme pour chacun. Voir le détail dans l’article de Jayashree Nandi mis en ligne ce jour sur le site de l’Hindustan Times.
LES MOTS ET LES CHOSES
RUSSIE/CHINE : EDUCATION REELLE
Des spécialistes du Centre du tigre de l'Amour ont participé à la conférence scientifique et pratique panrusse à participation internationale intitulée « Stratégies pour l'interaction de la science, de l'éducation et de la sensibilisation dans la conservation de la biodiversité des écosystèmes ».
L'événement s'est déroulé à l'aquarium Primorsky. Des rapports, des projets et des exposés ont été présentés par des éducateurs et des représentants d'organisations scientifiques et environnementales russes et chinoises.
Sergey Aramilev, directeur général du Centre du tigre de l'Amour, a présenté aux participants de la conférence la « Stratégie pour la conservation du tigre de l'Amour dans la Fédération de Russie jusqu'en 2034 », qui consacre une part importante à l'éducation environnementale dans l'habitat du tigre de l'Amour. « L’un des axes majeurs de la stratégie est le développement et la mise en œuvre de cours destinés aux enfants de maternelle, aux écoliers et aux étudiants. À titre d’exemple, citons le cours « Études sur le tigre », actuellement expérimenté dans certaines écoles du Primorié. La qualité de l’éducation à l’environnement dépend de la disponibilité d’infrastructures spécialisées : musées thématiques, espaces urbains, zoos et autres structures similaires », a souligné Sergueï Aramilev . « C’est pourquoi le Centre du tigre de l’Amour à Oussouriïsk, dans le kraï du Primorié, a inauguré le « Musée de la taïga d’Oussouri ». À Vladivostok, nous participons à la création d’un jardin public provisoirement baptisé « Parc des tigres », et un parc est prévu sur l’île Rousski où le public pourra observer des tigres qui, pour diverses raisons, ne peuvent être relâchés dans la nature. » Poursuivant le thème de l'éducation à l'environnement, Alexander Zhigzhitov, responsable des projets spéciaux au Centre du tigre de l'Amour, a présenté le programme « Études sur le tigre ». Ce cours, destiné aux élèves du primaire et du collège, leur enseigne non seulement la vie et les habitudes de ce rare prédateur, mais explore également l'histoire et la culture de leur région natale à travers son image. « Le tigre n'est pas seulement un symbole héraldique du Primorié et un élément de la faune de la région, mais aussi un axe intemporel et global autour duquel s'articule le développement culturel, social, économique et même politique du kraï du Primorié, en tant qu'avant-poste de l'État russe et de la civilisation russe dans la région Asie-Pacifique », a-t- il déclaré.
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Vladimir Sokolov, conseiller du directeur général du Centre du Tigre de l'Amour pour les affaires scientifiques et muséales, a présenté un rapport sur les travaux du Musée de la Taïga d'Oussouri . « Nous mettons en lumière la place particulière qu'occupe la taïga d'Oussouri dans l'histoire de la Russie, qui a aménagé de vastes étendues en Eurasie septentrionale, abritant un cinquième des réserves forestières de la planète. L'accent est mis sur le fait que la biodiversité de la taïga d'Oussouri est le fruit de près de quatre milliards d'années d'existence de la Terre, permettant ainsi aux visiteurs de se faire une idée de l'histoire planétaire et de réfléchir au destin commun de toute vie », a souligné l'orateur.
Plus de 120 spécialistes de diverses régions et organisations ont participé à la conférence : les zoos de Moscou et de Leningrad, des institutions universitaires et des organisations environnementales de tout le pays, des écoles de Yakoutie et du kraï de Primorié, ainsi que des représentants du groupe Andover Leisure, qui possède un réseau d’océanoriums en Chine. Voir le détail dans l'article mis en ligne aujourd'hui sur le site du Centre Alekseeva (Primorsky Krai) pour la Réhabilitation et la Réintroduction du Tigre de l'Amour.
https://amur-tiger.ru/news/tsentr-amurskiy-tigr-predstavil-svoi-proektyi-po-ekoprosvescheniyu-1527
CETUS, OR : THE WHALE
MERVEILLES OCEANIQUES
Aujourd'hui, 27 mars, le Soleil joue les Jonas. Le 27 mars, une petite portion du Soleil traverse un coin de la constellation de Cetus, « la Baleine ».
Ce coin de la Baleine ne touche pas l'écliptique, mais s'en approche à moins de 8 minutes d'arc.
Comme le disque solaire a un diamètre de 30 minutes d'arc, au maximum 8 % de sa surface se trouve dans le coin nord-ouest de la Baleine. Le reste demeure dans les Poissons.
Il faut 11 heures et 28 minutes au Soleil pour traverser ce coin.
Bien sûr, les limites des constellations ne sont pas déterminées par les phénomènes célestes, mais par l'homme, qui peut les modifier à sa guise.
Lorsque le Soleil se trouve dans le nord-est du Taureau, aux alentours du solstice de juin, la limite d'Orion la manque de seulement 17 minutes d'arc. Et lorsqu'il est dans le Lion, le 4 septembre, il manque le coin nord-est du Sextant d'environ 33 minutes d'arc.
Dès lors, une question se pose :
La Baleine devrait-elle être considérée comme une constellation du zodiaque ?
Cetus : la constellation, son illustration par Alexander Jamieson en 1822, et une illustration récente...
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Référence astronomique du 27 mars :
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L'Océan cosmique grouille de potentialités... Space Whales and Alien Behemoths...
AGENTS DE SECURITE EFFICACES
Dans la réserve Valmiki, frontalière du Népal (Etat du Bihar, Inde du Nord-Est), 5 éléphants entraînés à la médiation entre animaux sauvages et communautés humaines font merveille.
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Venus du Karnataka (Inde du Sud-Ouest) en 2018, Raja, Manikantha, Bala Ji, Dron et Roopa, ne comprenant alors les consignes qu'en Kannada ( langue officielle du Karnataka, parlée par plus de 40 millions de personnes), ont bénéficié de la présence de leurs mahouts habituels pendant 3 ans dans leur nouvel environnement pour leur permettre d'effectuer une transition progressive et solide vers l'Hindi. Leurs capacités particulières (ouïe fine, grande aptitude à se rendre dans des endroits difficilement accessibles) ont provoqué l'effondrement du braconnage transfrontalier : ne comptant que 8 tigres au début de la décennie précédente, la réserve a vu leurs effectifs multipliés par 7 dès 2022... Qui plus est, cette équipe de patrouilleurs permet une importante réduction des conflits entre éléphants sauvages et villageois, et promettent d'être tout aussi efficaces sur ce plan dans le cadre d'un projet de réintroduction dans la réserve du grand rhinocéros unicorne... Voir le détail dans l’article de Dilip Kumar (pour l’agence de presse TNN) mis en ligne aujourd’hui sur le site du Times of India.
ILS SONT PARTOUT
La réserve de Panna (Madhya Pradesh) était vide de tigres en 2009. Aujourd'hui, les félins sont partout dans le secteur (dans mais aussi autour de ce parc national) et il est devenu facile et habituel d'en voir, cas probablement unique au monde concernant des animaux sauvages. Voir le détail dans l’article mis en ligne hier sur le site du Times of India.
NOIR C'EST NOIR
Dans l'Etat d'Odisha (Est de l'Inde), un tigre mélanique (parmi la petite dizaine recensée à ce jour) a été braconné, 9 personnes ont été arrêtées.
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Voir le détail dans l’article de Kishan Sahu (pour l’agence de presse TNN) mis en ligne avant-hier sur le site du Times of India.
REENSEMENCER LE MONDE
Préparation d’une réunion internationale pour le rétablissement des grands félins Afroeurasiens et américains.
Le Forum mondial du tigre est une organisation intergouvernementale créée en 1993 en Inde, dont l'objectif est la conservation des tigres sur l'ensemble de leur aire de répartition. Ses membres permanents comprennent sept pays situés dans cette aire de répartition : le Bangladesh, le Bhoutan, le Cambodge, l'Inde, le Myanmar, le Népal et le Vietnam, ainsi que le Royaume-Uni et des organisations de conservation internationales et nationales. La Fédération de Russie, représentée par le Centre du Tigre de l’Amour, a rejoint l’organisation en 2019.
Conformément à la charte de l'Assemblée générale du Forum mondial du tigre, les réunions ont lieu tous les trois ans. La dernière réunion, la neuvième, s'est tenue par visioconférence. Le Centre du tigre de l'Amour y était représenté par son directeur général, Sergueï Aramilev , sa conseillère aux relations internationales, Irina Fominykh , et son attaché de presse, Andreï Shorshin .
La réunion a été ouverte par Gem Tshering , président du Forum mondial du tigre et ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Royaume du Bhoutan . L'ordre du jour comprenait quatre points principaux : un rapport sur les travaux du Forum mondial du tigre pour la période 2023-2026 ; un examen des travaux du Comité directeur du Forum mondial du tigre ; la définition du format, de la date et du lieu de la prochaine réunion de l'Assemblée générale du Forum mondial du tigre ; et l'élection du secrétaire général et des pays membres du Comité directeur du Forum mondial du tigre.
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La réunion a annoncé les dates du premier Sommet des grands félins de l'Alliance internationale des grands félins. Créée en 2023 à l'initiative du Premier ministre indien Narendra Modi, l'Alliance a pour mission de favoriser le rétablissement des populations de grands félins à travers le monde : tigres, lions, léopards, panthères des neiges, pumas, jaguars et guépards. Le Forum mondial du tigre est le principal partenaire de l'Alliance.
L'adhésion officielle de la Russie à l'Alliance des grands félins a été annoncée lors de la visite du président russe Vladimir Poutine en Inde en décembre 2025. Le Centre du tigre de l'Amour avait rejoint l’Alliance en septembre, dans le cadre du 10e Forum économique oriental.
Les dates officielles du Big Cat Summit, qui se tiendra à New Delhi, seront annoncées par le pays hôte.
Voir le détail dans l’article mis en ligne ce jour sur le site du Centre Alekseeva (Primorsky Krai) pour la réhabilitation et la réintroduction du Tigre de l’Amour.
LA FORCE DU DROIT
Les sales pattes, où : Cruauté ontologique de la bétise. A Wainfleet, dans le sud de l'Etat de l'Ontario (zone frontalière des grands lacs, Canada méridional), Zohaib Masoud avait pris en charge depuis l'automne dernier deux jeunes tigres (croisés Bengale/Sibérie), dont les propriétaires (habitant dans la région voisine de Niagara, entre les lacs Ontario et Erié) ne parvenaient pas à s'occuper. Pour ces deux félins, "Jagger" et "Aspen", qui apprécient Zohaib, aiment vivre ensemble, et n'ont jamais manifesté la moindre velléité de s'enfuir, une demande d'exemption spécifique à l'interdiction générale de posséder des animaux exotiques a été refusée. Ecoeuré, Zohaib les a fait transférer discrètement par camion en dehors de l'Etat, dans un endroit tenu secret à 14h de route de Wainfleet... Voir le détail dans l’article circonstancié et illustré de Chris Lambie, mis en ligne le 15 mars sur le site du National Post et actualisé aujourd’hui.
https://nationalpost.com/news/canada/tigers-wainfleet-ontario
UN REGULATEUR
Nous avons mentionné à maintes reprises sur ce blog que de grands bovidés sauvages régulent les populations de grands félins en réaction à la prédation que leur infligent ceux-ci (buffles détruisant les portées de lionceaux en Afrique, buffles indiens importés au Moyen-Orient au Moyen-Âge pour éliminer lions et léopards, aurochs agissant de même avec les tigreaux dans les marais d'Europe orientale à la même époque). En Inde, le gaur (Bos gaurus) joue probablement le même rôle. Il a d'ailleurs été domestiqué (on le nomme alors GAYAL ou MITHAN) et vraisemblablement utilisé comme gardien contre les prédateurs, comme le furent certains buffles d'eau au Vietnam... A la frontière du Madhya Pradesh et du Chhattisgarh, dans le secteur du parc national de Kanha, une douzaine de commandants d'une organisation de combattants maoïstes se sont rendus ces derniers mois. Ils ont expliqué qu'il était devenu progressivement facile de vivre avec les tigres, mais que les gaurs constituaient la principale menace rendant la vie quotidienne dans la jungle extrêmement difficile, à tout le moins... L'un d'entre eux, Rakesh Hodi, a notamment précisé qu'hommes et tigres parvenaient à se voir et se sentir dans l'obscurité, et que les tigres finissaient par se retirer après avoir évalué la situation, y compris, le cas échéant, en bondissant par-dessus les combattants couchés derrière un tronc d'arbre. Hodi ajoute que les léopards agissaient de la même manière. Un autre commandant, Sudhakar "Deepak" Uike, fait valoir que tout au contraire, les gaurs disloquaient volontiers les colonnes de fantassins en les chargeant à de multiples reprises durant leurs mouvements nocturnes. Ils étaient perçus comme plus dangereux que les ours, qui poussaient pourtant asse fréquemment les hommes à se réfugier dans les arbres... Les gaurs de la zone Kanha/Malaghat/Mandla connaissent une des densités les plus importantes de l'Inde centrale. Ils dominent de leur présence routes, chemins, corridors, clairières et points d'eau, où leur attitude résolument territoriale modèle le paysage animal et sa chronologie. Voir le détail dans l’article de P. Navven et Siddarth Pandey (pour l’agence de presse TNN) mis en ligne ce jour sur le site du Times of India.
La communauté des gaurs du parc national de Kanha croît aux côtés de populations substantielles de léopards et de tigres. Parmi ceux-ci vit UMARPANI, un mâle né en 2009, félin le plus volumineux du pays (227kgs).
Umarpani :
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Un grand gaur mâle dans le Parc National :
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PEAU DE CHAGRIN
Le 10 mars dernier, un jeune tigre a été capturé dans le village indonésien de Pulau Muda (District de Pelalawan, Province de Riau, Sumatra occidentale).
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Il avait pris l'habitude de se nourrir de chèvres des éleveurs du secteur. La déforestation détruit de plus en plus l'espace vital des félins, forçant ceux-ci à se rapprocher des zones habitées. Voir le détail dans l'article de Rizal Harahap mis en ligne aujourd'hui sur le site du Jakarta Post.