Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 06:56

Une étude publiée hier dans "The journal of Experimental Biology" montre qu'en "auto-stop" sur le corps des rorquals bleus voyageant au large de Palos Verdes et de San Diego, les rémoras aiment à se placer derrière l'évent de leur hôte, où la résistance à leur fixation est réduite de 84%, par rapport à la plupart des autres endroits du corps de la baleine. Les autres lieux privilégiés sont derrière et à côté de la nageoire dorsale d'une part, la région du flanc derrière et au-dessus de la nageoire pectorale d'autre part. Dans cette situation, ils peuvent aussi se déplacer librement pour se nourrir, et même entretenir pendant ces trajets des interactions sociales avec des congénères,  sans perdre contact avec leur hôte, même si celui-ci atteint une vitesse de 5m/s, et ce par un choix judicieux de la nature des courants sécrétés par la nage du cétacé, en utilisant des comportements de surf (parmi d'autres) jusque-là inconnus le long de voies possédant une dynamique de flux spéciale, endogène, existant  à la surface du corps de la baleine. Ils savent ainsi utiliser un phénomène de dynamique des fluides appelé "l'effet Venturi".

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Venturi

"Nous avons appris que le disque d'aspiration du rémora est si fort qu'il peut coller n'importe où, même la douve de la queue où la traînée a été mesurée la plus forte, mais ils aiment opter pour la conduite facile", a déclaré Erik Anderson, l'un des auteurs de l'étude. "Cela leur permet d'économiser de l'énergie et leur rend la vie moins coûteuse car ils font du stop et survolent la surface de la baleine comme une sonde de la NASA sur un astéroïde ou un mini-monde." 

 

Voir le détail dans l'étude originale (formule PDF téléchargeable ici) publiée hier :

https://jeb.biologists.org/content/223/20/jeb226654

Brooke E. Flammang, Simone Marras, Erik J. Anderson, Oriol Lehmkuhl, Abhishek Mukherjee, David E. Cade, Michael Beckert, Jason H. Nadler, Guillaume Houzeaux, Mariano Vázquez, Haley E. Amplo, John Calambokidis, Ari S. Friedlaender, Jeremy A. Goldbogen. Remoras pick where they stick on blue whales. Journal of Experimental Biology, 2020

Voir l'analyse pour Science Daily, le même jour :

https://www.sciencedaily.com/releases/2020/10/201028195617.htm

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 13:38

Longtemps après la disparition des "Kapustniks" ("mangeurs de choux", rhytines consommatrices d'algues brunes géantes), le retour à la prospérité des loutres de mer depuis quelques décennies permet la reconstruction des forêts marines de kelp (laminaire consommée par les rhytines et les oursins, les seconds étant la proie des loutres et des étoiles de mer géantes).

La rhytine de Steller était le plus grand des Siréniens. Les individus les plus grands étaient aussi volumineux qu'une baleine de taille moyenne. Leur disparition officielle date de 1768. Certains noyaux familiaux ont, semble t-il, survécu jusqu'aux années 1960, au moins. Voir "Kamtchatka, en toute logique" mis en ligne le 30 septembre 2015. 

http://europe-tigre.over-blog.com/2015/09/kamtchatka-en-toute-logique.html

Une loutre de mer.

Les oursins prennent leur repas...

... puis les étoiles de mer géantes font bombance.

 La forêt revit.

Et la qualité de vie augmente pour tout un chacun (anémone de mer, sébaste, baleine...).

Voir le détail dans l'article de Tyee Bridge publié hier par "the National Observer" :

https://www.nationalobserver.com/2020/10/27/features/kelp-sea-otters-urchins-starfish-ocean-forests

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 12:57

Comme chaque année, les grizzlys du Kamtchatka se repaissent de saumons sauvages d'Alaska ("Sockeye") lors d'un repas collectif qui peut réunir 200 convives. Voici quelques scènes prises sur le vif dans le lac de cratère Kurilskoye (Sud-Est de la Péninsule) :

 

Parfois, des mâles tuent des jeunes et les dévorent, comme c'est le cas ici (scène filmée par bateau, s'approcher serait suicidaire...) :

Voir le détail dans "The Siberian Times", avant-hier :

https://siberiantimes.com/other/others/features/brown-bear-cubs-fall-victim-to-adult-males-in-eurasias-largest-protected-population-of-the-species/

Le lac en hiver, près de la source de la rivière Ozernaya :

Georg Wilhelm Steller avait visité le Kamtchatka entre 1740 et 1743. En 1742, des chasseurs Itelmens lui indiquèrent  avoir observé des rhytines géantes (qu'ils nommaient "Kapustnik", ce qui veut dire "mangeurs de choux", ces mammifères marins géants se nourrissant d'algues brunes géantes -laminaires-) sur les côtes d'un lieu situé plus au Nord et tout aussi enchanteur, le Cap Kronotsky (Centre-Est de la péninsule) avec, lui aussi, ses lacs de cratère et ses ours...

https://visitkamchatka.ru/en/about/kronotsky-nature-reserve/

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 09:22

Régler les conflits entre grands prédateurs de la taiga et communautés villageoises sans que ceci soit au détriment de quiconque sous-tend un retrait provisoire du grand animal du milieu naturel sans entamer sa substance biologique.  Un séminaire de formation a donc été organisé par le Centre de Réhabilitation et de Réintroduction du Tigre de l'Amour à destination des membres de "l'Inspection Tigres", dans le bâtiment administratif de surveillance de la chasse du Primorsky Krai, nouvellement ouvert dans la ville d'Oussouriisk. Le Maître de Stage était le chef vétérinaire du zoo de Moscou Mikhail Alshinetskiy.

Voir le détail dans "Amur Tiger Centre", ce jour :

http://amur-tiger.ru/ru/press_center/news/1502/

СПЕЦИАЛИСТЫ ПО РАЗРЕШЕНИЮ КОНФЛИКТНЫХ СИТУАЦИЙ С ТИГРОМ ПОВЫСИЛИ КВАЛИФИКАЦИЮ

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 05:58

L'étude des photographies obtenues par les caméras-pièges dans le parc National du bassin de la rivière Bikine (Primorjé, extrême-orient russe), réalisée entre octobre 2019 et juillet 2020, indique la présence de 21 grands félins dans les zones étudiées, et probablement une quarantaine sur l'ensemble du parc. Ces zones représentent moins du cinquième de la superficie du parc, mais sont celles où les tigres aiment à évoluer de préférence : il s'agit de plaines inondables étroitement liées aux ripysilves de la rivière (cadre de prospérité historique du tigre eurosibérien depuis l'antiquité tardive) : en l'occurence, il s'agit des plaines d'Amba, Taimen, Bolshaya Nerestovka, Pushnaya, Gongobyasa, Otrozhistaya, Protochnaya, Mezhevaya, Omorochka, Kayalu, Camel, Chundala, Dzhuobyasa, Byasani, Lesnukha, Klenovka, parmi d'autres. En 2015 déjà, c'était là que la plus grande densité de tigres avait été observée. Ceci représente une zone d'enregistrement de 200 000 hectares (le Parc dans son ensemble s'étend sur près de 1 million 200 000 ha).

Le relevé photographique indique que la population féline  est composée de 8 mâles, 8 femelles et 4 jeunes (il n'a pas été possible d'identifier le sexe de l'un des adultes).

Des animaux de différentes espèces ont été photographiées. Une sous-espèce de cerf élaphe l'a été 1072 fois, le tigre de l'Amour 918 fois, le sanglier 454 fois, le chevreuil 347 fois, la zibeline 186 fois, l'ours brun 180 fois, l'ours de l'Himalaya 84 fois, le lynx 26 fois. D'autres animaux ont également été photographiés, tels que le chevrotain porte-musc, la loutre, le chien viverrin, le lièvre variable, l'écureuil, la martre à gorge jaune, et même des coléoptères de Sibérie...

3 photos de tigre, et une d'ours himalayen.

Le Directeur du Centre de Réhabilitation et de Réintroduction du Tigre de l'Amour, Sergei Aramilev, considère que le parc ayant été créé il y a moins de 5 ans (le 3 novembre 2015), il dispose d'un important potentiel de développement, et d'épanouissement de la faune dont il est l'écrin.

 

Voir le détail dans l'article publié par "Amur Tiger Centre", ce jour :

http://amur-tiger.ru/ru/press_center/news/1501/

НАЦИОНАЛЬНЫЙ ПАРК «БИКИН» - КОМФОРТНЫЙ ДОМ ДЛЯ АМУРСКОГО ТИГРА

Pour rappel : La rivière Bikine coule sur le versant occidental des montagnes de Sikhote-Aline, reliant le fleuve Amour à l'ouest à la « province maritime » (kraï du Primorié) à l'est. Le bassin de drainage de la Bikine traverse des territoires montagneux isolés, couverts de forêts mixtes de conifères et de feuillus, puis se jette dans l'Oussouri et, finalement, dans l'Amour (aux environs immédiats de la ville de Khabarovsk) avant d'achever son trajet en mer d'Okhotsk. Avec plus de 11 600 km2 de territoires vierges,  les espaces ininterrompus de la forêt offrent un refuge pour un grand nombre d'espèces menacées.

51 espèces de mammifères (élan, sanglier, chevreuil, cerf élaphe, cerf porte-musc, tigre de Sibérie, ours brun et ours de l'Himalaya, martre, vison, rat musqué, etc.), et 194 espèces d'oiseaux y ont été répertoriés.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 07:44

Un tropisme spontané : ne pas apprendre à vivre avec le tigre... Dans le Nord de Sumatra, un sentier de randonnée situé dans un parc forestier public sur le mont Sibayak (dans la région administrative de Karo)  a été fermé à la suite d'observations d'au moins un tigre dans le secteur... Le 30 septembre dernier, un tigre aurait poursuivi une voiture sur un chemin forestier... Voir le détail dans l'article d'Apriadi Gunawan et Nurni Sulaiman, publié dans "The Jakarta Post", avant-hier.

https://www.thejakartapost.com/news/2020/10/16/north-sumatra-hiking-trail-closed-after-tiger-sightings.html

Ici, le tigre est captif. Il se repose dans la petite mare aménagée de son enclos, au zoo de Medan, le 27 février 2016 :

 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 07:42

Cet article a été actualisé au 18 octobre (voir en fin de page).

Dans le delta de la rivière Uda (région de Khabarovsk), qui se jette dans la mer d'Okhotsk, les mouvements de marée peuvent être très rapides. Trois bélougas se sont ainsi retrouvés brutalement échoués sur les galets à 1, 5 km de la mer. Etaient concernés un adulte de sexe indéterminé d'une part, une mère et son petit d'autre part.

Bélouga isolé sur la plage

 Mère et petit étaient à une certaine distance l'un de l'autre. Le jeune pleurait, tandis que la mère essayait de se rapprocher de lui en rampant sur les cailloux. L'inspecteur Alexey Paramonov, 36 ans, après avoir reçu un appel d'une riveraine, habitante du village de Chumikan*, l'informant de la situation, s'est rendu sur les lieux. Il constata que mère et petit avaient commencé à subir les attaques des oiseaux charognards, mais que rien d'irréversible ne s'était encore produit. Il rapprocha alors le petit, totalement transi, de sa mère, et recouvrit celui-ci avec une couverture.

Alexey resta aux côtés des bélougas jusqu'au retour de la marée haute à minuit. Les 3 bélougas purent rejoindre la mer sans encombre.

Alexey Paramonov

* L'an dernier déjà, aux abords du même village, 3 bélougas avaient été surpris par la marée descendante, et Alexei avait participé au sauvetage de 2 d'entre eux. 

Détail dans l'article d'Olga Gertcyk publié ce jour par "The Siberian Times" :

https://siberiantimes.com/other/others/news/hero-inspector-saved-two-adult-beluga-whales-and-their-crying-stranded-on-the-beach/

Actualisation au 18 octobre : Alexei Paramonov a été amené, par la suite, à sauver une nouvelle famille (encore une mère et son petit) totalement désemparée et à la merci des goélands et des chiens... Comme lors de sa précédente intervention, mère et fils étaient séparés, le second pleurant sans cesse, et il les a réunis de la même façon.

Une mère en détresse blessée par les goelands.

Une famille réunie.

Voir le détail dans l'article de Svetlana Skarbo publié par "The Siberian Times" :

https://siberiantimes.com/other/others/news/one-more-beluga-family-saved-as-rescuers-call-for-creating-whale-emergency-centres-in-russian-far-east/

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 06:25

ATLANTIQUE SUD : CONFLITS INDUITS.

Si la surpêche impacte négativement de nombreuses espèces marines, elle bénéficie à des oiseaux prédateurs comme le goéland et le pétrel, dont les populations ont littéralement explosé en parallèle au développement de l'industrie halieutique. 

Au large de la péninsule  Valdés, les goélands dominicains attaquent les baleines franches australes, creusant de véritables cratères dans le dos de celles-ci, qui peyvent atteindre une profondeur de 10 cm. Les oiseaux atteignent ainsi la couche de graisse dont ils se nourrissent. Il y a quelques décennies, les baleines blessées ne représentaient que 2% de la population.

Un goéland dominicain

Un goéland s'approche d'une baleine pour la picorer

Aujourd'hui, c'est quasiment l'entièreté de celle-ci (99%) alors même que cette espèce a vu ses effectifs sensiblement augmenter ces 30 dernières années. Les attaques des goélands sont passablement stressantes pour les baleines de Valdés, et le taux de mortalité des baleineaux (qui sont particulièrement ciblés par les oiseaux) est, désormais, particulièrement élevé*.

Plus au Sud, au large de la Patagonie argentine, les cachalots qui prélèvent des légines australes dans les filets des chalutiers géants sont régulièrement agressés par des pétrels géants qui leur infligent parfois des blessures significatives.

Une légine australe

Un pétrel géant en train de couver

Le pétrel subantarctique dans son rôle traditionnel de vautour sur un cachalot mort

 

Il est envisageable que ce type de situation s'amplifie, et s'étende à l'océan austral (peut-être ceci a t-il déjà commencé). Voir le détail et la vidéo dans l'article de Chloe Williams publié hier par "Hakai Magazine" :

 https://www.hakaimagazine.com/news/peck-by-peck-seabirds-are-eating-live-whales/

Entre 2003 et 2014, 626 baleineaux sont morts dont la majorité présentaient des blessures causées par des coups de bec. Et cette mortalité ne cesse de grimper pour les petits. En effet, environs 50 d'entre eux meurent tous les ans sûrement perturbés par les attaques lors de l'allaitement. Source : Sciences et Avenir

https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/oiseaux/le-goeland-dominicain-picore-des-baleines-vivantes_102940

Etude originale publiée dans PlosOne :

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0139291

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 09:38

Pour une raison inconnue et non comprise à ce jour, les corps d'environ 5000 veaux morts-nés (immédiatement après une naissance plus ou moins nettement prématurée) d'otaries du cap, se sont échoués sur les côtes de Namibie. Voir le détail sur "StreetInsider", hier:  

https://www.streetinsider.com/Reuters/Thousands+of+dead+seal+pups+wash+ashore+in+Namibia%2C+says+conservancy+group/17468616.html

La Namibie est aujourd'hui le premier pêcheur de phocidés au monde, devant même le Canada. En 2012, 91 000 otaries du cap avaient été tuées. L'an dernier, probablement par souci d'épargner les femelles reproductrices et donc pourvoyeuses de provende, le gouvernement namibien avait autorisé la chasse de 80 000 veaux et 6000 mâles adultes. La chasse dure cinq mois par an, essentiellement sur les plages Cape Cross et Atlas Bayde.

Une colonie d'otaries du Cap sur une plage de Namibie :

Les bébés sont tués principalement pour leur fourrure, mais également pour leur graisse, qui, comme la graisse du phoque du Groenland, est vendue comme « complément alimentaire santé ». Les os seront utilisés pour les bijoux et les peaux pour fabriquer des bottes et autres articles de luxe. Et, les parties génitales des mâles adultes sont coupées pour être revendues sur le marché asiatique en produits prétendus aphrodisiaques...

Hatem Yavuz, marchand de fourrures turco-australien, bénéficie d'une exclusivité d'achat sur la peau de chaque otarie tuée. Il est connu sous le nom de "boucher de Namibie", son activité ayant d'ores et déjà entraîné la mort de centaines de milliers d'otaries. Yavuz réside en Australie et son usine de traitement de la fourrure est située en Turquie. Il contrôle 60 % du marché de la fourrure dans le monde. 

Les peaux sont expédiées de Namibie vers la Turquie où elles sont transformées et vendues à des pays tels que la Chine et la Russie.

Voir le détail de l'article d'Ophélie Bontemps, publié le 16 juillet 2019 par "notre-planete" :

https://www.notre-planete.info/actualites/3035-massacre-otaries-Namibie

Nous ignorons pour l'heure s'il y a un lien entre ces massacres de masse et le gigantesque avortement collectif qui vient de se produire (celui-ci est-il seulement en rapport avec des problèmes physiologiques inconnus  ou y a t-il  une inflexion de la psychologie collective des femelles dans le contexte qui est infligé à leur progéniture?) 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 08:44

Ceci fait suite à "Temps des Troubles" mis en ligne le 3 octobre dernier.

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/10/temps-des-troubles.html

Cet article a été actualisé au 14 octobre (voir en bas de page).

La destruction de la faune marine au sud-ouest du Kamtchatka concerne manifestement une zone beaucoup plus vaste que celle estimée préalablement. On doit notamment ajouter aux zones atteintes déjà répertoriées l'estuaire de la Nalytcheva, les baies Spassenia et Grotovaia, les environs de l'île Staritchkov, ou tout est mort entre 5 et 15m de profondeur... Les hypothèses vont bon train concernant un tel désastre, de la prolifération d'une algue toxique (ce qui n'explique rien, car cette algue, si tant est qu'elle existe, s'est forcément développée POUR UNE RAISON...), à l'éventration par usure de fûts de produits chimiques jetés au fond de la baie à l'époque soviétique, et notamment près de vingt tonnes d'Arsenic "ce qui suffirait à empoisonner tout le Pacifique Nord"... Le gouverneur de la péninsule, Vladimir Solodov, a demandé au gouvernement russe la constitution d'une enquête spécifique permettant de faire la lumière sur la question... Voir le détail dans "The Moscow Times" de ce jour :

https://www.themoscowtimes.com/2020/10/13/new-marine-animal-deaths-discovered-off-russias-kamchatka-coast-a71730

Voir aussi la mise au point détaillée de Svetlana Skarbo et Olga Gertcyk dans "The Siberian Times", aujourd'hui. Des spécialistes chinois et japonais sont appelés à la rescousse de leurs collègues russes par le Gouverneur du Kamtchatka.

https://siberiantimes.com/other/others/news/call-for-international-scientists-to-join-research-into-kamchatka-eco-disaster-amid-conflicting-theories/

Actualisation au 14 octobre :

Des pieuvres géantes mortes dont les corps ont probablement dérivé vers le sud-est sont désormais trouvées sur les côtes des Kouriles.

Cartographie de l'amplitude des dégâts au 14 octobre : 

Voir le détail dans l'article de Svetlana Skarbo et Anna Liesowska dans "The Siberian Times" :

https://siberiantimes.com/other/others/features/dead-giant-octopuses-washed-ashore-south-from-kamchtka-peninsula-on-the-kuril-islands/

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le retour du tigre en Europe: le blog d'Alain Sennepin
  • : Les tigres et autres grands félins sauvages ont vécu en Europe pendant la période historique.Leur retour prochain est une nécessité politique et civilisationnelle.
  • Contact

Recherche

Liens