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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 06:23

LE PASSE N'EST QU'UN PROLOGUE.

Jusqu'aux débuts de la période moderne, des rhinocéros ont peut - être survécu, de la mer d'Azov à celle des Tchouktches. Leur cas peut éclairer la compréhension de l'agencement de la grande faune eurasienne, dans le passé comme dans l'avenir.

Il peut paraïtre étonnant de prime abord, voire surréaliste, d'évoquer le cas de rhinocéros ayant foulé le sol européen à l'époque historique. Pourtant, Planhol (2004) évoque l'existence de « fossiles vivants » dans les steppes pontiques (qui est la région de la mer noire, entre Dniepr et Don). Il envisage sérieusement la survivance tardive, au sein de cet espace, de ce qu'il présente comme « un ou plusieurs descendants du rhinocéros laineux » (Coelodonta antiquitatis, précisé par moi. A.S.) . Il se réfère notamment aux témoignages d'un voyageur arabe du Xème siècle, et d'un voyageur polonais du XVIème siècle.

Lors de son voyage chez les bulgares de la Volga, Ibn Fadlân évoque ce que lui dirent les autochtones à propos d'un animal dont ils lui montrèrent des cornes. Il est, selon eux, moins grand qu'un chameau mais plus qu'un taureau (hauteur au garrot). Sa tête évoque celle d'un chameau, sa queue celle d'un taureau, et son corps rappelle celui d'une mule. Ses sabots ressemblent à celui d'un taureau. Il possède une corne frontale épaisse et arrondie. La longueur de celle – ci se situe entre 1, 50 m et 2, 50 m, selon des observations directes de l'auteur, qui observe aussi des plats réalisés avec la base de ces cornes. Il consomme les feuilles des arbres. Toujours selon les interlocuteurs d'Ibn Fadlân, si l'animal affronte un cavalier, il s'efforce de tuer celui – ci en l'expédiant en l'air et le récupérant sur sa corne, mais il épargne le cheval. L'animal est chassé à l'arc, avec des flèches empoisonnées, par de nombreux tireurs, après avoir été attiré en forêt. Et Ibn Fadlân conclut ainsi : « Des gens de ce pays me dirent que c'était un rhinocéros » (Frye 2005).

Selon Planhol, « on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement » avec le témoignage du polonais Martin Broniovius, qui voyage dans le khanat de Crimée, dans la deuxième moitié du XVIème siècle. Celui – ci évoque des « béliers à une seule corne » parmi les animaux qu'un hiver particulièrement rigoureux avait fait périr en nombre dans les steppes d'Otchakov et de Savran (Broniovius 1630, Albrecht et Herdick 2011).

Comment expliquer la présence de ces animaux dans la partie orientale de l'Europe ? Cette question peut être éclaircie par l'existence, au cours du dernier épisode glaciaire, d'une vaste « zone refuge » libre de glace, située entre la boucle occidentale du Fleuve Jaune en Chine jusqu'au bassin du Danube. Cet espace s'est maintenu pour l'essentiel jusqu'à l'époque moderne (XVIIème siècle, voire plus récemment encore) et a peut être permis à certaines populations de résister à la période la plus dure de l'épisode glaciaire et de survivre à l'époque historique. Planhol considère d'ailleurs la steppe pontique comme un « refuge effacé ». Il y relève la présence, aux côtés des rhinocéros, d'antilopes saïgas, d'hémiones (ânes sauvages), de chameaux « de Bactriane » venus avec les pasteurs mongols puis retournés à l'état sauvage (qui parvinrent à se maintenir jusqu'au XVIIIème siècle)* et d'espèces « forestières » comme l'ours ou l'élan, parmi beaucoup d'autres. A cette liste impressionnante d'espèces « asiatiques » et « préhistoriques », il convient d'ajouter le tigre eurosibérien (Heptner 1969, Sennepin 2008a, 2016). Fort logiquement, l'auteur conclut en soulignant qu' « Il n'est pas exclu que l'exploration archéologique de tout cet espace nous réserve encore des surprises ». Ce sujet a d'ailleurs bénéficié récemment d'une illustration spectaculaire. Des scientifiques de l'Université de Tomsk ont découvert que des élans du sud – ouest sibérien étaient en fait des reliques glaciaires (Siberian Times, 9 février 2016).

Par contre, l'affirmation de Planhol selon laquelle il s'agit de rhinocéros laineux paraît pour le moins hasardeuse, pour des raisons à la fois biologiques, écologiques et culturelles. L'animal décrit a en effet une seule corne arrondie, il consomme les feuilles des arbres, un froid excessif le tue. Coelodonta antiquitatis possède deux cornes bien développées. Sa corne frontale est de taille relativement modeste, et sa grande corne nasale possède un côté plat : l'animal peut ainsi évacuer de fortes quantités de neige et parvenir plus facilement à se nourrir de graminées rases et d'armoise. Il peut vivre dans les régions les plus froides de l'Hémisphère Nord, et peut être a t-il survécu pendant des milliers d'années après son extinction officielle dans des zones où le pic d'intensité glaciaire s'est maintenu, voire intensifié jusqu'à nos jours, et qui furent donc un refuge pour lui*** (voir pour le détail de ces différents points : Chernova et Kirillova 2010, Shidlovskyi et collaborateurs 2011).

La description recueillie par Ibn Fadlân correspond en tous points à Elasmotherium sibiricum, un autre rhinocéros « fossile », qui, malgré son nom, vivait dans des zones plus méridionales que C. antiquitatis (Kurten 1968, Zhegallo et collaborateurs 2005).

Et concernant les « béliers à une corne » observés par Broniovius, formulation qui peut laisser dubitatif de prime abord, la reconstitution d'Elasmotherium sibiricum par A.P. Bystrov (Zhegallo et collaborateurs 2005, figure 8, page 25) est, de ce point de vue, spectaculairement éclairante. De plus, la taille, la pilosité, le coloris peuvent varier considérablement dans l'espace et dans le temps chez des animaux du même lignage soumis à des conditions de vie différente (les exemples abondent notamment parmi les grands mammifères terrestres).

Si Coelodonta a particulièrement marqué la culture européenne de l'âge glaciaire (Picard 2003), il ne semble pas avoir laissé de trace importante dans les représentations des civilisations historiques. Il en va tout autrement pour Elasmotherium. Celui – ci est manifestement présent dans les mythologies de nombreuses cultures eurasiennes, dont certaines des plus puissantes et des plus prestigieuses (Zhegallo et collaborateurs 2005)**.

Le célèbrissime chaudron de Gundestrup, forgé au premier siècle avant notre ère, et découvert dans une tourbière du Jutland, au Danemark, compte peut être, parmi ses représentations, celle de la chasse d'un Elasmotherium (scène triple). Du fait de la position des cornes (et de la stylisation des éléphants sur une autre plaque du chaudron), il est en effet douteux qu'il s'agisse d'une tauroctonie ou d'une aurochstonie.

Ceci ne peut être un simple fait du hasard. En effet, s'il y eut forcément des cas de transferts culturels à des sociétés n'ayant jamais été en contact avec le grand rhinocéros unicorne, de nombreuses communautés humaines et cet animal ont vraisemblablement cohabité pendant et après le dernier épisode glaciaire, dans un vaste« refuge » steppique qui les protégeait tous de trop grandes rigueurs climatiques... A ce titre, le « paradoxe yakoute »*** présente un cas très particulier d'une culture porteuse des représentations d' Elasmotherium au sein d'une communauté qui a plutôt cohabité avec Coelodonta...

Au cas précédent, s'ajoute peut être celui de rhinocéros massivement présents en Chine du Nord, jusque sur les côtes du Golfe de Bohaï (Rookmaker 2008), et même dans ce qui est aujourd'hui la Mongolie intérieure (Stephen 1991), jusqu'au IIème millénaire avant notre ère (Rookmaker 2008), et qui, profitant du refuge steppique au cours de la dernière période glaciaire, aurait survécu et même prospéré plus à l'ouest (au moins jusqu'à l'optimum climatique médiéval, entre le Xème et le XIVème siècle) dans des milieux qui restèrent longtemps fort peu anthropisés. Ce rhinocéros européen des temps médiévaux, s'il a jamais existé (nous n'avons pas su trouver trace de lui dans les m>sources écg>trong>rites que nous avonant en Chine pendant des millénaires (Rookmaker 2008) ce que le tigre européen est à celui de l'Amour : une variété géographique isolée secondairement de ses congénères orientaux (Sennepin 2008a, 2016). Cet animal a des oreilles velues, et sa surface pileuse s'adapte aux milieux dans lesquels il évolue. Orlando et ses collaborateurs (2003) ont montré que Coelodonta antiquitatis et lui constituaient deux variétés temporelles d'un même lignage génétique. L'animal a officiellement disparu de Chine au cours du siècle dernier. Quelques individus survivent peut être encore dans la forêt de Tamanthi, au Nord de la Birmanie... Thomas – Parker (2007) et Rookmaker (2008) ont magistralement montré à quel point la Chine fut historiquement et culturellement le pays du rhinocéros, tout autant que celui du tigre (Sennepin 2008b). Rhinocéros indien et de Java, s'y partageaient l'espace avec dem>ux sous - espèces de rhinocéros de Sumatra, dont celle déjà évoquée. Tous les quatre ét>aient devenus rares au XVIIIème siècle. Tous ont officiellement disparu au XXème siècle. Rookmaker conclut : « Le dernier specimen a été tué dans le sud du Yunnan en 1957. L'écoenvironnement devrait permettre leur réintroduction. » m>g>s consultées) serait alors au rhinocéros "de Sumatra du Nord »" domin

INDUCTIONS POUR L'AVENIR. L'affermissement récent de la notion de « refuge écologique » coïncide avec des projets de « renaturalisation » à vaste échelle, dans des espaces peu peuplés ou en dépeuplement (voir par exemple « Rewilding Europe » https://www.rewildingeurope.com/) qui sont et seront les plus sûrs boucliers face aux fluctuations climatiques, tant il est vrai qu'un organisme sain et puissant résiste infiniment mieux aux agressions de toutes sortes qu'un corps décharné et que l'on maintient tel.

En Octobre 2014, Sergeï et Nikolaï Zimov, initiateurs de la steppe à mammouths à la station Tcherskii en Yakoutie (« Pleistocene Park ») ont ouvert un nouvel espace dans la région de Tula, à 250km au Sud de Moscou. Dans une Russie centrale où de nombreux villages sont abandonnés, le retour de grands animaux sauvages s'effectue d'ores et déjà de lui – même (comme, d'ailleurs, plus ou moins discrètement, dans toute l'Europe depuis la deuxième moitié des années 70). Il s'agit désormais d'accompagner ce processus sur le temps long, en étoffant progressivement la diversité d'espèces présentes, pour aboutir sur le long terme à une richesse comparable à celle décrite par Planhol (2004) et avant lui par Berg (1941) sur une très vaste superficie : une « Grande Prairie » russe encadrée par les marais de Polésie à l'ouest ( de Lublin en Pologne à Briansk en Russie en passant par le sud de la Biélorussie et le Nord de l'Ukraine), et ceux de Vassiougan à l'Est, qui ont multiplié leur superficie par 4 au cours des 500 dernières années (Siberian Times, 1er février 2016). Voir pour le détail Sennepin 2014.

Et en Chine, on peut désormais espérer qu'un appétit culturel retrouvé ( Sennepin 2016) débouchera sur un projet de réintroduction du rhinocéros, comme c'est actuellement le cas pour les tigres de Chine du Sud (Save China's tigers : http://savechinastigers.org/).

Enfin, depuis la création de la « Fondation Pleistocene Park » le 9 juillet 2015, la reconstitution du mammouth laineux en Yakoutie dans les décennies à venir n'est plus une simple fantaisie de science - fiction (Lambie 2015), ni même celle, à plus long terme, de Coelodonta antiquitatis*** (Liesowska 2015).

* Leurs derniers représentants (moins d'un millier) vivent aujourd'hui en Chine occidentale et en Mongolie, dans des steppes désertiques au sud et à l'Est des monts Altaï. Les hémiones, saïgas et chameaux n'étaient pas plus « asiatiques » que l'aurochs, l'ours ou l'élan n'étaient « européens ». Tous étaient eurosibériens, même le « bison d'Europe ». De facto, la survie tardive de rhinocéros européens n'est pas plus surprenante que celle de l'âne sauvage d'Europe (Equus hydruntinus), qui vécut dans un espace allant de l'Europe de l'Ouest à la Volga jusqu'aux premiers millénaires de l'Holocene, et qui semble s'être maintenu jusqu'au XVIème siècle dans la steppe espagnole d'Estramadure, sous le nom de « cebro »...

** On ne peut certes pas détailler cet aspect dans le cadre du présent article, l'ampleur considérable d'un tel sujet méritant une publication autonome. En tout état de cause, soulignons ici simplement l'importance, voire la centralité de l'image de l'animal pour la civilisation chinoise (Zhegallo et collaborateurs 2005, Thomas – Parker 2007) et peut être plus encore pour la culture slave ( Zhegallo et collaborateurs 2005, Russell 2009, Sennepin 2015) .

***LE PARADOXE YAKOUTE. L'épopée yakoute Olonkho évoque un « taureau de l'hiver » énorme, doté d'une gigantesque corne frontale, et d'une fourrure bleutée. Ce peuple est originaire de la région du Baïkal (Zhegallo et collaborateurs 2005), de culture mongole, dans laquelle la couleur bleue a une grande importance. Région la plus continentale de la planète, elle connaît un régime atmosphérique particulier, où les jours de ciel d'azur dans l'année sont les plus nombreux au monde. Par ailleurs, le bleu et le blanc sont perçus comme symboliquement homologues (la horde gengiskhanide basée dans le sud du Kazakhstan actuel était indifféremment qualifiée de « bleue » ou « blanche »). Les vicissitudes de l'Histoire ont poussé ce peuple à migrer dans une région beaucoup plus septentrionale, aux conditions de vie beaucoup plus dures mais qui les mettait à l'abri de leurs ennemis. Ils y ont vraisemblablement importé leur mythologie originelle (Zhegallo et collaborateurs 2005). Gavril Ksenofontof, au XIXème siècle, collecta en Yakoutie de nombreuses légendes sur des taureaux unicornes, à la fourrure de couleurs variées. Et en 1866, Vasily Radlov recueillit la légende d'un « immense taureau noir » tué à la lance, qui possédait une corne unique si grande qu'elle devait être transportée sur un traîneau.En 1878, A.F. Brandt suggéra qu'il s'agissait d'un Elasmotherium (Kurten 1971, Zhegallo et collaborateurs 2005). Or, si cette hypothèse est compatible avec l'espace mongol, elle l'est beaucoup moins pour la Sibérie du Nord - Est, le grand rhinocéros unicorne ayant une distribution plus méridionale. Et pourtant, l'image de l'Elasmotherium dans la culture yakoute est, aujourd'hui encore, plus vivace que partout ailleurs dans le monde. Dans ce même espace, les cornes de Coelodonta antiquitatis, extrêmement abondantes, sont à la base, depuis des millénaires, de l'industrie traditionnelle locale (lances, arcs...). Au même titre que les défenses de mammouths laineux, le « stock » paraît inépuisable... De plus, la corne nasale de Coelodonta atteint parfois des proportions gigantesques, comparables à celle de l'immense corne frontale d'Elasmotherium. Il est donc plausible que des communautés yakoutes aient intégré ces cornes à leur mythologie originelle, en sus de leur économie factuelle. Et peut être même ont -ils été confrontés à l'animal lui - même. En effet, particulièrement répulsif pour Elasmotherium et tant d'autres espèces, le nord du territoire, et particulièrement le bassin de la rivière Yana, endroit le plus froid de l'Hémisphère Nord, a manifestement constitué un refuge pour C. antiquitatis, où ses restes sont les plus abondants (Shidlovskyi et collaborateurs 2011). Une pointe de lance de 90cm taillée dans sa corne a été découverte sur une île arctique, 380km plus au Nord (Siberian Times, 30 septembre 2014). Celle - ci servait probablement à combattre les rhinocéros eux mêmes (légende recueillie par V. Radlov déjà citée) et des félins géants (tigres ou lions des cavernes, Prynn 2004). On ne peut donc exclure que cet animal se soit maintenu jusqu'à une époque relativement récente dans ce sanctuaire où l'âge glaciaire a perduré jusqu'à nos jours. Dans ces conditions, pour des communautés où l'image d'Elasmotherium est importante, il est facile d'imaginer l'impression (et les conséquences culturelles de celle - ci) que peut produire l'apparition, dans le blizzard, d'un géant cornu recouvert de neige et accompagné du tintement des glaçons attachés à son pelage... Sans parler du cas individuel du rhinocéros à fourrure blanche (comme il y a des bisons blancs, objets d'un culte particulier en Amérique du Nord). Aujourd'hui, comme les russes vis - à - vis du tigre (Sennepin 2016) les yakoutes sont plus que jamais passionnés par leur patrimoine archéologique et paléontologique, et même l'espoir de voir revivre, un jour, celui - ci . Ces dernières années, d'impressionnantes découvertes d'animaux dans un état de préservation remarquable, ont eu un vaste écho : le mammouth laineux, dont on envisage désormais sérieusement la reconstruction génétique et la renaissance, à l'aide d'une mère porteuse éléphante d'Asie (Lambie 2015), mais aussi un très jeune rhinocéros laineux (Liesowska 2015), et deux lionceaux des cavernes (Koryakina 2015). Ceci coïncide avec la naissance de la Fondation Pleistocene Park. Solidement appuyée sur ses fondations anthropologiques, la culture yakoute se redéploie sous nos yeux.

Actualisation au 5 mai 2017. Voir aussi, sur LE PARADOXE YAKOUTE. Publié au printemps 2017 chez Odile Jacob. Crubézy (E), Nikolaeva (D). Vainqueurs ou vaincus? L'énigme de la Iakoutie. L'ouvrage établit le caractère historiquement insubmersible de la culture yakoute, et que toute société a le pouvoir d'écrire son avenir.

BIBLIOGRAPHIE

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