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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 05:10

Le Grand Soulagement pour les véritables amis des animaux sauvages.

Dans "Le Tigre ou la Mort" (mis en ligne sur ce blog le 14 juillet 2011), j'avais particulièrement insisté sur l'importance d'une zoopolitique digne de ce nom pour la viabilité d'un corps social. La Russie fut brutalement soumise, dans l'ultime décennie du siècle dernier, à cette alternative fondamentale : "Agir ou Mourir". La modification radicale de son regard sur la grande faune sauvage qui intervint alors, puis s'enracina par la suite, lui a permis de survivre en tant que nation indépendante et souveraine. A l'inverse, la France, depuis la deuxième moitié des années 90, est entrée dans une logique d'autodestruction.

Le Bûcher des vanités. François Hollande n'a plus, désormais, que des chances infinitésimales d'être encore Président de la République à la fin du premier semestre prochain. Il a su, avec un singulier esprit de méthode, s'aliéner pratiquement tout le monde, y compris au sein de son dernier carré de "fidèles". Il lui est reproché beaucoup, en tous domaines, à une exception notoire, où son action résolue et vindicative a pourtant été, et de très loin, la plus destructrice. Ce dispositif essentiel, révélateur de l'état de santé du corps social, n'a jamais été revendiqué comme tel par le Pouvoir. En outre, il a été à peu près ignoré des "grands" médias.

Un "point de détail" dans l'histoire du quinquennat. Il est un domaine où le Président et son équipe (au premier rang de laquelle, la mère de ses enfants, Ségolène Royal) ont fait preuve d'une constance et d'une âpreté particulières, en bloc et en détail : la destruction des animaux sauvages, avec un acharnement, et à une échelle, inédits depuis la création du ministère de l'environnement, en 1971. Dans cette situation, l'Institution est allée au delà de l'horreur et de l'ignominie.

Ceci étant, et quel que soit le successeur de Monsieur Hollande à la tête de l'Etat (à part peut - être s'il s'agit de Jean - Luc Mélenchon), les violences tous azimuts à l'encontre des animaux libres vont encore (au moins dans un premier temps) croître et "embellir", les pires habitudes s'étant désormais imposées comme une seconde nature dans l'administration.

La Droite "régionale". A titre d'exemple, maintenant que la vie sauvage n'a plus droit de cité dans la République, les éxêcutifs des grandes régions élus à l'automne 2015,  et notamment ceux orientés à droite, mettent un point d'"honneur" à ce que les associations de défenseurs de la Nature n'y aient plus droit de cité à leur tour. Il reste que, contrairement à l'équipe de Monsieur Hollande, ce fanatisme mimétique s'avérera probablement plus friable à la longue...

Au printemps prochain, je reviendrai, dans le détail, sur ce qu'a été cette politique et comment elle s'est incarnée en pratique, mais aussi quelles en sont les racines historiques, en lien avec la construction de l'idée que la France se fait d'elle même, le véritable "Rêve Français". Autrement dit : "de quoi François Hollande est - il à la fois le nom et le rameau terminal."

Pour l'heure, je retranscris ici,  simplement, un article rédigé par mon frère Michel  le 20 mai 2015, publié dans "La Galipote" et "La Fouine", et qui fut alors "accueilli" par un silence assourdissant... 

Le pire ennemi des animaux sauvages

Tous ceux qui sont attentifs à ce sujet ont pu constater

une radicalisation progressive du pouvoir de

M. Hollande en défaveur des animaux sauvages, aussitôt

après l’éviction de Mme Batho du ministère de

l’écologie. Cela commença, de la part de son successeur,

M. Martin, par la levée du moratoire relatif aux

ouvrages type barrage de Sivens (ce qui a contribué

notamment à l’emballement qui a conduit au meurtre

de Rémi Fraisse) jusqu’aux actuels délires éradicateurs

de Mme Royal : par exemple, il a été récemment

décidé de traquer les requins au sein de la réserve

naturelle marine au large de la Réunion, en

guise de « doigt d’honneur » à François Sarano, lequel

pointait à juste titre la responsabilité des autorités

dans certains des accidents à déplorer, à force

d’appâter les requins sur la zone pour mieux les y

piéger.

A vrai dire, ce pouvoir n’a jamais fait preuve d’un intérêt quelconque pour

la protection de la faune sauvage, bien au contraire. Ni plus ni moins que

ses prédécesseurs, il a commencé par traiter méthodiquement les fleurons

de la faune sauvage française comme de la vermine. La radicalisation dont

il fait preuve depuis près de deux ans est donc d’autant plus effroyable. On

en vient même à assister à une épidémie de « burn-out » parmi les lieutenants

de louveterie, à cause d’une amplification trop rapide de leurs

« missions ».

Tous les gestes politico-administratifs relatifs aux animaux sauvages et à

leurs habitats visent (à de rarissimes exceptions près) à une destruction la

plus large possible, ou le cas échéant à une protection la plus faible possible.

Après le départ de Mme Batho, on a ainsi pu assister à plusieurs

« réglages » successifs dans cette machine de guerre, et notamment : M. Le

Foll, ami intime de M. Hollande et représentant du lobby de l’agro-business

au gouvernement, en est devenu le porte-parole, une première pour la Vème

République !

Il y a 12 ans, un autre épisode nous avait déjà pris à la gorge, avec l’équipe

comptant MM. Raffarin et Juppé, ainsi que Mme Bachelot. A l’époque, ce

pouvoir avait aussi fait preuve d’une violence inouïe (au-dessus de la

moyenne de ses prédécesseurs), mais la volonté farouche et la cohérence

que l’on discerne aujourd’hui lui avaient fait défaut, Mme Bachelot ayant

été remplacée par M. Lepeltier, lequel se révéla un homme d’exception, favorable

quant à lui à la faune sauvage. Il faut ajouter que le président de l’époque, M. Chirac, ne ruminait aucun sentiment d’hostilité envers nos frères

sauvages, contrairement aux dirigeants actuels.

Et même en ce qui concerne M. Sarkozy, fort dangereux et imprévisible car

sans foi ni loi, ce sujet ne faisait pas partie de ses idées fixes, et il n’y eut pas

non plus de suivi significatif, ni dans un sens ni dans l’autre.

De longs processus historiques permettent largement d’expliquer ce naufrage

qui nous accable, et feront ultérieurement l’objet d’une publication.

Mais cela tient aussi irréductiblement à la mentalité profonde des personnalités

au pouvoir : MM. Hollande, Valls, Le Foll, Sapin, Bartolone, Le Guen,

Mme Royal. Et n’oublions pas trop vite MM. Montebourg, Ayrault, Martin

et Cuvillier. Tous partagent une caractéristique plus ou moins répandue

dans la population française : ils n’oublient jamais d’exprimer leur refus

névrotique de toute forme de témoignage de fraternité vis-à-vis de l’Animal.

Quand de tels gens se retrouvent ensemble à tous les plus hauts postes

du pouvoir, cela se traduit concrètement, comme c’est le cas actuellement,

par une inflation incontrôlable d’inutiles cruautés.

Dans nos milieux, on entend parfois distinguer favorablement la présidence

de M. Hollande, en raison, jusqu’à présent, de son refus d’ouvrir une brèche

à l’exploitation des gaz de schiste, malgré les fréquents coups de boutoirs

de plusieurs personnalités influentes au parti socialiste.

Il s’agit en effet d’une question névralgique.

Mais tout ce qui précède ne l’est assurément

pas moins, et fait apparaître le cas des gaz de

schiste comme l’arbre cachant la forêt de cet

holocauste de bêtes sauvages.

Le nazisme ne fut pas seulement le pire de

tous les régimes antisémites (lesquels étaient

monnaie courante à l’époque) : il a fait véritablement

exception par sa boulimie meurtrière,

jusqu’à en parasiter son effort de guerre.

Le « Hollandisme » n’est pas seulement le pire

de tous les régimes hostiles aux animaux sauvages

: il fait véritablement exception en incarnant,

par excellence, le triomphe politique et

idéologique posthume de C.P.N.T. (Chasse,

Pêche, Nature et Traditions).

 

Michel Sennepin

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