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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 05:16

Ceci fait suite à "Reine des glaces, Matriarche du Monde" mis en ligne le 30 mai 2016, "Interfusion" le 6 avril 2020, "A travers les Temps" le 30 novembre 2020, "Open questions about a journalistic enigma" le 26 mars 2021, "Créateurs, Maîtres et Protecteurs du Monde" le 26 juin 2021.

http://europe-tigre.over-blog.com/2016/05/reine-des-glaces-matriarche-du-monde.html

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/04/interfusion.html

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/11/a-travers-les-temps.html

http://europe-tigre.over-blog.com/2021/03/open-questions-about-a-journalistic-enigma.html

http://europe-tigre.over-blog.com/2021/06/createurs-maitres-et-protecteurs-du-monde.html

MABY DICK, MATRIARCHE DES SONGES.

Des légendes de Grande Baleine Blanche existent peut-être depuis des millénaires. Celles-ci concernent des baleines franches arctiques, et sont liées aux observations des peuples pêcheurs du Nord du Canada, dont certains ont colonisé le Gröenland il y a 4500 à 5000 ans. A partir du XVIème siècle, les Basques ont établi de nombreux échanges avec ces populations, et intensivement chassé ces animaux. Une légende écossaise évoque une grande baleine blanche immortelle, terreur des mers arctiques, chassée en vain pendant plus de 200 ans... Jules Verne l'évoquera dans 2 de ses romans et la presse américaine l'associera directement aux cachalots combattants... 

 UN ESSOR INATTENDU. Lors de la transition Pleistocène-Holocène, la Grande Baleine Polaire, présente dans des zones beaucoup plus méridionales lors du dernier épisode glaciaire, est remplacée par la baleine franche, augurant un déclin significatif voire une disparition prochaine. Or, en dépit du changement climatique et de la réduction de son aire de distribution, la population de ses femelles s'accroît alors de façon significative, contrairement à ce qui arrive à de nombreux mammifères terrestres holarctiques à la même époque.

Foote (Andrew D.), Kaschner (Kristin), Schultze (Sebastian E.), Garilao (Cristina), Ho (Simon Y. W.), Post (Klaas), Higham (Thomas F. G.), Stokowska (Catherine), Es (Henry van der), Embling (Clare B.), Gregersen (Kristian), Johansson (Friedericke), Willerslev (Eske), Gilbert (M Thomas P.). 2013. Ancient DNA reveals that ancient Bowhead Whale Lineages survived late Pleistocene climate change and habitat shifts. Nature communications 4 (1677).

https://www.nature.com/articles/ncomms2714

Kahlke, Ralf-Dietrich (2014-07-15). "The origin of Eurasian Mammoth Faunas (Mammuthus–Coelodonta Faunal Complex)" (PDF)Quaternary Science Reviews96: 32–49.

http://www.rhinoresourcecenter.com/pdf_files/140/1404659577.pdf

Un Mystère... En 2018, Philippe Jaworski évoque un "mystère littéraire" que nous a laissé Jules Verne, et "qui n'a toujours pas trouvé son élucidateur". Dans "20 000 lieues sous les mers, il mentionne "le terrible Moby Dick des régions hyperboréennes". "Verne ne semble pas avoir connu le roman de Melville (à moins qu'il ait pu se procurer un exemplaire du volume lors de son passage à New York en avril 1867?)" Jules Verne a, de fait, beaucoup emprunté à Arthur Mangin (1864) qui évoque "la Grande Baleine Blanche des côtes du Groenland, chassée pendant deux siècles par les baleiniers écossais, qui l'appelaient Moby Dick et la regardaient comme la terreur des mers arctiques". Jaworski conclut ainsi : "Les "élucubrations de marins en délire" mentionnées par Verne semblent bien provenir du catalogue des monstres légendaires de Mangin. Mais, alors, où celui-ci a-t-il trouvé son "Moby Dick" qui n'est attesté nulle part dans les récits de chasse et les légendes étudiées par les spécialistes américains? Existe-t-il vraiment des récits "écossais" où le monstre serait appelé par le nom que lui donne Melville? Si ce dernier les connaissait, il ne serait donc pas l'inventeur du nom? On croyait Moby Dick inspiré du célèbre Mocha Dick..." 

Jaworski (Philippe). 2018. Moby-Dick, ou : le cachalot. Quarto Gallimard. Référence citée page 837.

 

... Qui s'épaissit. Vérification faite, Mangin évoque une baleine nommée "MABY DICK". Erreur typographique? Transcription écrite hasardeuse d'un témoignage oral anglophone? Allusion à la Reine Mab, déesse des songes de la mythologie celtique, que l'on retrouve au chapitre 31 du roman de Melville, où Stubb raconte un rêve étrange ? Ou toute autre origine? Qui peut savoir? Par ailleurs, la légende indique que le monstre est encore aperçu de temps à autres, mais qu'il est désormais tellement vieux que son dos est recouvert d'algues et de balanes...

Mangin (Arthur). 1864. Les mystères de l'Océan. Alfred Mame et Fils. Tours. 448 pages. Référence citée page 297 dans le chapitre « Le serpent de mer ».  Version numérisée, California University.                                                                                      https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uc1.b4497804&view=1up&seq=1

Et on sait aujourd'hui que la baleine franche du Groenland peut vivre plus de 200 ans...

Rozell (Ned). 2007. Bowhead whales may be the world's oldest mammals. Alaska Report.

http://www.alaskareport.com/science10065.htm

Par contre, Jules Verne, lui, évoque bien "Moby Dick" (?!)... Mais à aucun moment, il n'associe l'animal à un cachalot, dont il se fait une toute autre image :

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/06/le-sauveur-de-l-amerique.html 

Et pour une vue d'ensemble : Verne (Jules). 1869/1870. Vingt mille lieues sous les mers. Editions Hetzel. Chapitres 1, 2 et 12.

https://fr.wikisource.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers/Partie_1/Chapitre_1

https://fr.wikisource.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers/Partie_1/Chapitre_2

https://fr.wikisource.org/wiki/Vingt_mille_lieues_sous_les_mers/Partie_2/Chapitre_12

Dans un roman fantastique plus tardif (1901), il mentionne à nouveau la légende évoquée par Mangin, pour en faire un objet de moquerie de l'équipage vis-à-vis du personnage de Jean-Marie Cabidoulin, qui croit à l'existence du Grand serpent de Mer... Or, de nombreux grands cétacés semblent bien être victimes d'un terrible prédateur qui va jusqu'à perturber totalement leurs migrations...

Verne (Jules). 1901. Les histoires de Jean-Marie Cabidoulin. Le Serpent de mer. Hetzel. https://www.citesciences.fr/archives/francais/ala_cite/expositions/jules_verne/livres/livres/LesHistoiresDeJean-MarieCabidoulin_1.0.pdf

La trame du roman a semble t-il fortement inspiré Dimitri dans une de ses bandes dessinées : Dimitri. 1993. Haute Mer. BD. Glénat.

En 1875, l'ensemble de l'équipage du baleinier-barque "Pauline" avait effectué une déposition officielle devant magistrat selon laquelle ils avaient vu, en juillet de cette année, un immense serpent de mer qui enserrant un grand cachalot et qui secouait sa proie comme un jouet, avant de l'entraîner dans les profondeurs : Bassett (Fletcher Stewart). 1885. Legends and superstitions of the Sea and of Sailors in All Lands and at All Times. Chicago and New-York. Belford Clarke & co.   Référence citée page 225 -233 dans la version numérisée- : Version numérisée par les services d l'Université d'Harvard.

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=hvd.hwl45n&view=1up&seq=217

 

 

L'EPOPEE BASQUE, UNE ETRANGE CATASTROPHE. Après avoir vidé le Golfe de Gascogne de ses baleines noires dès le 7ème siècle et peut-être même bien avant (baleines franches de l'Atlantique Nord), les Basques vont chasser plus au Nord à partir du XVIème siècle, mais ne rencontrent alors que très peu de ces animaux, qui avaient fait l'objet d'une chasse industrielle particulièrement intensive par les scandinaves dès le 6ème siècle.

https://www.sciencedaily.com/releases/2018/06/180613113745.htm

https://www.cambridge.org/core/journals/european-journal-of-archaeology/article/whalebone-gaming-pieces-aspects-of-marine-mammal-exploitation-in-vendel-and-viking-age-scandinavia/515D14560842059062B73DFD0C9E83B5

Ils "se rabattent" alors majoritairement sur les Grandes baleines franches polaires, qu'ils massacrent par dizaines de milliers entre 1530 et 1610.

http://pubs.aina.ucalgary.ca/arctic/Arctic61-1-61.pdf

Et perdent 540 hommes dont les navires sont pris dans les glaces précoces lors de la campagne 1576-1577 [Labrador/Terre Neuve] (Cazeils 2000, page 49). Les circonstances précises d'une telle catastrophe sont inconnues... Les Basques se liaient spontanément aux populations qu'ils cotoyaient au cours de leurs campagnes, aussi bien en Islande qu'au Spitzberg ou en Amérique du Nord-Est...

 Cazeils (Nelson). 2000. Dix siècles de pêche à la baleine. Editions Ouest France. Références citées pages 30-67.

  

MUNGWA DICK, OR : "THE STRANGER". Aallaaluk, la Grande Baleine Blanche des Inuits du Nunavut et du Groenland, depuis la nuit des temps. La Grande Baleine franche de l'arctique est une clef de voute de la culture de la plupart des peuples de l'Arctique (sinon tous), et depuis des millénaires pour certains d'entre eux.  Des chasseurs  appartenant à ces communautés évoquent l'existence d'individus d'une taille supérieure à 24m.

La culture de Saqqaq est la plus ancienne du Groenland connue à ce jour. La Grande baleine polaire est au coeur de la vie de ses communautés depuis des millénaires.

 https://sciencenordic.com/animals-and-plants-denmark-evolution/inuit-hunted-whales-4000-years-ago/1439686

La maison représente une grande baleine franche. L'entrée est la bouche, les salles sont le corps.

Voir le détail dans : Patton (Katherine A.), Savelle (James M.). 2008. The symbolic dimensions of whale bone use in Thule winter dwellings. Inuit Studies 30 (2), 137-161.

https://www.erudit.org/fr/revues/etudinuit/2006-v30-n2-etudinuit1994/017569ar/

Les fondateurs de cette culture sont originaires du Canada septentrional (le "Nunavut" actuel). Ces chasseurs sont porteurs de représentations d'une extrême richesse du grand animal (qui, d'ailleurs, pourrait en douter?). Ils distinguent les animaux "agressifs" (les jeunes) des plus dociles et d'un meilleur rapport économique (les plus âgés), les grands mâles "au nez de rocher" [accumulation de coquillages ectoparasites à la pointe de la hure] plus difficiles à capturer que les grandes femelles... Les vieux (sexe non précisé), tâchetés de blanc, apprennent aux jeunes à éviter les orques et les barques des chasseurs. 

Ils peuvent se montrer résolument dissuasifs voire offensifs vis-à-vis des chasseurs. Une "légende" évoque la plus grande de toutes les baleines, de couleur noire, que, de loin, on confond avec une île...  Un autre individu gigantesque est de couleur blanche. Il est très différent des autres baleines, et les gens continuent à le voir le chaque année. Ils l'ont appelé "Aallaaluk" ("The Stranger" : l'étranger dans son sens le plus fort -contrairement à "the foreigner" -qui vient d'ailleurs- ; Celui qui est étrange)...

https://www.nwmb.com/en/publications/bowhead-knowledge-study/1819-bowhead-knowledge-study-eng/file

Un félin géant mystérieux de la forêt tanzanienne côtière de l'océan indien était nommé de façon homologue par les riverains : le MNGWA...

En tout état de cause, et après ceux recueillis par Malaurie et Saladin d'Anglure parmi d'autres, la lecture de ces témoignages -comme, de la même façon, ceux recueillis par Galhano Alves sur la pluralité des lions dans les représentations des gourmantchés du Niger-

https://www.editions-harmattan.fr/livre-anthropologie_et_ecosystemes_au_niger_humains_lions_et_esprits_de_la_foret_dans_la_culture_gourmantche_joao_pedro_galhano_alves-9782296991972-37701.html

nous fait toucher du doigt l'étendue vertigineuse de notre ignorance, et dont nous ne sortirons pas, concernant ce que savaient véritablement les chasseurs de mammouths laineux à propos de leurs proies en particulier et de leur environnement en général, et construit à partir de ces connaissances que nous n'aurons jamais...

Au moins peut-on constater que la culture millénaire de la Grande Baleine Polaire, telle une roche mère, est un socle qui a puissamment influencé, en de multiples aspects, la représentation des grands cachalots combattants dans le regard des baleiniers lors de la Première Guerre du Pacifique.

 

Historiquement, on peut donc repérer de vastes "cultures de la baleine", qui sont assez loin de se superposer à celle des scandinaves et de leurs descendants d'une part, à celle "du Pacifique" d'autre part. Suivant les polarités évoquées avant-hier dans "Créateurs, Maîtres et Protecteurs du Monde", se sont dessinées une culture du cachalot, originaire de l'hémisphère sud, et une culture de la baleine franche dans l'hémisphère Nord, et dans les deux cas, au sein de nombreuses communautés très différentes les unes des autres. Le chapitre 12 de "Vingt mille lieues sous les mers" ne peut donc pas nécessairement être lu comme l'agression des barbares occidentaux (les cachalots) contre la sage et douce culture orientale (les baleines franches)... 

Lors de la Première Guerre du Pacifique, les représentations tendent à fusionner.

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/04/interfusion.html

Au début des années 1890, la presse américaine évoque les cachalots combattants comme "terreurs des mers arctiques" (!) au moment où, dans le delta du Mackenzie, les Grandes Baleines Franches subissent un véritable "Wounded Knee" marin...

La "terreur des glaces" poursuit son chemin au XXème siècle. En 1978, j'étais allé admirer le corps immense de la baleine "Europe" sur la Place Jean Epinat à Vichy. Ce rorqual commun avait été harponné au large de Trondheim (Norvège) en 1952, éviscéré, gorgé de 7000 litres de formol, avant de faire un premier tour du Monde en 1954, à travers l'Europe, l'Afrique du Nord et le Japon. Acheté en 1959 par Pierre Siffer, homme d'affaire fribourgeois (Suisse), il fait un tour d'Europe sous différents noms (Goliath, Herkules, Kita, Europe...). En 1960, "Goliath" est à Paris, où il est présenté comme "le monstre des mers glacées dévorant les embarcations des pêcheurs démunis"... (Sylvestre 2020, page 18). Cette description baroque évoque autant un cachalot combattant broyeur de baleinières qu'une monstrueuse baleine franche arctique...  Avant de se spécialiser dans la chasse de cette dernière, les baleiniers basques au Spitzberg (actuel Svalbard) avaient tenté leur chance avec les rorquals communs, mais l'expérience avait tourné à la catastrophe, car des pêcheurs perdirent la vie, entraînés sous les glaces par les rorquals harponnés (Cazeils 2000, page 52).

Sylvestre (Jean-Pierre). 2020. Baleines en exposition : du squelette au modèle grandeur nature. Dans Espèces. Revue d'Histoire Naturelle. N° 36 : Baleines de foire, baleines de muséums : les cétacés exposés, pages 14-22.

Cazeils (Nelson). 2000. Dix siècles de pêche à la baleine. Editions Ouest France.  

En 1962, les japonais glorifient leur industrie baleinière à travers "Kujira Gami", film inspiré de "Moby-Dick" qui met en scène une monstrueuse baleine franche du Japon*, et qui peut être considéré comme un avatar tardif des films de propagande de guerre.

The eye was in the shrine. 29 octobre 2018.                                                                              http://europe-tigre.over-blog.com/2018/10/the-eye-was-in-the-shrine.html 

C'est face à une femelle suitée de cette espèce que la communauté baleinière nippone connaît la pire catastrophe de son histoire le 24 décembre 1878, aussi traumatisante que le fut le naufrage de l'ESSEX le 20 novembre 1820 pour les baleiniers américains.

POUR RAPPEL : LA CATASTROPHE DU ÔSEMI-NAGARE.  Le 24 décembre 1878, les baleiniers de Taiji (Japon du Sud-Est) qui, en situation alimentaire difficile, mettent les embarcations à la mer alors qu'une tempête se prépare, puis violent les principes de base du chasseur traditionnel de ne s'en prendre en aucun cas à une femelle suitée, subissent la plus grande catastrophe humaine dans l'histoire de cette activité à l'échelle mondiale. La femelle se défend furieusement et disperse les embarcations. La totalité de la flotte est détruite. Plus de cent hommes périront à tout le moins. Cependant, "on ne sait pourquoi, aucun document faisant état des morts et des disparus n’existe", raconte l’historien local Horihashi Hiroshi (87 ans). Selon les recherches de ce dernier, la flottille était composée d’une vingtaine de bateaux à bord desquels se trouvaient 258 personnes et qu’au minimum 119 ont trouvé la mort lors du naufrage. Les chiffres réels sont encore inconnus aujourd’hui.  Les survivants émigrent, la cité devient une ville fantôme.

 

Désormais, les évolutions culturelles croisées, au sein des communautés humaines et cétacéennes, et entre ces communautés, vont elles pouvoir ouvrir un chemin, et l'entretenir efficacement...

 

* La baleine franche du Japon (ou Baleine franche du Pacifique Nord) peut être aussi massive que la Grande Baleine Franche Arctique. Elle peut atteindre 135 tonnes.

Omura, H., S. Ohsumi, K. N. Nemoto, K. Nasu, and T. Kasuya. 1969. Black right whales in the North Pacific. Scientific Reports of the Whales Research Institute, Tokyo. 21:1-78.

Et peut être même 150 tonnes (Monterey -Californie- 1873, dans Scammon 1874).

SCAMMON, C. M. (1874). The marine mammals of the north-western coast of North America, described and illustrated: Together with an account of the American whale fishery. San Francisco. 320 pages. 

Omura : « North Pacific Right Whale » (60 pages).

http://www.icrwhale.org/pdf/SC0131-52.pdf

Scarff (Jame E.). 1986. Historic and Present Distribution of the Right Whale (Eubalaena glacialis) in the Eastern North Pacific. Rep. Int. Whal. Comn (special issue 10), 43-63.

http://www.sfcelticmusic.com/js/RTWHALES/Scarff_1986_NPRW.PDF

 

Avec le réchauffement de la région arctique arctique en cours, les deux espèces tendent à s'hybrider.

https://www.livescience.com/9110-mating-mystery-hybrid-animals-hint-desperation-arctic.html

Kelly, B. P.; Whiteley, A.; Tallmon, D. (2010). "The Arctic melting pot"(PDF)Nature468 (7326): 891. Bibcode:2010Natur.468..891Kdoi:10.1038/468891aPMID 21164461S2CID 205061007

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