LE VOYAGE
LIBERATION D'UN CAMP. TRENTE GRANDS FELINS EN ROUTE POUR UNE MEILLEURE RESPIRATION. Vendredi dernier 14 août, 30 lions et tigres du zoo de Lujan (Argentine, 70kms au Nord-Ouest de Buenos-Aires, officiellement fermé en 2020 pour des raisons sanitaires*) ont entamé un voyage vers deux sanctuaires (l'un en Afrique du Sud, l'autre aux Etats-Unis) où ils vivront plus à leur aise. L'opération s'effectue à l'initiative de l'association "Four Paws".
TRAJETS EN AVION. Ceux à destination des Etats-Unis passeront par le Chili. Ceux à destination de l'Afrique du Sud passeront d'abord par l'Europe (Francfort ou Amsterdam) avant de rejoindre Johannesburg. De là, il leur restera un parcours de 4 heures par la route jusqu'à leur destination finale.
ETATS-UNIS. Huit tigres et sept lions se rendront au Wild Animal Sanctuary (Colorado, vastes prairies au Nord-Est de Denver qui accueillent des félins et d'autres animaux sauvages).
https://www.wildanimalsanctuary.org/
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AFRIQUE DU SUD. Neuf tigres et six lions se rendront à Lionsrock, sanctuaire de l'association, qui accueille d'ores et déjà 80 grands félins sur 60 ha.
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Voir le détail dans l'article mis en ligne hier soir sur le site du Times of India.
* En 2020, 200 félins étaient présents au zoo. En 2023, quand "Four Paws" a commencé ses investigations, leur nombre était tombé à 112. Quand l'autorisation d'agir lui fut accordée, l'an dernier, il n'en restait que 62, la majorité d'entre eux dans un état sanitaire sérieux voire catastrophique. L'association a alors formé les employés pour des pratiques satisfaisantes avec les animaux. Après le transfert vers le Colorado et Lionsrock, une vingtaine de lions et tigres sont toujours à Lujan. Four Paws poursuit ses recherches pour des sanctuaires de long terme les concernant.
LES TURBULENCES N'INVALIDENT RIEN
Le 5 avril dernier, j'avais exprimé mon scepticisme quant au projet (présenté en tant que tel en tout début d'année) de réintroduction de lions dans le Nord de l'Arabie Saoudite, suite à la guerre dans la région lancée à l'initiative d'Israel et des Etats-Unis le 28 février dernier.
https://europe-tigre.over-blog.com/2026/01/la-longue-marche.html
https://europe-tigre.over-blog.com/2026/04/adieu-bulltop.html
Ceci étant, à l'occasion de la Journée Mondiale du Lion, il y a 5 jours, le prince héritier Mohamed Ben Salman a réaffirmé ses ambitions en la matière. Merci au Zootographe, responsable du "Blog de la Refaunation"*, pour m'avoir transmis hier cette information et la référence de l'article du Saudi Gazette du 11 août sur le sujet (en commentaire de mon article du 5 avril) :
Voir aussi "Arab News" du 12 août :
https://www.arabnews.com/node/2611351/saudi-arabia
*A visiter sans modération :
https://larcheplanetaire.canalblog.com/
LA FORÊT DES 20 000
Ullas Karanth, le célèbre biologiste indien de la vie sauvage, met en cause la crédibilité fonctionnelle des recensements des populations de grands animaux. Il constate l'inanité des choix réalisés à partir des années 70 du siècle dernier, et seulement améliorés à la marge et dans des proportions infimes au cours de ces dernières années, laissant le regard sur la grande faune AVEUGLE pour l'essentiel, compétences effectives et coordination substantielle de celles-ci restant à peu près absentes de la démarche. Il souligne notamment que "nous nous vantons d'avoir (supposément) 4000 tigres sauvages sur notre territoire, alors que les 400 000kms2 de forêts encore présentes dans le pays peuvent très aisément en abriter 20 000"... Voir le détail dans l'article d'Asha Prakash mis en ligne hier sur le site du Times of India.
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RECENSEMENT ELARGI
Ceci fait suite à « Rapport lacunaire » mis en ligne le 29 juillet.
https://europe-tigre.over-blog.com/2026/07/rapport-lacunaire.html
Le recensement général des tigres sauvages présents sur le territoire de la Fédération indienne s'étend à d'autres prédateurs (en particulier le caracal au Rajasthan) de façon à constituer un tableau aussi réaliste que possible des guildes de carnivores dans le pays. Ce travail va se poursuivre cette année et une partie de l'année prochaine, puis, la même année, tous les résultats devraient être rendu publics. Voir le détail dans l’article de Vimal Bhatia (pour l’Agence de Presse TNN) mis en ligne ce jour sur le site du Times of India.
RETOUR D'EXPERIENCE
MEMOIRE VIVE. En Novembre 2025, un supergroupe de 710 rorquals à bosse a été observé au large de la Géorgie du Sud (Atlantique méridional péri-antarctique). Entre 1904 et 1916, les norvégiens avaient quasiment exterminé ces animaux dans la région (densité de massacre comparable à celle des rorquals bleu et commun par les japonais et les soviétiques entre 1947 et 1959). Juste avant cet épisode, un comptage effectué par C.A.Larsen avait conclu à "un groupe d'un effectif exceptionnel", comparable à celui observé il y a 8 mois. Les rorquals bossus ont reconstitué leurs effectifs de la période "pré-baleinière". Etude publiée le 28 juillet 2026 dans la Revue Polar Biology, volume 49, article 93.
https://link.springer.com/article/10.1007/s00300-026-03534-6
RAPPORT LACUNAIRE
Article actualisé au 31 juillet.
Pas d'information, en ce 29 juillet, journée internationale du tigre, sur les résultats du recensement des tigres en Inde pour cette année. A suivre donc. Pour l'heure, un article de fond de Nirmal Gosh sur le sujet, publié hier sur le site de Mongabay :
https://news.mongabay.com/2026/07/indias-tiger-numbers-are-rising-protecting-their-pathways-is-next/
La situation au Rajasthan (Times of India, hier) : Population de tigres sauvages en 2025 : 135 ; 2026 : 149, dont 72 à Ranthambore et 56 à Sariska.
Times of India, aujourd’hui. Situation encourageante au premier abord dans les mangroves Sundarbans du delta du Gange : au moins 12 femelles accompagnées de jeunes ou de sub-adultes. La mangrove apparaît en bonne santé. Un chat pêcheur a aussi été observé, transportant un poisson plus gros que lui.
Assouplissement mental face à la réalité. Cohabiter avec les tigres hors des réserves (The Hindu, aujourd’hui).
https://www.thehindu.com/opinion/op-ed/co-existing-with-tigers-outside-reserves/article71278463.ece
Rien non plus dans le Bangkok Post, ni le Jakarta Post, ce qui ne présage a priori rien de bon, au moins pour le second (la population en Thaïlande est en croissance, elle se situe actuellement entre 210 et 257 individus... voir commentaires sur cet article)... Voir aussi l’article mis en ligne le 30 juillet sur le site de Thai PBS, qui met également en exergue une politique active d"ingénierie démographique à venir qui devrait encore vigoriser les effectifs, en renforçant notamment les communautés du Nord-Est.
Times of India, aujourd’hui. Les pays vides (Données manifestement non actualisées concernant le Kazakhstan).
Tigres de Malaisie (articles mis en ligne hier).
https://www.straitstimes.com/asia/se-asia/malayan-tigers-actively-breeding-at-new-reserve-in-pahang
https://asianews.network/active-breeding-at-malaysias-new-tiger-reserve/
Nouvelles et perspectives encourageantes en Chine du Nord-Est. China Daily, aujourd’hui. 72 tigres, 115 léopards (transfrontaliers dans le second cas). Plan de renforcement 26-30.
https://www.chinadaily.com.cn/a/202607/29/WS6a697356a310986e2b467ed8.html
Le même tigre sur la côte de la mer du Japon (contrefort de Sikhote-Alin), l'an dernier en 2 saisons différentes. Photographie de Sascha Fonseca.
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Mis en ligne hier sur le site du Centre pour la Réhabilitation et la Réintroduction du Tigre de l’Amour.
https://amur-tiger.ru/news/priroda-skazala-da-tsentr-amurskiy-tigr-ispolnil-mechtu-fotografa-1566
IN NOMINE PATRIS
Le Père des chats* n'en est pas un, mais il leur ressemble beaucoup. Plus grand que tous les "vrais chats" qui lui ont succédé, il pouvait peser jusqu'à 800kgs. Il appartenait à l'ordre des Créodontes, qui furent les prédateurs terrestres dominants entre 63,3 et 11,1 millions d'années avant notre temps présent.
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Il vivait lors de l'époque Eocène (il y a entre 55 et 34 millions d'années). Son nom : Sarkastodon, signifie "Dent déchirante". Deux espèces sont reconnues à ce jour : S. mongoliensis (découvert dans le désert de Gobi, Formation Irdin Manha, en 1930) et S. henanensis (découvert dans le centre-est de la Chine, province du Henan, Formation Hetaoyuan) dans les années 80. Walter GRANGER. 1938. A giant oxyaenid from the Upper Eocene of Mongolia. American Museum Novitates 969:1-5, from expedition of 1930 with A.Z. Garber.
Y. Tong and Y. Lei. 1986. Fossil Creodonts and Carnivores (Mammalia) from the Hetaoyuan Eocene of Henan. Vertebrata PalAsiatica 24(3):210-221
Au Gobi, dans la même formation géologique (Irdin Manha) avait été précédemment découvert (en 1923) le plus grand mammifère carnivore terrestre de tous les temps, Andrewsarchus mongoliensis, qui pouvait peser 1200kgs.
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Ce fut aussi le cas de proies probables du Sarkastodon, telles Gobiatherium mirificum ou Eudinoceras mongoliensis, aux formes très évocatrices...
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https://extinctworld.in.ua/gobiatherium/
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Voici 2 "reconstitutions" hypothétiques du père des chats :
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Ce grand animal a disparu lors de la "GRANDE COUPURE", évènement global d'une puissance colossale qui remania en profondeur les faunes et flores terrestre et marine il y a 34 millions d'années (passage de l'Eocène à l'Oligocène). C'est notamment à ce moment que le continent Antarctique se couvre d'un épais manteau de glace, suivi, à une échelle moindre mais néanmoins très importante, de la région arctique. Les "vrais chats" apparaîtront des millions d'années plus tard (Proailurinae il y a 30 millions d'années, Machairodontinae il y a 16 millions d'années, Pantherinae il y a 6 millions d'années).
Une ancienne légende de Chine du Nord-Est évoque un tigre préhistorique géant de 800kgs, aussi fort qu'un rhinocéros.
https://www.sohu.com/a/496453590_100057069
Dans "Le désert de Gobi" (1941), Pierre Benoit met en scène Felis alba, un tigre à fourrure claire, prédateur de yacks et chameaux de Bactriane, trois fois plus volumineux que Sarkastodon mongoliensis, et deux fois plus qu'Andrewsarchus mongoliensis ...
Comme le chantait Charles Trenet : "Longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues"... ET SPIRITUS SANCTI.
* PATRIOFELIS, "PERE DES FELINS", fut attribué à un Créodonte très proche de Sarkastodon, du volume d'un grand puma, qui vivait sur le territoire des Etat-Unis actuels. Il bénéficia de cette dénomination parce qu'il fut découvert bien avant son proche cousin, en 1872.
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LE TALENT
Une recension de mon livre "L'incroyable victoire des cachalots dans leur guerre contre les baleiniers au XIXème siècle" vient d'être réalisée par l'excellente CAROLINE BRASSEAU, dans un style vigoureux, précis et virevoltant. Du travail ciselé... mis en ligne hier :
UN GRAND MERCI, CAROLINE.
Son site (à consulter sans modération : découvertes roboratives assurées. Et à profusion).
https://www.letempsdunechronique.fr/
LES BEAUX JOURS
Ceci fait suite à « Littératures ivoirines », « Racines de notre Avenir », « Comment retrouver son chat » et « Le Chaton » respectivement mis en ligne le 1er janvier 2021, le 29 juillet 2025, les 21 janvier et 14 juin 2026.
http://europe-tigre.over-blog.com/2021/01/litteratures-ivoirines.html
https://europe-tigre.over-blog.com/2025/07/racines-de-notre-avenir.html
https://europe-tigre.over-blog.com/2026/01/comment-retrouver-son-chat.html
https://europe-tigre.over-blog.com/2026/06/le-chaton.html
Les européens du Pléistocène utilisaient les dents de cimeterre d' Homotherium latidens à des fins variées (esthétique, religieuse, commerciale, sans doute parmi beaucoup d'autres). Les Yupiks du Nord-Est asiatique travaillaient probablement celles-ci comme ils le font avec l'ivoire de morse*.
Homotherium latidens (eurasien) et H. serum (américain) ne constituent qu'une seule espèce. Celle-ci constitue, parmi les félins, la source culturelle la plus importante, profonde et durable, de l'Histoire humaine, nettement devant le lion, le tigre et le jaguar. Homotherium a précédé le lion de plus de 500 000 ans en Afrique, de plusieurs millions d'années en Eurasie et en Amérique. Puis il a cohabité avec ces grands félins et d'autres chats à dents de sabre, ainsi qu'avec les diverses espèces d'hommes jusqu'à la fin du Pléistocène supérieur (à tout le moins). Comme les lions (pour n'évoquer que ceux-ci) il se différenciait en de nombreuses cultures (la plus célèbre à ce jour, particulièrement impressionnante et spectaculaire, étant celle de la grotte de Friesenhahn, sur le territoire de l'actuel Texas : plus de 400 mammouths de Colomb juvéniles retrouvés avec de nombreux ossements du grand chat (adultes et jeunes)).
L'époustouflant ouvrage "The big cats and their fossile relatives" 1997, Alan Turner & Mauricio Anton, Columbia University Press, est incontournable pour se faire une idée de l'amplitude du personnage. Les deux auteurs ont poursuivi et actualisé leurs recherches depuis lors, jusqu'à aujourd'hui.
Mauricio Anton considère crédible que des groupes arctiques puissent être recouverts d'une fourrure blanche, à l'instar des ours, loups et renards (évoquant aussi à leur endroit le manteau hivernal des lynx et des panthères des neiges... L'artiste Hodari Nundu en imagine un couple chassant le morse en mer du Nord en proximité avec des orques...
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LA MUSIQUE ADOUCIT LES MOEURS. Les différents groupes sociaux ont toujours cherché à éviter autant que faire se peut les conflits avec d'autres, que ceux-ci appartiennent à leur espèce ou non. Les relations entre hommes et félins (comme celles entre les félins eux-mêmes) ont toujours été complexes et empreintes de ce type de démarche, sous des modalités variées. Les chamans utilisent le chant, la musique et des substances psychoactives pour établir des relations apaisées avec leur environnement. L'armature sociale des chasseurs pygmées repose entièrement sur cette manière d'être. Homo erectus chantait des berceuses à ses jeunes enfants et jouait des pierres chantantes (lithophones) il y a 2 millions d'années... Et Cerbère, le chien polycéphale gardien des enfers de la mythologie grecque, pouvait être endormi par des produits soporifiques (comme le firent Psyché et Enée) et charmé par la musique délivrée par la Lyre d'Orphée. Son nom grec dérive de l'hindou, et signifie "le tacheté, le moucheté". Son frère est le lion de Némée.
Le matin des Hommes-Dieux. Etude sur le chamanisme grec. I. Elements chamaniques dans la mythologie grecque. Michaël Martin. Centre de recherches des civilisations anciennes (Clermont-Ferrand). Folia Electronica Classica (Louvain-La-Neuve), N°8, juillet-décembre 2004.
https://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/08/mytho.html#Melampous
* Le morse est plus dangereux et meurtrier pour les chasseurs Inuits que les baleines grises ou les baleines franches arctiques. Les témoignages sont instructifs à cet égard. Donald Baxter MacMillan; Walter Elmer Ekblaw (1918). Four years in the White North. Harper & Brothers.
https://archive.org/details/cu31924029882879/page/107/mode/2up
Des félins à dents de sabre ("Lions d'eau", "Panthères d'eau") ont peut-être subsisté en Afrique en adoptant un mode de vie semi ou quasi entièrement aquatique (foultitude d'exemples dans le passionnant "Les félins encore inconnus d'Afrique", Bernard Heuvelmans, 2001, éditions de L'Oeil du Sphinx). Leurs modifications anatomo-physiologiques adaptatives pouvaient faire ressembler certains d'entre eux à un morse (comme illustré dans une peinture pariétale sud-africaine (grotte de Brackfontain, au sud de l'Etat libre d'Orange).
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S'il en subsiste encore de nos jours, ils sont probablement dans divers secteurs du bassin versant du fleuve Congo. APRES LA PLUIE VIENT LE BEAU TEMPS.
CONSTATATIONS ENCOURAGEANTES
Point de situation (28 mai-17 juillet). Les tigres de l’Amour offerts par la Russie au Kazakhstan chassent les ongulés avec succès et prennent soin d’éviter les humains.
Une réunion de travail kazakho-russe sur la réintroduction du tigre s'est tenue à Almaty. Celle-ci a rassemblé des représentants du Comité des forêts et de la faune sauvage du ministère de l'Écologie et des Ressources naturelles de la République du Kazakhstan et de son association de production subordonnée, Okhotzooprom, du ministère des Ressources naturelles et de l'Écologie de la Fédération de Russie, du Département de la chasse du gouvernement du kraï de Khabarovsk, du Centre du tigre de l'Amour, de l'Inspection territoriale régionale d'Almaty, de la réserve naturelle d'État d'Ile-Balkhash, de l'Institut de zoologie de la République du Kazakhstan, de l'Institut A.N. Severtsov d'écologie et d'évolution de l'Académie des sciences de Russie, du zoo de Moscou, et d'autres encore. Des spécialistes russes ont également visité le centre de réintroduction de la réserve naturelle d'Ile-Balkhash, où ils ont examiné les progrès des tigres de l'Amour transférés de Russie au Kazakhstan, formulé des recommandations et discuté des prochaines étapes. Le Centre du tigre de l'Amour a participé à cette réunion.
« Nous avons beaucoup à partager avec nos collègues kazakhs. Il est important que le retour du tigre en Asie centrale soit une réalité, et nous contribuerons donc à la croissance de la nouvelle population », a déclaré le ministre russe des Ressources naturelles et de l'Environnement, Alexandre Kozlov.
« Près de deux mois se sont écoulés depuis leur transport, et les tigres adultes subissent actuellement leurs premiers "examens". Les spécialistes évaluent s'ils ont perdu leurs instincts de chasse et s'ils ont appris à chasser le gibier local. Le second test porte sur leur comportement envers les humains : les animaux doivent éviter les rencontres et rester cachés. Les résultats de ces tests détermineront s'ils sont prêts à être relâchés dans la nature, et ce que nous constatons est encourageant », explique Sergueï Aramilev, directeur général du Centre du tigre de l'Amour.
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Dans un avenir proche, les spécialistes décideront de la remise en liberté des tigres adultes.
« L’écosystème kazakh est prêt pour les premières réintroductions animales. Le principal défi réside dans l’importante population de loups, qui partagent les mêmes proies que les grands félins. Si le tigre de l’Amour s’adapte avec succès, le problème sera résolu. Mais cela prendra du temps. Pour une réintroduction réussie, il est essentiel de poursuivre la restauration des populations d’ongulés et des habitats naturels – un travail long et ardu », résume Daniyar Turgambayev, président du Comité des forêts et de la faune sauvage du ministère de l’Écologie et des Ressources naturelles de la République du Kazakhstan.
Voir le détail dans l’article mis en ligne hier sur le site du centre Alekseeva (Primorié) pour la Réhabilitation et la Réintroduction du Tigre de l’Amour.