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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 05:58

L'étude des photographies obtenues par les caméras-pièges dans le parc National du bassin de la rivière Bikine (Primorjé, extrême-orient russe), réalisée entre octobre 2019 et juillet 2020, indique la présence de 21 grands félins dans les zones étudiées, et probablement une quarantaine sur l'ensemble du parc. Ces zones représentent moins du cinquième de la superficie du parc, mais sont celles où les tigres aiment à évoluer de préférence : il s'agit de plaines inondables étroitement liées aux ripysilves de la rivière (cadre de prospérité historique du tigre eurosibérien depuis l'antiquité tardive) : en l'occurence, il s'agit des plaines d'Amba, Taimen, Bolshaya Nerestovka, Pushnaya, Gongobyasa, Otrozhistaya, Protochnaya, Mezhevaya, Omorochka, Kayalu, Camel, Chundala, Dzhuobyasa, Byasani, Lesnukha, Klenovka, parmi d'autres. En 2015 déjà, c'était là que la plus grande densité de tigres avait été observée. Ceci représente une zone d'enregistrement de 200 000 hectares (le Parc dans son ensemble s'étend sur près de 1 million 200 000 ha).

Le relevé photographique indique que la population féline  est composée de 8 mâles, 8 femelles et 4 jeunes (il n'a pas été possible d'identifier le sexe de l'un des adultes).

Des animaux de différentes espèces ont été photographiées. Une sous-espèce de cerf élaphe l'a été 1072 fois, le tigre de l'Amour 918 fois, le sanglier 454 fois, le chevreuil 347 fois, la zibeline 186 fois, l'ours brun 180 fois, l'ours de l'Himalaya 84 fois, le lynx 26 fois. D'autres animaux ont également été photographiés, tels que le chevrotain porte-musc, la loutre, le chien viverrin, le lièvre variable, l'écureuil, la martre à gorge jaune, et même des coléoptères de Sibérie...

3 photos de tigre, et une d'ours himalayen.

Le Directeur du Centre de Réhabilitation et de Réintroduction du Tigre de l'Amour, Sergei Aramilev, considère que le parc ayant été créé il y a moins de 5 ans (le 3 novembre 2015), il dispose d'un important potentiel de développement, et d'épanouissement de la faune dont il est l'écrin.

 

Voir le détail dans l'article publié par "Amur Tiger Centre", ce jour :

http://amur-tiger.ru/ru/press_center/news/1501/

НАЦИОНАЛЬНЫЙ ПАРК «БИКИН» - КОМФОРТНЫЙ ДОМ ДЛЯ АМУРСКОГО ТИГРА

Pour rappel : La rivière Bikine coule sur le versant occidental des montagnes de Sikhote-Aline, reliant le fleuve Amour à l'ouest à la « province maritime » (kraï du Primorié) à l'est. Le bassin de drainage de la Bikine traverse des territoires montagneux isolés, couverts de forêts mixtes de conifères et de feuillus, puis se jette dans l'Oussouri et, finalement, dans l'Amour (aux environs immédiats de la ville de Khabarovsk) avant d'achever son trajet en mer d'Okhotsk. Avec plus de 11 600 km2 de territoires vierges,  les espaces ininterrompus de la forêt offrent un refuge pour un grand nombre d'espèces menacées.

51 espèces de mammifères (élan, sanglier, chevreuil, cerf élaphe, cerf porte-musc, tigre de Sibérie, ours brun et ours de l'Himalaya, martre, vison, rat musqué, etc.), et 194 espèces d'oiseaux y ont été répertoriés.

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 07:44

Un tropisme spontané : ne pas apprendre à vivre avec le tigre... Dans le Nord de Sumatra, un sentier de randonnée situé dans un parc forestier public sur le mont Sibayak (dans la région administrative de Karo)  a été fermé à la suite d'observations d'au moins un tigre dans le secteur... Le 30 septembre dernier, un tigre aurait poursuivi une voiture sur un chemin forestier... Voir le détail dans l'article d'Apriadi Gunawan et Nurni Sulaiman, publié dans "The Jakarta Post", avant-hier.

https://www.thejakartapost.com/news/2020/10/16/north-sumatra-hiking-trail-closed-after-tiger-sightings.html

Ici, le tigre est captif. Il se repose dans la petite mare aménagée de son enclos, au zoo de Medan, le 27 février 2016 :

 

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 07:42

Cet article a été actualisé au 18 octobre (voir en fin de page).

Dans le delta de la rivière Uda (région de Khabarovsk), qui se jette dans la mer d'Okhotsk, les mouvements de marée peuvent être très rapides. Trois bélougas se sont ainsi retrouvés brutalement échoués sur les galets à 1, 5 km de la mer. Etaient concernés un adulte de sexe indéterminé d'une part, une mère et son petit d'autre part.

Bélouga isolé sur la plage

 Mère et petit étaient à une certaine distance l'un de l'autre. Le jeune pleurait, tandis que la mère essayait de se rapprocher de lui en rampant sur les cailloux. L'inspecteur Alexey Paramonov, 36 ans, après avoir reçu un appel d'une riveraine, habitante du village de Chumikan*, l'informant de la situation, s'est rendu sur les lieux. Il constata que mère et petit avaient commencé à subir les attaques des oiseaux charognards, mais que rien d'irréversible ne s'était encore produit. Il rapprocha alors le petit, totalement transi, de sa mère, et recouvrit celui-ci avec une couverture.

Alexey resta aux côtés des bélougas jusqu'au retour de la marée haute à minuit. Les 3 bélougas purent rejoindre la mer sans encombre.

Alexey Paramonov

* L'an dernier déjà, aux abords du même village, 3 bélougas avaient été surpris par la marée descendante, et Alexei avait participé au sauvetage de 2 d'entre eux. 

Détail dans l'article d'Olga Gertcyk publié ce jour par "The Siberian Times" :

https://siberiantimes.com/other/others/news/hero-inspector-saved-two-adult-beluga-whales-and-their-crying-stranded-on-the-beach/

Actualisation au 18 octobre : Alexei Paramonov a été amené, par la suite, à sauver une nouvelle famille (encore une mère et son petit) totalement désemparée et à la merci des goélands et des chiens... Comme lors de sa précédente intervention, mère et fils étaient séparés, le second pleurant sans cesse, et il les a réunis de la même façon.

Une mère en détresse blessée par les goelands.

Une famille réunie.

Voir le détail dans l'article de Svetlana Skarbo publié par "The Siberian Times" :

https://siberiantimes.com/other/others/news/one-more-beluga-family-saved-as-rescuers-call-for-creating-whale-emergency-centres-in-russian-far-east/

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 06:25

ATLANTIQUE SUD : CONFLITS INDUITS.

Si la surpêche impacte négativement de nombreuses espèces marines, elle bénéficie à des oiseaux prédateurs comme le goéland et le pétrel, dont les populations ont littéralement explosé en parallèle au développement de l'industrie halieutique. 

Au large de la péninsule  Valdés, les goélands dominicains attaquent les baleines franches australes, creusant de véritables cratères dans le dos de celles-ci, qui peyvent atteindre une profondeur de 10 cm. Les oiseaux atteignent ainsi la couche de graisse dont ils se nourrissent. Il y a quelques décennies, les baleines blessées ne représentaient que 2% de la population.

Un goéland dominicain

Un goéland s'approche d'une baleine pour la picorer

Aujourd'hui, c'est quasiment l'entièreté de celle-ci (99%) alors même que cette espèce a vu ses effectifs sensiblement augmenter ces 30 dernières années. Les attaques des goélands sont passablement stressantes pour les baleines de Valdés, et le taux de mortalité des baleineaux (qui sont particulièrement ciblés par les oiseaux) est, désormais, particulièrement élevé*.

Plus au Sud, au large de la Patagonie argentine, les cachalots qui prélèvent des légines australes dans les filets des chalutiers géants sont régulièrement agressés par des pétrels géants qui leur infligent parfois des blessures significatives.

Une légine australe

Un pétrel géant en train de couver

Le pétrel subantarctique dans son rôle traditionnel de vautour sur un cachalot mort

 

Il est envisageable que ce type de situation s'amplifie, et s'étende à l'océan austral (peut-être ceci a t-il déjà commencé). Voir le détail et la vidéo dans l'article de Chloe Williams publié hier par "Hakai Magazine" :

 https://www.hakaimagazine.com/news/peck-by-peck-seabirds-are-eating-live-whales/

Entre 2003 et 2014, 626 baleineaux sont morts dont la majorité présentaient des blessures causées par des coups de bec. Et cette mortalité ne cesse de grimper pour les petits. En effet, environs 50 d'entre eux meurent tous les ans sûrement perturbés par les attaques lors de l'allaitement. Source : Sciences et Avenir

https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/oiseaux/le-goeland-dominicain-picore-des-baleines-vivantes_102940

Etude originale publiée dans PlosOne :

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0139291

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 09:38

Pour une raison inconnue et non comprise à ce jour, les corps d'environ 5000 veaux morts-nés (immédiatement après une naissance plus ou moins nettement prématurée) d'otaries du cap, se sont échoués sur les côtes de Namibie. Voir le détail sur "StreetInsider", hier:  

https://www.streetinsider.com/Reuters/Thousands+of+dead+seal+pups+wash+ashore+in+Namibia%2C+says+conservancy+group/17468616.html

La Namibie est aujourd'hui le premier pêcheur de phocidés au monde, devant même le Canada. En 2012, 91 000 otaries du cap avaient été tuées. L'an dernier, probablement par souci d'épargner les femelles reproductrices et donc pourvoyeuses de provende, le gouvernement namibien avait autorisé la chasse de 80 000 veaux et 6000 mâles adultes. La chasse dure cinq mois par an, essentiellement sur les plages Cape Cross et Atlas Bayde.

Une colonie d'otaries du Cap sur une plage de Namibie :

Les bébés sont tués principalement pour leur fourrure, mais également pour leur graisse, qui, comme la graisse du phoque du Groenland, est vendue comme « complément alimentaire santé ». Les os seront utilisés pour les bijoux et les peaux pour fabriquer des bottes et autres articles de luxe. Et, les parties génitales des mâles adultes sont coupées pour être revendues sur le marché asiatique en produits prétendus aphrodisiaques...

Hatem Yavuz, marchand de fourrures turco-australien, bénéficie d'une exclusivité d'achat sur la peau de chaque otarie tuée. Il est connu sous le nom de "boucher de Namibie", son activité ayant d'ores et déjà entraîné la mort de centaines de milliers d'otaries. Yavuz réside en Australie et son usine de traitement de la fourrure est située en Turquie. Il contrôle 60 % du marché de la fourrure dans le monde. 

Les peaux sont expédiées de Namibie vers la Turquie où elles sont transformées et vendues à des pays tels que la Chine et la Russie.

Voir le détail de l'article d'Ophélie Bontemps, publié le 16 juillet 2019 par "notre-planete" :

https://www.notre-planete.info/actualites/3035-massacre-otaries-Namibie

Nous ignorons pour l'heure s'il y a un lien entre ces massacres de masse et le gigantesque avortement collectif qui vient de se produire (celui-ci est-il seulement en rapport avec des problèmes physiologiques inconnus  ou y a t-il  une inflexion de la psychologie collective des femelles dans le contexte qui est infligé à leur progéniture?) 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 08:44

Ceci fait suite à "Temps des Troubles" mis en ligne le 3 octobre dernier.

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/10/temps-des-troubles.html

Cet article a été actualisé au 14 octobre (voir en bas de page).

La destruction de la faune marine au sud-ouest du Kamtchatka concerne manifestement une zone beaucoup plus vaste que celle estimée préalablement. On doit notamment ajouter aux zones atteintes déjà répertoriées l'estuaire de la Nalytcheva, les baies Spassenia et Grotovaia, les environs de l'île Staritchkov, ou tout est mort entre 5 et 15m de profondeur... Les hypothèses vont bon train concernant un tel désastre, de la prolifération d'une algue toxique (ce qui n'explique rien, car cette algue, si tant est qu'elle existe, s'est forcément développée POUR UNE RAISON...), à l'éventration par usure de fûts de produits chimiques jetés au fond de la baie à l'époque soviétique, et notamment près de vingt tonnes d'Arsenic "ce qui suffirait à empoisonner tout le Pacifique Nord"... Le gouverneur de la péninsule, Vladimir Solodov, a demandé au gouvernement russe la constitution d'une enquête spécifique permettant de faire la lumière sur la question... Voir le détail dans "The Moscow Times" de ce jour :

https://www.themoscowtimes.com/2020/10/13/new-marine-animal-deaths-discovered-off-russias-kamchatka-coast-a71730

Voir aussi la mise au point détaillée de Svetlana Skarbo et Olga Gertcyk dans "The Siberian Times", aujourd'hui. Des spécialistes chinois et japonais sont appelés à la rescousse de leurs collègues russes par le Gouverneur du Kamtchatka.

https://siberiantimes.com/other/others/news/call-for-international-scientists-to-join-research-into-kamchatka-eco-disaster-amid-conflicting-theories/

Actualisation au 14 octobre :

Des pieuvres géantes mortes dont les corps ont probablement dérivé vers le sud-est sont désormais trouvées sur les côtes des Kouriles.

Cartographie de l'amplitude des dégâts au 14 octobre : 

Voir le détail dans l'article de Svetlana Skarbo et Anna Liesowska dans "The Siberian Times" :

https://siberiantimes.com/other/others/features/dead-giant-octopuses-washed-ashore-south-from-kamchtka-peninsula-on-the-kuril-islands/

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 07:01

Avec l'arrivée de l'hiver dans la taïga de l'extrême orient russe, la végétation dense estivale qui protégeait efficacement les animaux sauvages s'éclaircit et s'appauvrit, facilitant la tâche des braconniers. 

C'est pourquoi, au milieu de l'automne, les inspecteurs des groupes opérationnels de la Direction du KGBU pour la protection des animaux, végétaux et minéraux des aires protégées du territoire de Primorsky renforcent à la fois les raids et les mesures préventives. 

Au total, du début de cette année jusqu'au 10 octobre, des groupes opérationnels ont déjà mené 1945 raids environnementaux, au cours desquels 716 protocoles sur les violations des règles de chasse ont été élaborés. En outre, 32 carcasses obtenues illégalement ont été confisquées : 8 sangliers, 15 chevreuils, 7 cerfs élaphes (appartenant à une sous-espèce particulière de ces animaux) et 2 cerfs sika.  

La saisie des armes est très efficace pour marquer l'évolution de la situation dans un sens favorable. Depuis le début de l'année, 156 armes à feu de chasse ont déjà été retirées de la circulation, dont 36 à canon rayé. D'août à octobre, les inspecteurs ont saisi 33 armes illégales, dont 8 avec un canon rayé. Selon un inspecteur, chaque arme saisie représente des dizaines d'animaux sauvés de la mise à mort, particulièrement quand la confiscation est effectuée juste avant l'hiver.

L'un des raids les plus récents (effectué le 6 octobre dans un secteur du district Krasnoarmeyskiy, à partir de renseignements obtenus le 27 septembre) a permis l'arrestation d'une personne qui, en coordination avec d'autres, braconnait régulièrement, et préparait la viande des animaux abattus en la fumant ou en la cuisant en ragoût, avant de la vendre. Plusieurs armes (au moins 5) ont également été saisies, ainsi qu'un blaireau mort non encore préparé. 

La structure où les corps étaient cuisinés. Un fumoir et des boites de ragoût vides ont été trouvés sur place.

Le Blaireau :

le braconnage dans le territoire de Primorsky est combattu quotidiennement par les inspecteurs du service d'encadrement de la chasse - 10 groupes opérationnels de la Direction de la protection de la faune et des aires protégées du KGBU patrouillent les terrains de chasse de la région, qui représentent la principale aire de répartition du tigre de l'Amour, alertant, identifiant et mettant fin aux activités de chasse illégale concernant le tigre lui-même et ses proies.

Le Centre pour la réhabilitation et la réintroduction du Tigre de l'Amour a pris en charge, pour les besoins des inspecteurs, des transports spécialisés (voitures, VTT, motoneiges), imageurs thermiques, téléphones satellites et autres équipements nécessaires au travail de ceux-ci. En outre, les forces spéciales sont équipées d'une réserve de carburant, d'armes personnelles de service à canon court et semi-automatiquesavec leurs munitions.

Pour accroître l'efficacité des groupes opérationnels d'encadrement de la chasse, 10 stations scientifiques et environnementales ont été construites sur le territoire du territoire de Primorsky, où les inspecteurs peuvent se reposer entre les raids ou se mettre à l'abri des intempéries. Et le mois dernier, un complexe administratif composé d'un bâtiment administratif de deux étages, d'un garage pour 12 voitures avec un atelier et un lave-auto, ainsi qu'un hangar pour le matériel lourd a été transféré au Service de surveillance de la chasse du territoire Primorsky. Voir le détail dans "Amur Tiger Centre", ce jour :

http://amur-tiger.ru/ru/press_center/news/1498/

ОХОТНАДЗОР ПРИМОРЬЯ ОБЕЗОРУЖИВАЕТ БРАКОНЬЕРОВ ПЕРЕД «ГОРЯЧИМ СЕЗОНОМ»

Par ailleurs, dans le Nord-Est de la Chine, la population de grands félins s'est accrue au cours des 3 dernières années, avec 10 naissances chez les tigres et 7 chez les léopards.

Voir le détail dans l'article de Tian Xuefei et Zhou Huiying, correspondants du "China Daily" à Harbin, publié dans ce journal le 7 septembre dernier.

http://www.chinadaily.com.cn/a/202009/07/WS5f55f70ea310675eafc5805e.html

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 06:49

Le safari photographique des lions de Gir (Gujarat), prévu pour dans 3 jours (16 octobre) n'a suscité qu'un faible nombre de réservations ("COVID oblige"...). Les lions ne s'en plaindront probablement pas... Voir le détail dans l'article de Himanshu Kaushik et Maulik Pathak (TNN) publié avant-hier par "The Times of India" :

https://timesofindia.indiatimes.com/city/ahmedabad/lukewarm-response-to-lion-safari/articleshow/78596319.cms

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 08:08

Ceci fait suite à "Courant établi", mis en ligne le 5 avril dernier :

http://europe-tigre.over-blog.com/2020/04/courant-etabli.html

Plus de 300 000 cétacés meurent chaque année, leur décès constituant un "dommage collatéral" de la surexploitation des océans par l'industrie halieutique. Plus de la moitié des 90 espèces de ces mammifères marins sont en danger significatif d'extinction à relativement court terme (la baleine franche de l'Atlantique nord l'est, pour sa part, à court, voire très court terme, et le marsouin du golfe de Californie ("la petite vache de mer") ne finira peut-être pas l'année 2020...). Soumis à des myriades de menaces additionnelles (pollution par le plastique, perte d'habitat et de proies, changement climatique, collision avec des navires, perturbation de la communication du fait des moteurs de ces mêmes navires, etc...), plusieurs dizaines d'espèces de cétacés risquent donc de disparaître purement et simplement au cours des prochaines années ou des toutes prochaines décennies, les autres subissant dans ce même laps de temps un déclin significatif, voire considérable.

Confrontés à la tendance humaine spontanée du "trop peu, trop tard", 350 spécialistes de ces animaux, de 40 pays différents, ont cosigné une lettre appelant à une action globale et immédiate pour une protection permettant une sauvegarde effective de ces clefs-de-voûte de la cathédrale océanique pour les moyen et long terme. Voir le détail dans l'article d'Helen Briggs publié hier par "BBC News" :

https://www.bbc.com/news/science-environment-54485407 

​​​​​​​LE "WHITE WHALE STREAM"... OU NOUS SERONS TOUS PRECIPITES DANS L'ABIME...

Une grande baleine a vraisemblablement une influence sur l'atmosphère comparable à celle de 1000 arbres, selon Lindy Weilgart, chercheuse associée à l'Université de Dalhousie, collègue du spécialiste des cachalots Hal Whitehead... Voir le détail dans l'article de Haley Ryan publié ce jour par CBC :

https://www.cbc.ca/news/canada/nova-scotia/nova-scotia-scientist-highlights-what-is-lost-if-whales-go-extinct-1.5759128 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 10:13

Le système automatisé d'identification du tigre de l'Amour (SIAT) basé sur la reconnaissance des détails de la fourrure pour chaque individu, développé à la demande  et avec la participation du Centre du tigre de l'Amour, est en cours de test dans les régions de l'aire de répartition du tigre.  Le système est capable d'identifier et de conserver des enregistrements des tigres de l'Amour, ainsi que de retracer leurs liens familiaux et de déterminer les habitats individuels sur la base de photographies prises pae des "caméras-pièges".

Pour un résultat synthétique, il a été décidé d'utiliser un système  capable de mettre en évidence des «masques» dans les images (les contours des objets souhaités à attribuer à chaque pixel de la photographie d'une certaine classe) même si les objets ont des tailles différentes, au cas où plusieurs objets dans l'image se chevauchent partiellement. Après traitement, est produite une fiche d'index des tigres capturés sur le territoire, dont chacun peut être identifié par comparaison  avec les autres.

«Cette solution logicielle n'est pas seulement un système de reconnaissance des tigres, mais aussi une base de données qui vous permet de stocker une énorme quantité d'informations sur ces animaux. Compte tenu du fait que le système dispose d'un accès en ligne, nous le considérons à l'avenir comme un système unifié de stockage et de traitement des données sur le tigre de l'Amour. Après avoir terminé les tests, nous donnerons accès aux organismes spécialisés sur l'étude tous azimuts des grands félins,, ainsi qu'aux institutions du ministère russe des Ressources naturelles. Cela permettra dans un très proche avenir de créer une base de données unifiée complète des tigres de l'Amour vivant dans la partie russe de son aire de distribution », commente Sergey Aramilev, directeur général du Amur Tiger Center.

Le photomonitoring est un domaine d'étude important de la population de tigres de l'Amour dans certaines zones de son aire de répartition. Des pièges photographiques automatiques, installés dans les habitats du félin, permettent aux scientifiques d'obtenir des données non seulement sur le nombre d'individus sur le territoire, mais également des informations précieuses sur les mouvements, le comportement et le mode de vie des animaux. Ces données, à leur tour, aident les spécialistes à ajuster rapidement les mesures de protection dans un lieu spécifique.

Un réseau de photomonitoring avec le soutien du Centre du tigre de l'Amour est en cours de création dans tout le territoire du  Primorjé, qui représente une part importante de la population de tigres de l'Amour en Russie. Le Centre réapprovisionne le réseau de surveillance des parcs nationaux de la rivière Bikin et de Zov Tigra, transfère les pièges photographiques aux réserves Sikhote-Alin et Lazovsky, ainsi qu'à d'autres zones naturelles spécialement protégées d'importance régionale et fédérale.

De plus, le réseau de pièges photographiques est en constante expansion dans les habitats des tigres réintroduits dans la région autonome juive et la région de l'Amour.

Voir le détail sur "Amur Tiger Centre", ce jour :

http://amur-tiger.ru/ru/press_center/news/1497/

НЕЙРОСЕТИ НА СЛУЖБЕ АМУРСКОМУ ТИГРУ

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  • : Le retour du tigre en Europe: le blog d'Alain Sennepin
  • : Les tigres et autres grands félins sauvages ont vécu en Europe pendant la période historique.Leur retour prochain est une nécessité politique et civilisationnelle.
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